Belleville mobilisée pour Ivan
Plusieurs centaines de personnes réunies, mardi à Paris.
Le rendez-vous était fixé à 18 h 30, station Belleville (19e arrondissement de Paris). Dès 17 h 45, plusieurs dizaines de personnes sont déjà présentes. Les conversations tournent autour d’Ivan, l’enfant d’Amiens toujours dans un état critique après avoir sauté du 4e étage, jeudi dernier, en tentant d’échapper à la police. Le rassemblement de ce mardi, organisé par le Réseau Éducation sans frontières (RESF), lui est dédié.
Les événements de ces derniers jours, marqués par ce drame et les grèves de la faim à Lille, semblent avoir fait réagir associatifs, élus et simples citoyens : « Il y a vraiment plus de monde que d’habitude. C’est un rassemblement qui est animé, motivé, engagé. Avec des sans-papiers qui prennent en main leur propre lutte », se réjouit Françoise Galland, maire adjointe (Verts) du 20e arrondissement.
La loi sur le service minimum reste inutile, inefficace et dangereuse
Le Conseil Constitutionnel vient de valider sans modification, ni réserve, la loi sur le « service minimum » dans les transports terrestres de voyageurs. Pour justifier sa décision, il estime que la loi assure un équilibre entre le principe constitutionnel de liberté du droit de grève et celui de continuité du service public.
La CGT maintient son désaccord avec cette appréciation.
S’il leur avait fallu respecter les délais que la nouvelle loi leur impose pour organiser une grève, les salariés des entreprises de transports publics et privés auraient été empêchés de participer aux mouvements revendicatifs sur la réforme des retraites de 2003 ou sur l’abrogation du CPE de 2006.
Cela confirme le risque que le gouvernement prépare, au nom de la continuité du service public, une offensive contre les acquis sociaux, en tentant au préalable d’affaiblir les moyens d’intervention de tous les salariés.
En Égypte, les « assoiffés » se révoltent
L’Égypte, dont les besoins en eau sont pourtant couverts à plus de 95 % par le Nil, vit depuis plusieurs semaines une crise due à la pénurie d’eau potable, mal vécue par les « assoiffés » qui mettent les autorités en accusation.
L’été a été marqué par des manifestations et des sit-in d’Égyptiens privés d’eau à travers le pays et des dizaines d’entre eux ont été blessés lors de heurts avec les forces de l’ordre. Selon des estimations officielles, l’Égypte, pays arabe le plus peuplé avec 76 millions d’habitants, accuse un déficit de quelque 20 milliards de m3 d’eau par an. L’agriculture consomme à elle seule plus de 80 % de l’eau douce.
Les femmes manifestent pour 50 sièges au Parlement
Plusieurs centaines de Kényanes ont manifesté mercredi dans le centre-ville de Nairobi et remis au Parlement une pétition ayant recueilli un million de signatures pour réclamer que 50 sièges soient réservés aux femmes au Parlement kényan. Dans une ambiance festive, environ 700 femmes, originaires des 8 provinces du Kenya, ont défilé dans le centre de la capitale kényane, arborant des tee-shirts rouges où s’inscrivait en blanc « Dites “oui” à 50 sièges pour les femmes au Parlement » et entonnant des slogans, comme « Les femmes ne dorment pas, elles continuent à se battre ».
Luxembourg : “Les uns partent en vacances, les autres sont jetés dehors”
L’association des étudiants luxembourgeois UNEL, les Jonk Gréng et le Groupe Migration ont organisé, hier après-midi devant le ministère des Affaires étrangères et de l’Immigration, un piquet de protestation contre l’expulsion forcée de familles vers le Kosovo et la Bosnie-et-Herzégovine.
«Déi eng fléien an d’Vakanz, an déi aner fléie raus», les uns partent en vacances, les autres sont jetés dehors. C’est ce que scandent les quelque dix-sept manifestants qui se sont rassemblés sur la place Clairefontaine, en se référant aux onze ressortissants d’Ex-Yougoslavie qui ont été expulsés de force le 10 août dernier. Selon eux, près de 50 policiers auraient été mobilisés pour rapatrier de force ces familles. Une affirmation qui a été fermement contestée par le ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration.
Colère populaire contre les mollahs au Kurdistan

Selon des informations venues de la ville de Baneh dans la province du Kurdistan d’Iran, la colère populaire a éclaté après la mort de trois jeunes abattus dans leur véhicule par les forces de sécurité dimanche 12 aout dans la soirée. Apprenant la nouvelle, la population est descendue dans la rue, a incendié des véhicules des forces de l’ordre, des postes de police et le poste de quarantaine vétérinaire de la région. Les émeutes ont duré lendemain et les tensions ont persisté durant la semaine.Lorsque le commissariat s’est embrasé, les émeutiers ont empêché les pompiers d’intervenir en bloquant les rues et en brisant les vitres des véhicules.
Les informations indiquent que Djafar Habib Zadeh, le gouverneur de la ville, voulait se rendre au bourg de Sabadlou. Effrayé par la colère des habitants, il a fait demi tour au milieu du trajet.
Pendant ce temps des affrontements éclataient dans la ville de Baneh où les habitants se battaient contre les forces répressives à coups de bâtons et de pierres.
Sans-papiers de Lille : Dans le Nord, « la lutte paie »
Avec « 40 % de régularisations », le mouvement lillois se targue de résultats inégalés en France. Le fruit d’un combat unitaire.
Les sans-papiers du Nord ont une devise : « La lutte paie ». Et ils en savent quelque chose… Depuis la création du Comité des sans-papiers (CSP) en 1996, 7 000 ont obtenu des papiers. Les chiffres sont impressionnants : « Nous avons une moyenne de 40 % de régularisations dans le Nord, contre 1 % à 5 % dans les autres préfectures », assure Roland Diagne, porte-parole du CSP 59. Cette exception est le fruit d’une lutte organisée et collective, dans une région déjà fortement engagée. « Il existe une tradition de lutte sociale et de l’immigration dans le Nord, rappelle Louisette Faréniaux, présidente du MRAP de Lille et soutien des sans-papiers. On se souvient de la grève des mineurs marocains en 1987. La force des sans-papiers, c’est leur capacité à faire le lien avec d’autres fronts des luttes sociales : les sans-logis, le droit au travail, les étudiants… »
La lutte des sans-papiers s’organise en 1996, lors de la première grève de la faim. Treize Guinéens, parents d’enfants français, jeûnent pendant dix-neuf jours. Ils obtiennent des cartes de séjour de dix ans. Le 17 août suivant, le Comité des sans-papiers de Lille est créé. Quelques jours plus tard, leur première manifestation réunit 5 000 personnes dans les rues de Lille en solidarité avec les sans-papiers de Saint-Bernard. Pour exemple de leur détermination : tous les mercredis soirs, depuis onze ans, les sans-papiers défilent dans les rues de Lille.
Grève des enseignants à l’université de Bangui
Les enseignants de l’Université de Bangui (UB) ont entamé jeudi une grève de trois jours pour réclamer du gouvernement le paiement des frais de vacation et de direction des mémoires qui s’élèvent à 400 millions de F CFA, a constaté APA surplace.
“Toutes les négociations avec les autorités ont échoué car il n’y a aucune solution à nos problèmes relatifs aux frais de vacation et des mémoires, ce qui nous amène à avoir recours à la dernière voie qui est la grève”, a déclaré jeudi à APA, M. Thierry Zouma, président du Collectif des enseignants du supérieur.
“Si aucune suite favorable n’est donnée à nos revendications dans les trois jours, la grève sera renouvelée et cette fois-ci pour une durée indéterminée”, a ajouté M. Zouma.
Plus de 150 écoles ont été incendiées. Au moins 20 professeurs ont été assassinés. La culture de l’opium a augmenté de 60% en un an. Une femme sur deux se dit encore victime de violence. Et il reste encore huit millions de mines enfouies dans le sol qui peuvent exploser à tout moment.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

