Les travailleurs de Turkish Airline votent la grève
Le personnel de la compagnie aérienne Turkish Airlines (THY) a voté pour une grève réclamée par leurs syndicats afin de soutenir des revendications salariales, selon les résultats du vote rendus publics jeudi par les chaînes de télévisions.
Quelque 12.700 employés étaient appelés à se prononcer depuis lundi dans plusieurs villes de Turquie sur le déclenchement ou non d’une grève, après l’échec des négociations collectives qui durent depuis plusieurs mois entre la direction de la THY et le syndicat Hava-Is.
5.100 personnes ont dit “oui” à la grève, tandis que 4.550 autres ont dit “non”, selon les résultats non-officiels publiés par les chaînes. La convention collective concerne les pilotes, le personnel de cabine et le personnel au sol, de la première compagnie aérienne turque qui dispose d’une flotte de 98 avions, principalement des Airbus et des Boeing.
Détérioration du climat social en Algérie
Après plusieurs mois d’accalmie, les émeutes comme moyen d’expression populaire sont de retour. Mercredi dernier, les citoyens de Kherrata (Béjaïa), en colère, ont bloqué la route nationale numéro 9 qui mène vers Sétif pendant presque toute l’après-midi. Ils entendaient protester contre le manque d’eau potable. Au même moment, à Oued Ghir, toujours dans la même wilaya, la population a coupé la circulation sur la route menant vers Alger, pour exprimer sa colère contre la dégradation de ses conditions de vie.
Les deux manifestations se sont dispersées dans le calme. Elles ont clôt une semaine particulièrement mouvementée à travers tout le pays, marquée par plusieurs émeutes. Partout, les revendications sont les mêmes: manque d’eau potable, revêtement des routes, distribution contestée de logements sociaux…
Maroc : Halte au baillonement de la liberté d’expression
Condamnation inique de nos camarades Yousfi Mohamed et Aji Abderahmane à un an de prison ferme pour délit de solidarité.
Nos camarades Yousfi Mohamed secrétaire général du groupe local de Beni Mellal et son camarade Aji Abderahmane, ont été condamnés à un an de prison ferme et 500 DH d’amende aujourd’hui 9 /8/2007 lors d’une audience d’appel expéditive. C’était le sort de 8 autres militants de l’AMDH et de l’ANDCM.
Lors du premier procès du 25/07/2007, six d’entres eux avaient été acquittés (Abassi Abass, Fadel Mohamed, Aziz Timor, Aji Abderrahmane, Ismail Amrar, cherki Nabid ) , et trois avaient été condamnés à 2 mois de prison avec sursis et 500 DH d’amende (Yousfi Mohamed, Ahensal Brahim, Rabaoui Abdelkbir).
Lénine : La « culture nationale »
Ce texte de Lénine, extrait de son article Notes critiques sur la question nationale (1913), fut écrit entre autre pour répondre aux arguments du Bund (organisation ouvrière juive de Russie, Lituanie et Pologne) sur “l’autonomie culturelle nationale”. Il reste d’une brulante actualité aujourd’hui, alors que certains, y compris à l’extrême-gauche, exaltent les particularismes locaux, les nationalismes voir les régionalismes.
Comme le voit le lecteur, l’article de la Sévernaïa Pravda part d’un exemple, à savoir la question d’une langue d’Etat, pour faire ressortir le manque d’esprit de suite et l’opportunisme de la bourgeoisie libérale qui, dans la question nationale, tend la main aux féodaux et aux policiers. Chacun comprend que la bourgeoisie libérale se comporte avec non moins de traîtrise, d’hypocrisie et de stupidité (même du point de vue des intérêts du libéralisme) dans toute une série d’autres questions du même ordre.
La conclusion ? C’est que tout nationalisme bourgeois libéral corrompt profondément le milieu ouvrier et porte un immense préjudice à la cause de la liberté et à celle de la lutte de classe prolétarienne. Cela est d’autant plus dangereux que la tendance bourgeoise (et la tendance bourgeoise féodale) se camoufle sous le mot d’ordre de la « culture nationale ». Au nom de la culture nationale ‑ grand‑russe, polonaise, juive, ukrainienne, etc., ‑ les Cent‑Noirs et les cléricaux, et aussi les bourgeois de toutes les nations, accomplissent une sordide besogne réactionnaire.
Cheminots allemands interdits de grève
Le choix de la répression judiciaire contre un mouvement qui s’annonçait aussi inédit que massif.
Les attaques contre le droit de grève se suivent en Europe. Après l’offensive conduite en France par Nicolas Sarkozy pour l’instauration d’un « service minimum », c’est sur un simple arrêt de justice hier que le déclenchement imminent de la grève des cheminots allemands (voir l’Humanité d’hier) a été empêché. Le tribunal du travail de Nuremberg a interdit en référé jusqu’au 30 septembre le mouvement des conducteurs de trains et des personnels roulants qui devait commencer dans les heures qui viennent par d’importants débrayages touchant le fret avant de s’étendre lundi prochain au trafic passagers, si aucun accord n’était trouvé d’ici là, avait indiqué le syndicat GDL. Le tribunal a fondé sa décision sur le fait que l’économie allemande subirait un « énorme dommage. »
Les cheminots, qui s’étaient prononcés lundi au sein de leur organisation syndicale à plus de 95 % pour le déclenchement du mouvement, réclamaient de fortes hausses de salaire (jusqu’à 31 % d’augmentation) après plus d’une décennie d’austérité depuis le lancement du processus de privatisation du service public. Ils ont fait appel de la décision de justice et décidé de suspendre leur mouvement dans l’attente du verdict définitif du tribunal. Tout en indiquant qu’il n’était pas question de renoncer à leur droit de grève, ils maintiennent leur mobilisation et envisagent, dans l’intervalle, « d’autres formes d’action ».
Appel mondial pour la libération des syndicalistes détenus en Iran
Ce 9 août 2007, 168 millions de syndicalistes dans le monde lancent un appel mondial pour la libération immédiate et inconditionnelle de deux syndicalistes détenus et en danger en Iran.
Cette journée d’action est organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF). Elle est soutenue en Belgique par Amnesty International – Belgique Francophone, la FGTB, la CSC et la CGSLB et les autres organisations syndicales internationales basées à Bruxelles, dont l’Internationale des Travailleurs de la Chimie (ICEM) et la Confédération européenne des Syndicats (CES).
Mansour Osanloo, dirigeant du Syndicat des Chauffeurs de Bus de Téhéran et Faubourgs (Sherkat-e Vahed), a été arrêté le 10 juillet, vers 19 heures. Jeté dans une voiture banalisée et frappé par des hommes vêtus en civil, il fut détenu à la prison d’Evin (Téhéran). Il aurait été transféré le 12 juillet à la section 209 d’Evin (quartier des détenus politiques) et a depuis été mis au secret. Ses avocats sont empêchés de le contacter et ses proches craignent que son intégrité physique ait été atteinte.
Rassemblement silencieux à Amiens après la chute d’un enfant sans-papiers
Un enfant russe de 12 ans, sans-papiers, est hospitalisé dans un état très grave après être accidentellement tombé jeudi à Amiens du 4e étage de son immeuble en suivant son père qui aurait voulu fuir en descendant par les balcons alors que la police venait interpeller la famille.
Le Réseau Education sans frontières a appelé à un rassemblement silencieux ce vendredi à 10H00 dans le quartier où Ivan, un enfant russe, a été grièvement blessé. Le rassemblement est prévu rue Guynemer devant le commissariat de police du quartier où s’est déroulé le drame jeudi matin, et où avaient été convoqués quelques jours avant les parents d’Ivan, en situation irrégulière.
“Nous faisons cela pour la famille et pour les gens du quartier qui ont été marqués par cet évènement“, a déclaré Dominique Mullet de RESF.
Un enfant sans papiers fuit la police et chute du 4e étage
RESF s’alarme de «l’accélération» des procédures d’expulsion de parents d’élèves.
Un enfant russe sans papiers âgé de 12 ans se trouvait entre la vie et la mort hier soir après avoir chuté du 4e étage de son domicile, à Amiens. Il avait cherché à fuir la police venue arrêter sa famille.
Il est tombé en essayant de suivre son père qui s’enfuyait par les balcons et a été transporté dans le coma à l’hôpital de la ville. «On pense que son pronostic vital est engagé», a déclaré hier soir le procureur d’Amiens.
Arrivés en France en 2003, le père, 33 ans, et sa femme, 29 ans, avaient épuisé leurs voies de recours après avoir fait une demande d’asile politique. Ils avaient laissé sans réponse la dernière convocation de la police. Selon le procureur d’Amiens, les policiers n’avaient pas pénétré dans l’appartement au moment des faits, mais s’apprêtaient à le faire grâce à un serrurier.
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