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Une ouvrière contrainte de se déshabiller lors d’une fouille

Une ouvrière d’une usine textile a été contrainte par des agents de sécurité de se déshabiller devant eux dans le cadre d’une fouille. La fédération des syndicats de l’industrie textile a déposé une plainte.

 

Une ouvrière, âgée d’une trentaine d’années, de l’usine de confection A.S.D., située dans la commune de Kantok, district d’Angsnoul, province de Kandal, entend bien se faire dédommager pour l’affront qu’elle estime avoir subi en début de semaine. Soupçonnée d’avoir dissimulé des vêtements volés à l’usine, elle s’est retrouvée à se déshabiller devant plusieurs membres de la sécurité alors qu’elle quittait son travail.

 

Ils l’ont fouillée deux fois. Une première fois devant une poignée de gardes de sécurité devant qui elle a dû se tenir en petite culotte. Et une deuxième fois par une femme agent de la sécurité et cette fois-ci dans une salle fermée. On l’a forcée à se déshabiller deux fois de suite, et on n’a rien trouvé sur elle. Elle demande donc à être dédommagée”, rapporte Soun Sokunthea, responsable syndicale de la Fédération des syndicats de l’industrie de la confection textile du Cambodge.
La présidente de cette fédération, Mam Nhim, a décidé mardi de porter plainte contre la direction de l’usine. “Cette action est une entrave à la liberté des ouvriers, et l’abus sexuel est impardonnable”, tranche-t-elle. Elle ajoute que la direction aurait toutefois présenté ses excuses aux ouvriers mais elle ne veut pas céder : “je veux que ce genre de comportements disparaisse complètement”.
Du côté du Gmac, l’association des patrons du textile, on défend les fouilles du personnel. “Plusieurs usines ont dû fermer leurs portes à cause de vols à répétition des habits fabriqués. La plupart des produits sont exportés mais on les retrouve sur les marchés locaux, volés à différents niveaux : par les ouvriers, le personnel de sécurité, durant le transport, etc. C’est un problème qui touche de manière importante aux intérêts des investisseurs”, relève Cheat Khémara, responsable des conflits au Gmac.
L’inspecteur de police du district, Mean Samnang, affirme avoir ouvert une enquête sur cette affaire. “J’ai déjà interrogé les ouvriers, je dois maintenant rencontrer la direction.” En théorie, le ministère de l’Emploi autorise les responsables d’usine à procéder à la fouille de leurs employés soupçonnés de vol, mais dans quelles limites?

Cambodge soir, 27 avril 2007


avril 27, 2007 - Posté par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Cambodge | | Un commentaire

Un commentaire »

  1. il y a un réel vide de la reglementation a combler.

    Comment par argentin | avril 28, 2007 | Répondre


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