Deux femmes soupçonnées d’homosexualité exclues de l’armée
Le motif le plus impérieux du culte actuel de la famille est sans nul doute le besoin qu’éprouve la bureaucratie d’une stable hiérarchie des rapports et d’une jeunesse disciplinée par quarante millions de foyers servant de points d’appui à l’autorité et au pouvoir.
Trotsky, La révolution trahie, 1936
Deux femmes militaires ont été exclues de l’armée népalaise, début août, après avoir été soupçonnées d’être lesbiennes. Les deux femmes ont simplement été trouvées dormant dans le même lit, sans même qu’il y ait eu de relations sexuelles avérées. La cour martiale les a exclues en retenant le motif de «manque de discipline», sans faire expressément référence à l’homosexualité, mais leurs supérieurs ont témoigné devant le tribunal en déclarant qu’ils soupçonnaient fortement les deux femmes d’être lesbiennes.
Haïti-Femmes : 155 cas de violence devant les tribunaux pour le premier semestre 2007
Pour les six premiers mois de l’année 2007, un nombre de 155 cas de violences faites aux femmes a été porté devant les tribunaux par l’organisation Kay Fanm (Maison des Femmes), rapporte cette organisation haïtienne de pression pour la promotion et la défense des droits des femmes, dans un bilan en date du 13 août 2007 communiqué à l’agence en ligne AlterPresse.
Sur les nombreux cas soumis aux instances judiciaires, une seule condamnation d’un violeur a été prononcée dans un procès déroulé le 27 juillet 2007 à Port-au-Prince.
Kenya : députés bien payés contre population affamée
A l’approche des élections législatives prévues en décembre 2007, le régime du Président kenyan Kibaki se durcit, n’hésitant pas à recourir aux force policières pour réprimer des manifestations pacifiques.
Les derniers exemples en date sont les arrestations accompagnées de violences policières, du 31 juillet et du 2 août, de quinze manifestants qui s’opposent à une proposition de loi des députés kenyans visant à s’octroyer une prime de fin de législature. Rappelons qu’au Kenya, 60% de la population vit avec moins d’un dollar par jour et que les députés kenyans comptent déjà parmi les parlementaires les mieux payés au monde avec 10 000 euros de salaire mensuel ; ce qui représente dix années de salaire de base d’un fonctionnaire kenyan.
Yvan : «La police a mis en danger la vie de cet enfant»
Bouleversée et blême, Natalia Aboueva, 29 ans, russe en situation irrégulière et mère du garçon qui a chuté du 4e étage pour échapper aux policiers venus les chercher, n’a pas dit un mot hier à la conférence de presse organisée par ses avocats, Me Jacques Vergès et Francis Lec, à Amiens, qui accusent «l’Etat d’avoir commis une faute manifeste». Son mari Andreï Demsky, 33 ans, Ukrainien, sans-papiers, baisse la tête sous sa casquette en jean, prostré. Ils vont deux fois par jour à l’hôpital voir leur fils unique, Ivan, 12 ans, victime d’un traumatisme crânien et de lésions cérébrales, toujours dans le coma. Ils gardent espoir car Ivan a ouvert les yeux. « Il est sorti de l’état critique», a dit le père.
«Bruit effrayant.» Les parents ignorent les séquelles éventuelles de sa chute «provoquée» selon Me Vergès «par l’action démesurée et disproportionnée de la police venue les arrêter» le 9 août à 7 h, sur ordre du procureur et du préfet. Sans attendre la décision du tribunal administratif qui devait se prononcer sur le recours de la famille contre un arrêté provisoire de reconduite à la frontière. «Est-ce un procédé normal d’envoyer une quinzaine de policiers au lever du jour tambouriner pendant une heure sur la porte de gens qui ne sont pas des gangsters puis essayer de la défoncer?, interroge Jacques Vergès. C e bruit épouvantable et effrayant crée forcément une panique chez cet enfant qui essaie de s’enfuir par le balcon et tombe».
Arcelor-Mittal menace de faire grève
Les salariés de l’entreprise sidérurgique Arcelor-Mittal d’Al-Hadjar, dans la banlieue d’Annaba (est) menacent de se mettre en “grève illimitée” à partir du 22 août.
“Le syndicat ne rompt pas le dialogue et se tient disposé à répondre à toute sollicitation de l’employeur pour entamer des négociations“, indique un communiqué syndical publié aujourd’hui. Il affirme son intention de déclencher une “grève illimité” dès mercredi prochain si les négociations n’aboutissent pas.
Les négociations entamées le 9 août ont repris hier soir après l’échec d’un premier round de discussions.
Les syndicats veulent négocier notamment sur les retraites, la sous-traitance, les emplois en contrats à durée déterminée.
Les sans-papiers de Lille poursuivent leur grève de la faim
Les sans-papiers de Lille ont refusé les propositions du préfet du Nord visant à mettre un terme à la grève de la faim qu’ils observent depuis plusieurs semaines et poursuivent leur action.
Dans un communiqué, le comité des sans-papiers CSP59 récuse notamment la médiation de six associations de solidarité et “l’établissement d’une liste de 150 noms pour un examen de situation au cas par cas.“
“Nous, sans papiers grévistes de la faim n’avons donné mandat qu’au CSP59 de négocier une sortie de crise fondée sur notre régularisation“, précise-t-il.
Le projet d’accord soutenu par Emmaüs et la Cimade, notamment, prévoit, outre l’engagement d’examiner la situation de 150 personnes, la délivrance d’un document permettant aux sans-papiers de circuler librement dans l’attente de l’examen de leurs dossiers.
Lubumbashi : grève à l’OVD
Les travailleurs de cette entreprise de l’Etat accusent le comité de gestion d’avoir détourné leur paie et revendiquent le paiement de leurs arriérés de salaire. Le directeur provincial de l’office des voiries et drainage du Katanga répond qu’il y a pas détournement de salaire mais un retard dans le payement, rapporte radiookapi.net
Ils étaient près de 80 à manifester. Parmi eux, les cantonniers et les agents des bureaux. Ils ont brûlé des pneus dans l’enceinte de leur direction générale et ont scellé les bureaux pour manifester leur mécontentement. Après cette action, ils se sont dirigés au gouvernorat de province et au parlement provincial du Katanga où ils ont déposé leur mémo.
Au moins 200 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées dans les quatre attentats aux camions piégés qui se sont produits dans le nord de l’Irak, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par un responsable local.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

