Pour les mal-logés : la matraque
Les femmes mal logées qui occupent depuis un mois la rue de la Banque, à Paris, ont encore été évacuées par la police jeudi. Le porte-parole du DAL rencontrera la ministre du logement vendredi.
La police avait évacué leur campement. Des femmes sont revenues malgré tout, au même endroit, avec leurs enfants. Elles ont passé la nuit sur le trottoir, et, jeudi matin, la police les a à nouveau délogées. Une évacuation qui a donné lieu à une certaine bousculade : trois femmes ont été légèrement blessée. Elles ont été conduites à l’hôpital de l’Hôtel Dieu. L’une souffre au poignet, une autre à la cheville, et une dernière a été victime d’une crise d’épilepsie.
Josiane Balasko et Emmanuel Béart, sont venues jeudi apporter leur soutien aux mal-logés. “Quelles sont les séquelles à long terme sur la scolarité de leurs enfants ? Sur la possibilité pour ces femmes de continuer à travailler car elles ont toutes des papiers et elles travaillent ?“, s’est interrogée Emmanuelle Béart, favorable aux réquisitions d’immeubles vacants. La veille, c’était Gérard Depardieu, Guy Bedos et Richard Bohringer qui étaient venus exprimer leur solidarité.
Manifestation de Rroms roumains à Saint-Denis
Environ 400 Rroms de Roumanie ont manifesté hier, 31 octobre à Saint-Denis (93) pour dénoncer les rafles récentes sur le département et le droit de travailler régulièrement en France. Une délégation a été reçue à la sous-préfecture de Saint-Denis par la secrétaire générale, Mme. Bartoli et M. Mathieu, chef de bureau, qui ont pris note, mais n’ont pas pu répondre aux revendications, c’est-à-dire l’arrêt des expulsions et un droit au travail effectif pour ces nouveaux citoyens européens.
Au 1er janvier 2002, les ressortissants roumains et bulgares ont acquis le droit d’entrer et de séjourner dans l’espace Schengen, dont la France pendant moins de trois mois, sans visa. En été 2003, soit un an après cette ouverture, le Ministère de l’Intérieur reconnaissait qu’il y avait en France environ 5000 Rroms de Roumanie vivant dans des bidonvilles, et ce chiffre n’a pas sensiblement changé depuis. A plusieurs reprises cet été, M. Brice de Hortefeux a déclaré que l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie compliquait la réalisation de l’objectif chiffré de 25.000 expulsions d’étrangers, car 30% des expulsés 2006 étaient Roumains ou Bulgares.
Dans les faits, il s’agit de Rroms de ces deux pays à quelques exceptions près, ce qui veut dire que 8.000 Rroms roumains et bulgares auraient été expulsés en 2006, alors qu’en tout ils sont entre 5000 et 6000, et toujours en France. En effet, des Rroms ont été expulsés 2, voire 3 fois au cours de l’année, d’où le chiffre de 8.000 expulsions, qui représente aussi environ 80 millions d’euros pour le contribuable français si on prend en considération la moyenne de 10.000 euros par expulsion. Et tout cela pour renvoyer des personnes dont on sait pertinemment qu’elles reviendront quelques jours après, comme elles ont le droit de le faire.
Lutte de classes au Burundi
Infirmiers, enseignants, étudiants,… n’ont aucun autre moyen que descendre à la rue. Le gouvernement appelle au calme et à la patience. Mais les syndicalistes enseignants semblent déterminés. Pour la première fois dans l’l’histoire de notre pays, ils ont déposé un préavis de grève illimitée, un préavis signé COSYBU, la centrale syndicale la plus importante. Les fonctionnaires burundais réclament des augmentations de salaire. “Le pays traverse une conjoncture économique difficile (…), je demande la patience aux fonctionnaires car cette fois, ça devrait marcher parce que le gouvernement est de bonne foi et que la confiance avec les bailleurs de fonds renaît“, a déclaré mercredi à la presse le ministre burundais de la Fonction publique et du Travail, Daniel Kinigi.
Le COSYBU, qui a toujours fait peur aux gouvernants, n’est pas un adversaire facile ni faible. La Confédération des syndicats du Burundi (Cosybu) regroupe 22 syndicats de fonctionnaires, et deux syndicats indépendants de fonctionnaires se sont joints à l’appel. Ce sera dès le 7 novembre, la grève « illimitée », si le gouvernement ne se prononce pas en leur faveur sur une augmentation des salaires de 34% avec effet rétroactif depuis juillet 2007.
Pour les syndicalistes, le gouvernement doit être responsable devant ses discours. La méfiance envers les « paroles politiques » est réel depuis que l’Etat n’a pas honoré la hausse de 34% du salaire net des fonctionnaires à compter de juillet, pourtant promise le 1er mai dernier par le président burundais Pierre Nkurunziza.
Les enseignants israéliens toujours en grève
Face à l’impossibilité de trouver un compromis entre les professeurs, le ministre des Finances, Ronie Bar-On, et la ministre de l’Education, Youli Tamir, la grève s’amplifie.
Depuis plus d’une semaine, les 4500 enseignants du secondaire ont été rejoints par l’Union des maîtres de conférence qui réclament la révision de l’accord salarial de 2001.
” Dans les secteurs professionnels, les employés reçoivent des promotions régulièrement, et leurs salaires augmentent. Mais dans le système académique, les promotions sont minuscules et peu courantes, car ce n’est pas la fonction qui détermine le salaire“, a déclaré Zvi Hacohen, président de l’Union des maîtres de conférence.
Mais le gouvernement n’entend pas céder aux revendications des professeurs.
L’Organisation des professeurs des écoles du secondaire a d’ailleurs refusé récemment une offre proposée par celui-ci qui consiste en une hausse des salaires de 5 % sur les 5 prochaines années et une promesse de réforme du système éducatif israélien.
Cheminots : comme en 1995 ?
Octave a le blues. Une lumière d’automne tombe sur les quais, le ballet des trains a repris son rythme habituel, la gare de l’Est se réveille avec la gueule de bois. Tout à l’heure, comme chaque jour depuis trente-six ans, ce petit homme noir à lunettes fera la tournée des wagons. Il inspectera les sièges, les poubelles, et remplacera les pièces endommagées. Mais aujourd’hui Octave n’a pas envie de gaspiller son énergie. 1986, 1995, 2003, 2007… c’est au moins la quatrième fois qu’il s’éraille la voix dans une manif de cheminots.
Tout ça pour ça ? «A quelques mois de la retraite, on me demande de travailler plus pour gagner moins ! Cela ne me gêne pas que les députés traînent leurs fonds de culotte sur les bancs de l’Assemblée jusqu’à 60 ans. Mais on n’a pas le même métier !», ironise-t-il. Agent de maintenance, Octave fait les trois-huit et bosse le week-end. «Des horaires dont personne ne voudrait pour 1 500 euros par mois enfin de carrière.» Assis près de lui, dans une petite cuisine réservée aux employés de la gare, au bout du quai n° 1, Christophe se révolte aussi. Souffleur dans un atelier SNCF, il «crache de la salive noire» à 27 ans pour moins de 2 000 euros. Christophe et Octave ne font pas le même travail. Une génération les sépare. Mais tous deux appartiennent à une grande famille : celle des cheminots en colère.
De mémoire d’employé du rail, on a rarement vu telle fronde collective. Le jeudi 18 octobre 2007, le taux de grévistes atteint 75%. Jeunes, vieux, cadres et ouvriers, tous suivent l’appel des syndicats. Il s’est syndiqué à la CGT, pour ressembler aux anciens. «La réforme des régimes spéciaux est la porte ouverte à toutes les dérives, dit-il. On nous dit aujourd’hui qu’il faut travailler 40 ans ? Demain ce sera 41 ? Et nous, les jeunes, on va finir par travailler 60 ans. Que fait le gouvernement de la pénibilité de nos emplois ?» Son collègue Ludovic, 27 ans aussi, ouvrier dans un atelier, ajoute : «Nos régimes sont les derniers verrous de la libéralisation du service public.» Ludovic a un discours bien rodé. Adhérent à SUD-Rail, il fait depuis quelques semaines le tour des ateliers pour sensibiliser les autres jeunes.
Déséquilibre des naissances garçons-filles en Asie
La préférence des parents vietnamiens pour les garçons aggrave le déséquilibre entre les sexes au détriment des filles en Asie, où le phénomène est déjà observé en Chine et en Inde.Et cette tendance pourrait provoquer une augmentation du trafic de femmes et des troubles sociaux, selon le Fonds des Nations unies pour la population.
Le Vietnam est désormais dans la situation où était la Chine il y a dix ans, enregistrant la naissance de 110 garçons pour 100 filles. Les technologies permettant de déterminer le sexe du foetus sont déjà disponibles dans le pays où l’avortement est légal, selon l’étude publiée cette semaine par le Fonds pour la population. Le ratio à la naissance devrait être normalement d’environ 105 garçons pour 100 filles.
Les conséquences se produisent déjà dans des pays voisins comme la Chine, la Corée du Sud et Taïwan, qui doivent “importer des mariées“, selon l’expression de Tran Thi Van, représentant adjoint du Fonds pour la population à Hanoï, qui précise que nombre de ces épouses viennent du Vietnam.
Grève à la Mine Mouska
Les métallos à la Mine Mouska dans la région des Cadillac, entre Rouyn-Noranda et Val d’Or, ont donné, hier, un mandat de grève à leur comité de négociation dans une proportion de 67%.
“L’employeur doit arrêter de “zigonner”. Nous avions déjà tenu un vote. L’employeur nous avait alors convoqués. Mais il n’avait rien de nouveau à offrir. Les travailleurs nous ont donné un nouveau mandat en nous disant clairement de ne pas revenir les voir s’il n’y a pas d’offres sérieuses. Le boss doit refaire ses devoirs sans cela il peut s’attendre à être recalé aux examens“, a déclaré Marc Thibodeau, permanent du Syndicat des Métallos (FTQ).
Construction : 250 chantiers en grève à Bâle et Zurich
Deux semaines après les journées de mobilisation à Berne, Genève et Neuchâtel et sur le chantier des NLFA, ce sont cette fois Zurich et Bâle que les syndicats ont choisi pour dénoncer le vide conventionnel dans le secteur de la construction.
Touchant quelque 250 chantiers à Zurich et Bâle, les grèves ont commencé jeudi à 6h, avec le rassemblement progressif des travailleurs pour manifester.
A Zurich, les syndicats Unia et Syna réunissent leurs membres en ville, précisément à l’Helvetiaplatz où une tente pouvant accueillir 1500 personnes a été dressée, ont-ils fait savoir. Entre 180 et 190 chantiers sont affectés par la grève dans l’agglomération zurichoise.
A Bâle, où le mouvement touche entre 60 et 70 chantiers, les travailleurs se retrouvent au Parc St-Jacques. Les syndicats y attendent environ 500 travailleurs.
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