Les suites de la mousson font plus de 200 morts
Si la mousson est un phénomène naturelle, l’inorganisation et la misère en font une catastrophe.
Inondations, glissements de terrain, effondrements de maisons. Au moins 229 personnes sont mortes des conséquences de la mousson en Inde et au Bangladesh, selon un dernier bilan établi samedi. Dix-neuf millions d’habitants ont dû fuir leur foyer ces derniers jours.
Dans l’est de l’Uttar Pradesh, l’un des Etats indiens les plus touchés, 2 200 villages se retrouvent isolés, les routes étant submergées. Des hélicoptères y ont largué des vivres pour près de deux millions de personnes, selon Umesh Sinha, le responsable des secours.
Dans cet Etat du nord de l’Inde, de nombreux habitants ont trouvé refuge sur les toits. Par endroits, des femmes et des enfants ont été aperçus qui appelaient au secours depuis la cîme des arbres.
Mobilisations sans frontières contre les expulsions
« Expulsion sans frontières » proclamait le communiqué publié lundi 30 juillet par RESF. Mais les pays qui jouent la carte de « l’Europe-forteresse » et tentent de rejeter une partie de leurs migrants n’ont pas la partie si facile ! Ils ne peuvent mettre en œuvre cette politique qu’au mépris de droits fondamentaux et se heurtent à la détermination des étrangers menacés comme à la solidarité grandissante d’une partie de l’opinion publique.
En Belgique la mobilisation oblige les pouvoirs publics à reculer
En Belgique, la menace d’expulsion vers l’Equateur d’Ana Elisabeth Cajamarca et de sa fille Angelica, arrêtées sur dénonciation le 30 juin, a provoqué une grande émotion et des dizaines de citoyens belges se sont mobilisés sans relâche pour la libération de la fillette et sa mère. Mais c’est finalement la brutalité de la police au cours des opérations de transfert qui a conduit le tribunal de 1ère instance à ordonner leur libération. Pourtant l’Office belge des étrangers avait mis le paquet pour réussir cette expulsion, réunissant de nombreuses forces de police, jetant la maman menottée sur le plancher de la camionnette, l’y maintenant à coups de genou, tentant de lui faire avaler de force des calmants… et décidant à la dernière minute de diriger les deux expulsées vers la Hollande, afin de déjouer l’intervention possible des militants rassemblés à l’aéroport de Bruxelles-National.
Plus de 2 semaines de grève à Rhums Réunion
Cela faisait hier deux semaines de grève à Rhums Réunion. Malgré une proposition des grévistes et la participation de l’Inspection du Travail aux négociations, la situation est toujours bloquée dans cette entreprise du Groupe Quartier-Français. La grève continue au moins jusqu’à lundi. Les travailleurs sont soutenus depuis le début par la CGTR.
20 travailleurs contraints depuis 2 semaines de cesser le travail pour se faire entendre. Cela faisait 20 ans qu’une grève n’a pas eu lieu à Rhums Réunion, entreprise du Groupe Quartier-Français située au Port, mais force est de constater que le dialogue social n’est plus possible. En effet, depuis 2 semaines, les travailleurs sont en grève pour une meilleure répartition des richesses.
Double violence pour les femmes
Pour faire suite à la mise en accusation de l’une de leurs professionnelles (lire ici), les Associations de la Maison Départementale des Femmes « Louise Weiss » de Belfort, souhaitent à nouveau dénoncer les conditions des femmes immigrées victimes de violences.
Depuis plus d’un an, avec la Ligue des Droits de l’Homme et Parenthèses à la Violence, nous alertons Monsieur le Préfet et les députés du Territoire de Belfort sur la situation très préoccupante des femmes étrangères.
Nous rappelons qu’en France : 1 Femme meurt tous les 3 jours de violences dans le cercle familial et 1 autre meurt par ricochet.
(Ministère de la Cohésion Sociale et de la Parité, 2006)
Parmi les femmes victimes de violences conjugales, se trouvent de nombreuses femmes étrangères qui sont le plus souvent mariées à des Français ou des étrangers en situation régulière.
Leur vie conjugale devient progressivement un enfer car leur devenir dépend du bon vouloir de leur conjoint qui dispose d’un grand nombre de moyens de pression sur elles.
Grève à l’Hippodrome Sudbury Downs
Une soixantaine de travailleurs des restaurants, des guichets et de la piste de course de l’hippodrome Sudbury Downs sont en grève. Les employés se sont prononcés en faveur d’un débrayage vendredi après-midi à la suite de la rupture des négociations avec leur employeur.
Selon la porte-parole du syndicat qui représente les travailleurs, Shannon Fleury, les discussions achoppent, notamment, sur la question des salaires et des horaires de travail.
Délit de solidarité à Belfort
Le 16 Juillet 2007, Catherine BERNARD Assistante Sociale à Solidarité Femmes à Belfort, a été contactée sur son lieu de travail par la Police aux Frontières.
Elle a été appelée à se présenter le 17 Juillet 2007, pour clarifier la situation d’une femme immigrée victime de violences conjugales, qu’elle a rencontrée dans l’exercice normal de ses missions professionnelles (accueil, accompagnement, aide auprès de personnes victimes de violences conjugales).
Convoquée dans le cadre de l’instruction, elle se retrouve placée en garde à vue et elle découvre qu’elle est mise en cause pour le motif « d’aide au séjour irrégulier ».
Les grévistes refusent l’offre de Tropic Knits
Les négociations entre la direction et les représentants des ouvriers de Tropic Knits n’ont pas abouti. «Révisez à la hausse notre salaire de base.» C’est le slogan que les ouvriers sri-lankais ont scandé, hier, dans l’enceinte de l’usine Tropic Knits, à Quinze Cantons, Vacoas. Ils en sont à leur cinquième jour de grève.
Au nombre de 400, ces ouvriers se proposent de poursuivre leur mouvement de grève aujourd’hui. Lors des négociations hier, la direction de l’usine leur a proposé un salaire de base garanti de Rs 5 500 durant toute la durée de leur contrat. Mais les ouvriers sri-lankais ont décliné l’offre.
Ils réclament à la place un salaire de base de Rs 7 000. Ces ouvriers affirment que si la direction refuse leur offre, ils veulent être rapatriés dans leur pays moyennant compensation.
Un homme en garde à vue torturé à mort par la police
La police égyptienne a torturé à mort un homme en garde à vue dans un commissariat d’un village du delta du Nil, a-t-on confirmé hier de source proche de la sécurité à la suite de la divulgation de cet incident par la presse indépendante et d’opposition. Le ministère de l’Intérieur s’est refusé à tout commentaire, arguant que le parquet avait ouvert une enquête sur ce cas de torture dont les organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de l’homme assurent qu’il n’est pas isolé.
Des ouvriers étrangers expulsés pour avoir protesté
Vingt-quatre ouvriers asiatiques employés sur un chantier de construction à Dubaï ont été expulsés jeudi après avoir protesté pour réclamer une augmentation de salaire et refusé de reprendre le travail, rapportait hier le quotidien Gulf News.
Citant un haut responsable au ministère du Travail, le quotidien en langue anglaise mentionne que les 24 ouvriers, dont les nationalités ne sont pas précisées, font partie de près de 500 employés d’une compagnie, qui avaient entamé, fin juillet, un mouvement de protestation pour réclamer une augmentation de 300 dirhams (environ 81,6 dollars) de leur salaire, actuellement entre 500 et 700 dhs.
SFR : Chez le sous-traitant, les salariés se sentent maltraités
En grève jusqu’à lundi, les ex-salariés du service clients de SFR, à Toulouse, subissent les pressions de leur nouvel employeur, Infomobile.Il y avait eu les huissiers de justice, envoyés par SFR, pour recenser les grévistes. Puis sont arrivés les vigiles pour garantir la sécurité de la direction et des locaux. Autant de moyens d’intimidation que les responsables d’Infomobile, sous-traitant repreneur du service clients de SFR depuis avant-hier, ont su faire leurs. Ajoutant même une pointe de menace et de mépris. « Quand on ouvre son poste et que l’on voit en fond d’écran le logo Infomobile, quand toutes nos affiches ont été arrachées, on le vit comme une agression », soupire Fatna. Car la transition entre SFR et Infomobile ne s’est pas faite dans la douceur.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

