Traitement inhumain des prisonniers politiques en Corée du Nord
Le traitement des prisonniers politiques en Corée du Nord est inhumain et relève de la notion de crime contre l’humanité, selon une étude publiée lundi par une organisation américaine des droits de l’Homme.
«La répression généralisée et le système des camps de travail pour les prisonniers politiques en Corée du Nord constituent des crimes flagrants contre l’humanité tels qu’ils sont aujourd’hui définis par le droit» international, affirme l’organisation Freedom House.
Le rapport a été rédigé par David Hawk, un ancien enquêteur sur les droits de l’Homme auprès des Nations unies.
Les prisonniers qui enfreignent le règlement du camp en volant de la nourriture ou en tentant de s’évader sont exécutés par pendaison ou devant un peloton d’exécution, selon cette étude.
D’anciens détenus ayant réussi à fuir ou qui ont fait défection après leur élargissement ont raconté que certains captifs étaient obligés de profaner les cadavres, notamment à coup de pierre, pour instiller la peur et «casser» psychologiquement les prisonniers.
Ils ont également mentionné des violences sexuelles à l’égard des femmes de la part des gardiens et la privation de nourriture.
L’organisation estime jusqu’à 200 000 le nombre de personnes détenues sans procès dans ces goulags, dont Pyongyang nie l’existence.
Les prisonniers politiques, régulièrement battus et torturés, sont généralement accusés pour leur opposition présumée au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il ou à son père Kim Il-Sung, le fondateur de la Corée du Nord décédé en 1994.
AFP, 21 mai 2007
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