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Mèches Darling : 600 travailleurs licenciés

La direction des Mèches Darling n’y est pas allée de main morte pour sévir contre les grévistes de la boîte. Ce sont, en effet, six cents travailleurs qui ont été licenciés. Et après cette mesure collective, la direction opte pour la stratégie du ‘motus, bouche cousue’.

Silence, on licencie ! Le mot d’ordre semble, ainsi, lâché par la direction générale des mèches Darling qui a licencié hier, plus de 600 travailleurs de la société. Le ton est donné dès le seuil de la boîte. En effet, devant le portail, une note de service relative à ce licenciement est placardée. Sur cette note, on peut lire que ‘la direction informe l’ensemble du personnel, permanents et contractuels que, suite au mouvement de grève illégal ayant paralysé l’entreprise, un licenciement collectif a été décidé. Les lettres de licenciement sont mises à disposition au service des ressources humaines’. Juste à côté, une autre note publie une liste de 67 personnes reconduites.

Pourquoi elles l’ont été ? Motus et bouche cousue ! Plusieurs d’entre ces ‘repêchés’ ont préféré rester à côté de leurs camarades. ‘En pareil cas, accepter de telles propositions est synonyme de trahison. Il vaut mieux mourir que de trahir ses camarades’, lance l’un des reconduits.

A Darling, la contestation semble bannie du vocabulaire de la direction.

Quiconque ose élever s’attire les foudres de la direction, nous confient les travailleurs. Alors, toute tête de contestataires qui émerge est coupée et toute autre qui la remplace subit le même sort.


Tout a commencé le jeudi 6 septembre dernier quand les travailleurs ont arboré des brassards rouges pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Ils ont multiplié les acrobaties pour rencontrer la direction, en vain. ‘N’empêche, nous venions travailler chaque jour jusqu’à ce que le directeur de l’entreprise, Gassan Obala, licencie le mardi dernier 200 journaliers. Aujourd’hui il est passé à la vitesse supérieure et a licencié tout le monde’, a expliqué le délégué du personnel, Ndiaga Ndoye.

Les travailleurs réclament leurs anciennetés supprimées depuis l’an 2000.

Pourtant parmi eux, confie Ndiaga Ndoye, plusieurs ont passé 20 années de leur vie à servir l’entreprise. Pire, certains, malgré plus d’une vingtaine d’années de service, disposent toujours du statut de journalier, selon les travailleurs.

La classification des postes de travail également est réclamée par les travailleurs qui estiment que le nom générique d’ouvrier, qui leur est toujours servi, commence à les lasser. Les 9 heures de travail à abattre par jour alors que sur les salaires 8 heures seulement apparaissent est également un des points revendiqués. Ensuite arrive la hausse des salaires, qui varient entre 12 et 64 mille francs, tant réclamée par ces travailleurs.

Ces travailleurs qui ne comprennent toujours pas les motivations de la décision de licenciement collectif affirment n’avoir réclamé qu’une rencontre avec la direction pour trouver solution à leurs problèmes. Et le sort qui leur a été réservé à l’arrivée n’ébranle en rien leur détermination à rompre avec le traitement dont ils font l’objet. ‘Nous avons le droit de contester en arborant des brassards rouges. Nous saisirons qui de droit pour défendre notre cause. Cela ne se passera pas comme ça. On s’est sacrifié pour cette entreprise qui, à ses débuts, ne signifiait rien mais grâce à nous constitue aujourd’hui un fleuron de l’industrie sénégalaise’, martèlent ces artisans de la mèche.

…la direction s’emmure derrière un silence de cimetière

Nous avons cherché à rencontrer les membres de la direction des Mèches Darling afin de recueillir leur version. Sans succès ! Ordre a été donné à la sécurité de ne laisser entrer personne, ‘surtout pas les journalistes’, nous explique un agent de sécurité en faction devant l’entreprise. Que cherche-t-on à cacher de si confidentiel ? L’avenir le dira.

Walf Fadjiri, 13 septembre 2007

septembre 13, 2007 - Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, Sénégal | | 3 commentaires

3 commentaires »

  1. [...] jobben om de böjde sig i förhandlingarna, men de vägrar. En av dessa arbetare säger till en fransk klasskampsblogg att ”i en sån här situation är ett sådant erbjudande ett rent svek. De är bättre att dö än [...]

    Ping par Kolla! » Klasskampsfragment från Senegal | septembre 17, 2007 | Répondre

  2. c’est immorale et dénuer de sense.. l’etat dois réagire, car de tel pratique sont intolérable…

    Commentaire par blackwolof | décembre 7, 2007 | Répondre

  3. Bjr je vous demende l’information des mèches les prix et minimomes qu’il feu pour la spèditioner et je veux aussi ce corresponder avec vous sil plait merçi

    Commentaire par Frères Badji snc | septembre 11, 2008 | Répondre


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