Sauver Delara Darabi
Cher(e)s ami(e)s,
C’est le cœur lourd que je vous écris ces mots : actuellement une nouvelle jeune fille iranienne innocente subit le risque imminent d’être exécutée par le régime islamique pour un crime qu’elle n’a jamais commis.
Dimanche 27 janvier 2007, le Cour Suprême d’Iran a, pour la deuxième fois, confirmé la condamnation à mort de Delara Darabi. Delara, actuellement âgée de 20 ans, risque la peine de mort par pendaison en public pour un meurtre qui a eut lieu quand elle avait 17 ans. Selon les journaux et rapports de la cour, après le meurtre d’une femme de la famille de Delara, son petit ami, Amir Hossein, alors âgé de 19 ans, a convaincu Delara de s’accuser du meurtre pour se protéger de la peine de mort. Apparemment, les deux adolescents croyaient alors que Delara ne pourrait pas être condamnée à mort parce qu’elle avait moins de 18 ans. Cette croyance s’est avérée être complètement fausse.
En contradiction complète avec les obligations tirées de la Convention Internationale des Droits Civils et Politiques et la Convention des Droits de l’Enfant, malgré l’évidence de plus en plus claire de l’innocence de Delara, malgré aussi les démentis répétés de la fille de n’avoir participé en rien à ce crime, une cour de la ville de Rasht a décrété la fille coupable sur la seule base de ses premiers aveux et l’a condamnée à mort par pendaison. Depuis qu’il est au pouvoir, le régime islamique a démontré de façon répétée son irrespect pour ses promesses faites à la communauté internationale et concernant le droit des enfants iraniens en confirmant la condamnation à mort de Delara.
Jusqu’à récemment, Delara s’est montrée être une jeune prisonnière équilibrée avec un talent remarquable pour la peinture et le dessin. Elle a utilisé ce don pour réaliser un journal intime de sa souffrance en tant qu’enfant prisonnière dans les couloirs de la mort. Dans les sombres recoin de sa cellule, Delara a réalisé une collection impressionnante de peintures qui parlent de l’horreur de la prison, de la torture, des coups, du désespoir, de la solitude et de la perte de l’innocence de l’enfance. Ce sont des images terrifiantes de l’injustice et de la brutalité. Ce sont les histoires des femmes et enfants innocents en Iran étranglés par les injustices et le régime brutal. C’est un journal intime d’une adolescente sur les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement qui, au lieu de la protéger, est son geôlier et son bourreau.
Pour se venger de l’exposition de leurs crimes horribles, les fonctionnaires du régime islamique ont retiré à Delara le seul moyen qui lui restait pour exprimer sa douleur : ils lui ont confisqué son matériel de peinture. Lorsque Delara utilisa du charbon et ce qu’elle avait sous la main pour peindre sa souffrance sur les murs de sa prison, ils ont soumis la jeune artiste (surnommée « prisonnière des couleurs ») à des formes brutales de violences physiques et psychologiques. Ils lui ont interdit complètement de peindre, et lui ont interdit toute visite et tout contact avec son avocate, si ce n’est deux appels téléphoniques brefs par mois. Ces violences furent de trop pour la jeune Delara, qui, avec sa sensibilité d’artiste, a fait apparaître toute sa douleur à la surface de sa peau.
Le 20 janvier 2007, Delara a tenté de se suicider en se coupant les veines.
Heureusement, sa compagne de cellule a découvert la tentative de suicide et a appelé à l’aide. Le corps émacié de Delara fut transporté à l’hôpital où, par ce qui tient du miracle, les docteurs purent la ranimer et la ramener à la vie. A la date de cette lettre, Delara reste en situation critique et ne pèse que 35 kilos. Sa famille et tous ses proches sont extrêmement inquiets pour sa santé, à la fois physique et psychologique.
Le cri silencieux de filles innocentes comme Delara doit arriver à la conscience de chacun d’entre nous. Nous devons exprimer notre colère, faire entendre notre rage et exprimer notre soutien à ceux qui ne peuvent pas parler eux-mêmes. Tout autre attitude signifierait être moins qu’humain.
En tant qu’humains avec une conscience et un cœur, nous le devons à la jeune Delara, nous le devons à toutes les vies innocentes menacées par la brutalité d’un sale régime. Nous le devons à l’humanité.
Merci d’exprimer votre colère et de vous lever pour les droits de cette jeune fille qui ne peut pas se lever elle-même en signant cette pétition.
Lily Mazahery, 1 février 2007
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.


C’est trop d’injustice!
Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que les gouvernements de pays dits civilisés détruisent totalement ces infâmes régimes islamistes, et poursuivent sans faiblesse ceux qui les soutiennent ?
stop lexecution sur femme ou sur homme,il y a d autre maniere de traiter les gens !
je prends juste aujourd’hui connaissance de la situation abominable de cette jeune fille . Qu’est-elle devenue ?
Delara est toujours emprisonnée. Les dernières nouvelles datent du 1 décembre 2007 où son avocate tentait une ultime démarche pour montrer que la jeune fille était innocente et faire réviser son procès.
Article en anglais :
http://www.savedelara.com/Delara+Darabi+Last+Chance.html