Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Sans-papiers = sans cantine

Le maire de la commune de Digoin (Saône-et-Loire) a reçu leur mère et est revenu sur sa décision.

La mairie de Digoin (Saône-et-Loire) a indiqué cet après-midi qu’elle levait l’interdiction d’accès à la cantine de Gracia et Beni Mayuma, deux enfants de 5 et 3 ans, qui étaient sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, la situation de leur mère étant en cours de régularisation.

La décision du maire UMP Maxime Castagna a été prise à l’issue d’un entretien à l’hôtel de ville en début d’après-midi avec la mère des enfants de nationalité congolaise.


Celle-ci lui a indiqué disposer d’une autorisation provisoire de séjour et de garants pour le paiement de la cantine pendant la durée de l’année scolaire“, précise la mairie. “Le maire de Digoin a donc décidé d’autoriser l’accès de Gracia et Béni à la restauration scolaire, à compter du Lundi 1er Octobre“.

C’est quoi cette histoire ?

Deux enfants de 5 et 3 ans, sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, se sont vu interdire hier l’accès à la cantine de leur maternelle, le maire UMP de Digoin (Saône-et-Loire) Maxime Castagna ne souhaitant pas “se mettre en travers” de la justice.

Gracia et Béni Mayuma ont été invités à manger par des parents d’élèves furieux de la décision du maire. Ils avaient organisé hier une manifestation devant l’école du village.

Cette décision scandaleuse est entachée d’irrégularité car elle porte atteinte aux principes d’égalité de traitement entre les usagers (en l’occurrence, les élèves)“, a indiqué un membre de RESF (Réseau éducation sans frontières), Jean-Michel Labonne.

Comment se justifie la mairie ?

Le directeur général des services de la ville, Philippe Chicault, a expliqué que “le maire ne souhaite pas se mettre en travers d’une procédure préfectorale, cette famille étant sous le coup d’une reconduite à la frontière” depuis juin. Accueillir les enfants à la cantine serait aller “dans le sens inverse d’une décision de justice“, a-t-il ajouté.

Le Post, 29 septembre 2007

septembre 29, 2007 - Posté par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | 3 commentaires

3 commentaires »

  1. Monsieur Le maire Votre devoir de resistance consiste à nourir ces 2 enfants.La préfecture ne vous a nullement interdit de donner à manger à ces enfants.
    Arrêtez de prendre des décisions qui rabaisse la France!
    Je parie que sous le maréchal Pétain pendant l’occupation vous auriez fait pire!

    Comment par Fidel | septembre 29, 2007 | Répondre

  2. Les enfants ne pouvaient pas être sous le coup d’un arrété préfectoral de reconduite à la frontière, ceux ci ne s’appliquant qu’aux adultes. Les mineurs, enfants de sans papiers, ne sont pas en infraction, en France, à la legislation sur les étrangers. les propos de ce Philippe Chicault sont donc mensongers et choquants

    Comment par camenbert | septembre 30, 2007 | Répondre

  3. Effectivement, quel courage mr le maire, aller ainsi au devant des politiques du gouvernement… Non, vraiment, interdire leurs enfants de manger, vous êtes un génie, c’est pourtant simple, si nous nous attquons aux enfants, plus de génération suivante ! Ah vraiment bravo.
    Sinon si vous voulez j’ai un tuyau pour vous, vu qu’il sont privés de manger, pourquoi ne pas leur vendre du jambon au marché noir ? Pas bête non ? Attention tout de même à la Gestap… heu … à la police.

    Comment par Paul | septembre 30, 2007 | Répondre


Laisser un commentaire