Financement de la Sécurité sociale : pour combler le déficit, l’argent existe
Au moment où le gouvernement stigmatise une fois de plus le déficit de la Sécurité sociale, le rapport annuel de la Cour des comptes qui lui est consacré évalue le manque à gagner pour celle-ci dû aux « multiples exonérations, abattements, déductions et réductions » appliqués aux cotisations sociales ou aux impôts affectés à la Sécurité sociale.
La Cour n’hésite pas à épingler jusqu’aux tickets restaurants distribués par les entreprises ou les arbres de Noël des Comités d’entreprise, ou encore les indemnités de licenciement, pourtant exonérées à juste titre puisqu’elles sont assimilées à des dommages et intérêts ; mais le rapport prouve aussi qu’il y aurait moyen de combler le trou de la Sécurité sociale sans s’attaquer une fois de plus aux salariés ou aux malades.
La Cour a en effet calculé que la perte de recettes de la Sécurité sociale liée aux exonérations concernant les stock-options et les distributions d’actions gratuites dans les grandes entreprises s’est montée en 2005 à 3 milliards d’euros. Ces distributions d’actions de l’entreprise, gratuitement ou à des conditions avantageuses, sont devenues à la mode car elles permettent de récompenser les hauts cadres pour services rendus et de les intéresser aux bons résultats de l’entreprise, tout en échappant aux cotisations patronales. Si ces revenus étaient taxés comme les salaires, puisqu’il s’agit bien d’un salaire déguisé, et non pas comme des revenus financiers, ils permettraient de boucher le tiers du trou de la Sécurité sociale.
Ruiner les pays pauvres : un job lucratif !
Ainsi, Dominique Strauss-Kahn, membre éminent du parti socialiste français, ex-candidat à la candidature présidentielle, ancien ministre, a été désigné directeur du FMI par les grandes puissances qui pillent la planète.
Le FMI – fonds monétaire international – est cet organisme mondial au service exclusif, sourcilleux et même dogmatique du libéralisme capitaliste qui a fait des ravages sociaux et économiques dans de multiples pays, notamment en Afrique ou en Amérique Latine.
Utilisant le chantage au rééchelonnement de la dette des pays pauvres, il contraint leurs gouvernements à appliquer des « politiques d’ajustement structurel » : réduction des dépenses sociales, licenciements massifs de fonctionnaires, privatisation des services publics et des ressources naturelles au profit des multinationales occidentales, dislocation des systèmes de retraites, attaques massives contre les salaires et les acquis sociaux des couches populaires, etc.
Nouvelle journée de manifestations et de répression
Les forces de sécurité birmanes ont dispersé une nouvelle manifestation à coups de matraque et de tirs de sommation.
Les forces de sécurité birmanes ont chargé, samedi 29 septembre, à coups de matraque quelques centaines de manifestants à Rangoun, procédant à des tirs de sommation et à des arrestations, ont indiqué des témoins.
Arrestations de protestataires
Environ 500 manifestants s’étaient rassemblés près du marché Bogyoke Aung San, également connu sous le nom du marché Scott. Ils se sont dispersés quand les forces de sécurité ont tiré en l’air. Des protestataires ont été arrêtés, ont indiqué ces sources. Une centaine d’autres manifestants avaient bravé une interdiction de rassemblement et s’étaient regroupés près du pont Pansoedan où ils s’étaient mis à applaudir, ont raconté ces sources.
Sans-papiers = sans cantine
Le maire de la commune de Digoin (Saône-et-Loire) a reçu leur mère et est revenu sur sa décision.
La mairie de Digoin (Saône-et-Loire) a indiqué cet après-midi qu’elle levait l’interdiction d’accès à la cantine de Gracia et Beni Mayuma, deux enfants de 5 et 3 ans, qui étaient sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, la situation de leur mère étant en cours de régularisation.
La décision du maire UMP Maxime Castagna a été prise à l’issue d’un entretien à l’hôtel de ville en début d’après-midi avec la mère des enfants de nationalité congolaise.
Sans-papiers en grève de la faim
Belgique : 32 personnes sans papiers de différentes nationalités ont entamé le 19 septembre une grève de la faim
Sans gouvernement et faute de critères de régularisation l’Etat belge, son ministère de l’intérieur et son office continuent leur « travail » : arrestations et rafles, enfermements et expulsions de personnes « pas d’ici », qui pourtant ne demandent qu’à pouvoir participer et contribuer positivement au développement de ce pays. Une centaine de Sans Papiers se réunissent depuis 5 mois et ont fondé le Collectif des Sans Papiers en Lutte. Ils sont en Belgique depuis en moyenne 7 ans. La majorité ont fait une demande de régularisation et certains ont reçu un ordre de quitter le territoire.
La commune de Saint Josse a mis le 15 septembre à la disposition de ces militants un local qui leur permettra d’organiser des activités en vue de demander une nouvelle fois aux partis politiques que le prochain gouvernement adopte une solution pour l’ensemble des sans-papiers vivant en Belgique. Cette présence au stade communal aura pour objectif, à court terme, d’obtenir une négociation avec l’Office des Etrangers pour trouver une solution immédiate pour tous les dossiers en cours de régularisation.
24 supermarchés GB en grève sur un total de 78
Vingt-quatre supermarchés GB sur 78 étaient en grève, samedi à la mi-journée, précisait la direction de Carrefour Belgium. Les syndicats se déclaraient satisfaits du suivi de l’action.
C’est en Wallonie que le mot d’ordre de grève a été le plus suivi, avec 17 Super GB fermés sur 19. Seuls les magasins de Rixensart et Jodoigne ont ouvert leurs portes. Certains hypermarchés ont par ailleurs organisé des assemblées du personnel et ont ouvert leurs portes avec une heure de retard.
Trois semaines de grève à la mine de QIT-Fer et Titane
La grève, qui sévit depuis plus de trois semaines à la mine à ciel ouvert Tio de QIT-Fer et Titane, au nord-est de Havre-Saint-Pierre, filiale de Rio Tinto, n’a pas encore de répercussions directes sur les opérations du complexe métallurgique de QIT à Sorel-Tracy, mais si la grève persiste encore plusieurs semaines, la situation pourrait être toute autre. Cette mine est le plus grand gisement d’ilménite massive au monde, la matière première nécessaire aux opérations quotidiennes de l’usine de transformation située la route Marie-Victorin.
Rejointe vendredi après-midi par le Journal, la conseillère aux communications internes chez QIT-Fer et Titane à Sorel-Tracy, Chantal Capistran, a d’abord précisé que les 1 500 employés de l’usine de QIT ont été avisés par lettre de la grève qui sévissait à Havre-Saint-Pierre. On les a aussi informés et rassurés que la priorité des dirigeants de l’entreprise étaient de s’assurer que la production continue se poursuive malgré la grève. Elle n’a toutefois pas voulu nous dire combien de temps pouvait fonctionner l’usine sans être approvisionnée en matière première provenant de Havre-Saint-Pierre, ni la quantité de matière première entreposée sur le site de l’usine. Ces données sont confidentielles, a-t-elle dit. On ne veut les rendre publiques chez QIT afin de ne pas donner de «munitions additionnelles» aux syndiqués dans ce conflit.
Arabie Saoudite : Pour le droit de conduire
Une première en Arabie saoudite: un groupe de femmes a récemment pétitionné le roi Abdallah pour obtenir le droit de conduire une automobile. Le «Comité des demandeuses du droit des femmes de conduire une automobile» a soutenu auprès du roi que la revendication était purement sociale et qu’elle n’avait, en conséquence, ni dimension politique ni dimension religieuse.
Il leur faut en effet y mettre les formes. Qu’il soit, en 2007, toujours interdit aux femmes en Arabie saoudite de conduire une voiture constitue, vu de Montréal, l’exemple d’un ahurissant retard sur la modernité la plus élémentaire et d’une atteinte à l’égalité des sexes tellement grossière qu’elle laisse pantois. Pour les tout-puissants oulémas, garants de la loi islamique, sinon pour une majorité de Saoudiens, cette revendication attaque au contraire les prescriptions de l’islam et représente une importation occidentalo-libérale tout à fait incompatible avec un ordre religieux fondé sur la séparation des hommes et des femmes dans la vie publique.
Suisse : vers la grève des ouvriers du bâtiment ?
Dès lundi, les quelque 80′000 travailleurs du secteur principal de la construction se retrouvent sans convention collective de travail nationale (CN). Une discussion entre patrons et syndicats est encore agendée au 4 octobre, mais un déblocage paraît utopique.
La CN 06 en vigueur jusqu’ici avait été résiliée au 30 septembre par la Société suisse des entrepreneurs (SSE) en mai dernier. Par cet acte, elle avait dit vouloir mettre un point final aux négociations avec les syndicats, entamées un an plus tôt. Depuis, ceux-ci et les patrons se renvoient mutuellement la responsabilité du vide conventionnel.
Le cas avait déjà failli se produire dans la construction en 2000. La dénonciation était cette fois venue des syndicats, suite au refus de la base de la SSE -souvent de petits entrepreneurs- d’avaliser un accord salarial pourtant négocié et accepté par ses représentants.
Pakistan : Répression de la manifestation des avocats
La police a dispersé samedi à coups de matraque et de grenades lacrymogènes une manifestation de plusieurs centaines d’avocats qui protestaient contre la candidature du chef de l’Etat Pervez Musharraf à la présidentielle du 6 octobre, ont rapporté des journalistes de l’AFP.
Une vingtaine d’avocats ont été blessés et une vingtaine interpellés. Au moins deux d’entre eux, ainsi qu’un journaliste, présentaient des blessures sanguinolentes à la tête.
Les avocats, qui sont à la pointe de la contestation à laquelle fait face depuis six mois le général Musharraf, voulaient se rendre devant le siège de la commission électorale, en plein centre d’Islamabad, qui examinait les candidatures au scrutin présidentiel. Elle a approuvé dans l’après-midi celle du président sortant et de deux rivaux.
Mais la police en tenue anti-émeutes, massivement déployée, avait bouclé le quartier et a chargé les manifestants, qui hurlaient en anglais “Va-t’en, Musharraf, va-t’en !“
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

