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Les suites de la mousson font plus de 200 morts

Si la mousson est un phénomène naturelle, l’inorganisation et la misère en font une catastrophe.

Inondations, glissements de terrain, effondrements de maisons. Au moins 229 personnes sont mortes des conséquences de la mousson en Inde et au Bangladesh, selon un dernier bilan établi samedi. Dix-neuf millions d’habitants ont dû fuir leur foyer ces derniers jours.

Dans l’est de l’Uttar Pradesh, l’un des Etats indiens les plus touchés, 2 200 villages se retrouvent isolés, les routes étant submergées. Des hélicoptères y ont largué des vivres pour près de deux millions de personnes, selon Umesh Sinha, le responsable des secours.

Dans cet Etat du nord de l’Inde, de nombreux habitants ont trouvé refuge sur les toits. Par endroits, des femmes et des enfants ont été aperçus qui appelaient au secours depuis la cîme des arbres.


Les inondations ont fait ces derniers jours au moins 148 morts en Inde et 81 morts au Bangladesh, d’après les bilans officiels.

La mousson, qui traverse l’Asie du Sud-Est de juin à septembre, provoque cette année des pluies plus importantes que d’habitude, selon les services météorologiques indiens.

Les fleuves Kosi, Rapti, Ghahgra et Gandak, qui dévalent l’Himalaya depuis le Népal avant d’abreuver l’Inde, sont en crue. Ils continuent de dévaster des villages des Etats de l’Uttar Pradesh et du Bihar, même si aucune averse ne s’est abattue depuis jeudi sur le versant indien de la chaîne de montagne.

Samedi, les cours d’eau amorçaient leur décrue dans l’Assam, Etat du nord-est de l’Inde. Mais aucun répit de ce type ne se dessinait en Uttar Pradesh et au Bihar.

En 1996, l’Inde et le Népal ont signé un traité pour la construction de barrages sur les fleuves les plus dangereux. Mais ces projets restent au point mort. «Le gouvernement fédéral ferme les yeux sur les inondations à répétitions dans cet Etat», déplore Mayawati, responsable politique de l’Uttar Pradesh, qui n’utilise qu’un nom.

Toujours dans cet Etat, les inondations ont aussi eu des conséquences sur les cultures. Sur 113 000 hectares de rizières, les récoltes ont été détruites, d’après Umesh Sinha.

Dans l’Assam, plusieurs rhinocéros ont fui le parc national Kaziranga. Cet espace naturel de 430 kilomètres carrés est inondé à 70%, résultat de la crue du fleuve Brahmaputra. Ces animaux ont blessé trois personnes, dont une mortellement, selon Bhumidar Barman, ministre local des Revenus.

Des travailleurs sanitaires ont été dépêchés dans les régions les plus durement touchées de l’Inde et du Bangladesh pour empêcher l’apparition des maladies qui se propagent par l’eau, comme la diarrhée, le fièvre typhoJide et le choléra.

L’année dernière, la mousson avait fait plus d’un millier de morts.

AP, 4 août 2007

août 4, 2007 - Publié par xxx | 6) Leur société, Bangladesh, Inde | | Pas de commentaire

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