Grève des pilotes des sociétés travaillant pour le Samu
Ce serait une première dans le ciel français. Les pilotes d’hélicoptère de sociétés privées travaillant pour le Samu – 150 à 160 professionnels en tout – sont appelés à la grève. Les syndicats CGT, SNPL (pilotes) et SNMSAC (mécaniciens au sol) ont déposé un préavis pour demain et après-demain, 15 août.
En cette saison où les pilotes sont très sollicités, notamment en montagne, particulièrement meurtrière cet été, le conflit n’empêchera toutefois aucune mission de secours, les préfets pouvant procéder à des réquisitions. Les syndicats dénoncent les conditions de travail et de rémunérations des pilotes ainsi que le sous-effectif particulièrement criant durant la période estivale.
Arcelor-Mittal : non aux licenciements !
Devant le mutisme qu’oppose la direction générale d’Arcelor-Mittal à ses revendications au sujet de la restructuration des organigrammes, le syndicat d’entreprise du complexe d’El-Hadjar se montre de plus en plus virulent.
Les représentants des travailleurs accusent ouvertement, aujourd’hui, les responsables du partenaire indien d’avoir mis en branle un plan social dont l’objectif serait de réduire les effectifs du complexe à 5 200 travailleurs avant la fin 2008. Cette information a été rendue publique, hier, par le biais d’un communiqué adressé par le syndicat à tous les organes de presse. Elle ne manquera pas d’avoir des retombées préjudiciables sur le climat déjà tendu qui prévaut au sein des usines sidérurgiques d’Arcelor-Mittal Annaba.
Sans-papiers de Lille : bientôt deux mois de grève de la faim
Evacués le 1er août, les sans-papiers errent entre commissariats et hôpitaux.
C’est un camping improvisé sous la pluie. A la sortie de la station de métro CHR-Calmette, une dizaine de sans-papiers grévistes de la faim sont couchés à même le sol, sur des couvertures empilées, bien alignés pour profiter du maigre abri qu’offre une corniche, recouverts des bâches de plastique. Au-dessus d’eux, ils ont fixé des morceaux de carton : «En grève de la faim depuis 57 jours.» A côté, des gens attendent le bus. Une passagère s’indigne : «On attend quoi ? Qu’ ils meurent ?»
Ils sont une soixantaine à avoir été expulsés de la Bourse du travail le 1er août, embarqués au centre de rétention, relâchés par les juges des libertés et de la détention, et, depuis, naviguant entre la rue, les commissariats et les hôpitaux.
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