Taslima Nasreen risque la prison !
La persécution continue pour Taslima Nasreen. Elle risque jusqu’à trois ans de prison, d’après le code pénal indien, pour « avoir attisé la discorde, la haine et la malveillance » entre des groupes religieux (sic ! ce que Taslima n’a jamais fait bien sûr !). La semaine dernière, l’écrivain bangladaise, assistait à la réception de lancement de l’un de ses livres traduits au club de la presse de la ville Hyderabad, quand 60 partisans du parti intégriste Majlis-e-lttehadul-Muslimeen l’ont publiquement attaquée. En quelques minutes, des éléments de décoration et autres, servaient de projectiles aux islamistes. Bouquets de fleurs, vases, cartables ont été jetés à la figure de la romancière. Ils ont également tenté de la frapper avec des chaises. Taslima Nasreen, choquée par cette violence, a été évacuée des lieux. Bilan : quelques bleus pour l’écrivaine et de légères blessures pour un de ses accompagnateurs.
Niger : Sous la férule d’Areva
Le bras de fer qui opposait le gouvernement nigérien à Areva s’est conclu par un accord moins favorable que le précédent pour la multinationale française. Areva paiera 61 euros au lieu de 42 le kilo d’uranium, un peu plus cher donc, mais toujours très en dessous des cours mondiaux. Areva perd son monopole d’exploitation des mines nigériennes, laissant au gouvernement du pays la possibilité de vendre pour son propre compte une partie de l’uranium au prix des cours mondiaux.
Ancienne colonie française, le Niger est classé parmi les pays les plus pauvres du monde par les Nations unies ; un des pays les plus exploités du monde devrait-on plutôt dire. Areva, constructeur de centrales nucléaires, y exploite deux mines, dont il tire entre le tiers et la moitié de ses besoins.
Une expulsion avortée grâce aux passagers
Deux sans-papiers qui devaient être expulsés vers Lomé, au Togo, ont obtenu un répit grâce à la solidarité d’une partie des passagers du vol d’Air France. Cette procédure d’expulsion, en voie de banalisation, devient vite insupportable, inacceptable lorsque on se retrouve embarqué dans cette galère peu reluisante. C’était mon cas, et voici mon témoignage.
Aéroport Charles de Gaulle, terminal 2C. Vol AF848 en partance pour Lomé, 13h20 le jeudi 16 août. Pour une fois il fait beau à Paris, et là où l’on va le soleil nous attend, vacances! Ce vol d’Air France à destination du Togo est quasiment complet, beaucoup d’entre nous profitent de l’été pour rendre visite à la famille.
Mais lorsqu’on monte dans l’avion, notre humeur de vacanciers est vite plombée: place à la violence policière propre à la politique menée depuis quelques années par le ministère français de l’Intérieur en matière de reconduite à la frontière des sans-papiers. Car pour tous ceux qui sont placés à l’arrière de l’appareil, après le sourire des hôtesses, ce sont des cris sourds, des grognements qui nous accueillent. Des plaintes qui proviennent des dernières rangées du milieu.
Contre les publicités qui encouragent le trafic d’êtres humains
La Task Force on Human Trafficking, une organisation de lutte contre le trafic d’êtres humains, a organisé hier des manifestations devant les locaux des grands quotidiens israéliens (Haaretz, Yediot Aharonot et Maariv) afin de dénoncer la publication de publicités encourageant le trafic d’êtres humains.
Les publicités en question offrent les services de prostituées et proposent aux femmes de travailler comme péripatéticiennes en Israël ou à l’étranger.
La pauvreté en Cisjordanie transforme les enfants en mendiants
Pour Issa, 15 ans, les jours d’été commencent quand le soleil se lève au-dessus d’une colline du nord d’Israel, brillant sur une décharge à ordures, un champ épineux et puis sur le matelas sale qu’est son lit.
Issa fait partie des centaines d’enfants palestiniens qui s’infiltrent clandestinement en Israel pour y travailler : ils vendent à la criée ou mendient aux carrefours.
La barrière massive composée de murs et de clotures d’Israel qui le sépare de la Cisjordanie a rendu plus difficile l’entrée en Israel pour les travailleurs adultes, donc les familles ruinées par la pauvreté envoient de plus en plus leurs enfants à leur place.
Des enfants, n’ayant parfois pas plus de 3 ans, restent pendant des heures aux feux de circulation, sous la pluie ou sous un soleil de plomb. Ils mendient de l’argent ou vendent des briquets et des batteries.
La nuit, ils dorment dans des champs, des cimetières, des mosquées, des canalisations ou dans les rues. Leurs gains sont souvent pris par des voleurs ou des intermédiaires louches, et certains sont abusés sexuellement ou obligés de vendre de la drogue.
Répression politique à Saint-Jérôme
Samedi le 11 août 2007 : La police de Saint-Jérôme a procédé cet après-midi à des arrestations massives lors d’une manifestation organisée par la section locale du Parti communiste révolutionnaire. Annoncée depuis déjà plusieurs semaines, la manifestation visait à promouvoir le socialisme et inciter les prolétaires de Saint-Jérôme à s’organiser pour la révolution.
Dès 13h00, la cinquantaine de manifestantes et manifestants se sont rassembléEs comme prévu au Carré Curé-Labelle. Des membres du corps policier de Saint-Jérôme sont venus les avertir qu’ils « respecteraient leur droit de manifester à condition qu’ils restent dans le parc ou sur les trottoirs » : aussi bien dire que leur idée était déjà faite et qu’il n’était pas question, pour eux, de tolérer qu’une manifestation se déroule dans les rues de Saint-Jérôme (cela, même si dans l’état actuel du droit au Canada, le droit de manifester est reconnu dans la constitution).
Pour la liberté d’expression au Maroc !
SNPM et ONG des droits humains contre le verdict de première instance
Huit mois de prison ferme pour le journaliste d’Al Watan Al An Mustapha Hormatollah. Six mois de prison avec sursis pour son directeur de publication Abderrahim Ariri et une amende de 1000 dh chacun. Tel est le verdict prononcé mercredi par le tribunal de première instance de Casablanca. Depuis 2003, aucun journaliste n’a été condamné à une peine de prison ferme au Maroc.
Après cette sentence, les réactions se sont multipliées. Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) était le premier à manifester sa colère et son indignation. La corporation des journalistes a récusé ce jugement qui présente, selon elle, une “menace contre tous les autres journalistes pour qu’ils ne s’acquittent pas de leur devoir d’investigation sur les informations et données” relatives à la chose publique.
Avec Lula, les riches encore plus riches
Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Brésil offre des contrastes violents entre riches et pauvres. Mais ils se sont encore accentués depuis que Lula est arrivé à la présidence début 2003.
Les affaires sont florissantes. Profitant de taux d’intérêts longtemps proches de 18 %, les grandes banques Bradesco, Itau et Banco do Brasil sont les championnes du profit, dépassées seulement par la compagnie pétrolière Petrobras. Chouchoutés par l’État, présentés comme des exemples par Lula, les grands secteurs exportateurs (soja, canne à sucre, viande, minerais) n’ont jamais fait autant de bénéfices. L’indice Bovespa de la Bourse de Sao Paulo (l’équivalent du CAC 40) a progressé de 40 % en 2006.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

