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Grand Hôtel : les travailleurs exigent des indemnités de départ

Les représentants des travailleurs du « Grand Hôtel » d’Oran ont menacé, hier, de déposer un préavis de grève illimitée pour demander le versement des indemnités de départ volontaire à l’ensemble des salariés de cet établissement hôtelier.

Une AG s’est tenue, dans l’après-midi d’hier, au « Grand Hôtel » lors de laquelle les membres du conseil syndical ont sensibilisé les travailleurs sur leur droit de bénéficier du départ volontaire conformément à la convention de branche du 30 septembre 2006 signée entre Gestour et la fédération nationale du commerce et tourisme/UGTA. Les indemnités qui seront versées à l’ensemble des travailleurs seront calculées sur la base de deux mois de salaire pour chaque année d’ancienneté.


« Nous avons adressé plusieurs correspondances à Gestour pour revendiquer le versement des indemnités de départ volontaire au profit des 65 travailleurs. Mardi, nous avons reçu une réponse de Gestour dans laquelle nous avons été invités à se déplacer à Alger pour négocier sur l’avenir des travailleurs après la cession de cet hôtel par le conseil de participation de l’état (CPE) », affirme M. Belhadj, secrétaire général du conseil syndical du « Grand Hôtel ». Et d’enchaîner : « nous allons attendre la fin des négociations pour décider des mesures à prendre et au cas où les revendications des travailleurs ne sont pas satisfaites, on sera contraint de recourir à une grève illimitée ».

Les syndicalistes ont, par ailleurs, déploré que la privatisation de leur hôtel se soit déroulée sans consultation du partenaire social, ce qui constitue une violation des résolutions du conseil d’Etat N°4 et 6 du 20 juin 2004 ainsi que la résolution N°136/SG/06 relative aux appels d’offres de cessions des hôtels. Ces résolutions stipulent que le partenaire social doit être consulté dans toutes les étapes de cession des établissements hôteliers. « On n’a pas été consultés lors de la cession de l’hôtel à un investisseur privé et nous n’avons même pas été invités à la séance de l’ouverture des offres ni à l’élaboration des cahiers des charges. Aussi, on ne dispose d’aucune garantie actuellement pour le personnel », déplorent les syndicalistes. Il est à signaler que le « Grand Hôtel » d’Oran, qui fait parti du patrimoine historique de la ville, a été cédé à un investisseur algérien par le CPE après des mois de négociations. Le nouveau propriétaire s’est engagé à investir pour la restauration de cet hôtel, dont les travaux de construction avaient commencé en 1890 pour durer près de trente ans. Le Grand Hôtel n’avait ouvert ses portes qu’en 1920.

Le Quotidien, 10 mai 2007

mai 19, 2007 - Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Algérie | | Pas encore de commentaires

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