Risque d’éxécution imminente d’un homosexuel iranien
Makwan Moloudzadeh, Kurde iranien, risque la peine de mort très prochainement. Il aurait été déclaré coupable de lavat-e iqabi (relations anales) lors du viol présumé d’un garçon de treize ans, alors que Makwan Moloudzadeh, était lui-même âgé de treize ans au moment des faits présumés. Le jeune homme a été jugé par la 1ère chambre du tribunal pénal de Kermanshah et condamné à mort le 7 juin 2007. Les témoins se sont rétractés et ont signé des déclarations écrites et certifiées à cet effet. Il doit être exécuté en public, près de son domicile.
La loi iranienne prévoit une peine de flagellation pour les mineurs (garçons âgés de moins de 14 ans) accusés de lavat («actes homosexuels»). Le juge a cependant invoqué le principe d’elm-e qazi, c’est-à-dire le fait qu’il «savait», en tant que juge, qu’il y avait eu pénétration et que Makwan Moloudzadeh pouvait à ce titre être condamné à mort. Makwan Moloudzadeh a formé un recours le 5 juillet, mais il a été débouté par la Cour suprême le 1er août.
Talibé KEBE ne doit pas être expulsé !
Le responsable du collectif des sans papiers de Montreuil vient d’être arrêté et placé en centre de rétention à Bordeaux. La Préfecture de la Gironde a publié un arrêté de reconduite à la frontière à son encontre. Monsieur KEBE doit rester en France !
Le responsable du collectif des sans papiers de Montreuil vient d’être arrêté et placé en centre de rétention à Bordeaux. La Préfecture de la Gironde a publié un arrêté de reconduite à la frontière à son encontre. C’est d’autant plus choquant que Monsieur KEBE est reconnu comme l’un des interlocuteurs de la Préfecture de Seine-Saint-Denis pour l’examen des situations des sans-papiers. Parmi ses compatriotes, il a acquis la stature d’un militant des droits de l’Homme. Son propre dossier de régularisation est en cours d’instruction à la Préfecture.
Usage systématique de la torture en Libye
Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a dénoncé vendredi à Genève “l‘usage systématique de la torture et de traitements ou châtiments cruels, inhumains et dégradants” en Libye, illustré par l’affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien.”De manière générale, la torture semble bel et bien être pratiquée en Libye“, a déploré Abdelfattah Amor au nom du Comité qui a rendu vendredi ses conclusions après une enquête périodique sur la Libye.
“Les procès verbaux d’audition signés par les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien semblent attester effectivement qu’ils ont été soumis à des actes de torture” pour leur extorquer des aveux, utilisés pour les condamner à mort sous l’accusation d’avoir inoculé le virus du sida à des enfants, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Non à une politique d’immigration, non seulement choisie, mais aussi discriminatoire !
La Cgt réitère sa demande de régularisation de tous les salariés sans-papiers. Elle demande instamment que, pour le moins, toute discrimination soit bannie des listes de métiers ouverts aux travailleurs migrants. Elle demande qu’une commission nationale de régularisation soit mise en place, pour assurer à chacun une application non discriminatoire de l’« amendement Lefebvre ».
L’article L313-10 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) issu de la loi du 24 juillet 2006 prévoit qu’une liste de métiers ouverts aux étrangers soit établie au niveau national. Un projet a été présenté le 23 octobre aux organisations syndicales et patronales. Le comité interministériel du contrôle de l’immigration (CICI) doit valider ce projet le 5 novembre, avant qu’il ne soit officiellement soumis à consultation.
Dans le même temps, le gouvernement finalise une autre liste de métiers, celle qui découle des « mesures transitoires » décidées par l’Etat Français et qui concerne les nouveaux citoyens de l’Union européenne à 27.
La Cgt, tout comme l’ensemble des syndicats unis dans la Confédération européenne des Syndicats, s’est prononcée contre ces « mesures transitoires » qui font des citoyens des pays de l’Est des Européens de seconde zone. Sans parler des tout nouveaux entrants, les Roumains et les Bulgares, qui remplissent hors de toute légalité européenne, les autocars d’expulsés alors qu’ils ont parfaitement le droit de s’installer en France et d’y travailler.
Dubaï : L’intifada des travailleurs indiens
Après les récentes manifestations, à Dubaï, des travailleurs indiens pour dénoncer leurs conditions de vie humiliantes, les autorités ont d’abord voulu les expulser. Mais elles ont finalement décidé de présenter à la justice ceux d’entre eux qui avaient vandalisé des biens publics et privés. Les manifestations ne sont pas chose courante dans les pétromonarchies du Golfe, et encore moins de la part des travailleurs immigrés indiens, pakistanais, sri-lankais ou bangladais, qui constituent pourtant l’écrasante majorité des résidents de Dubaï. Les entrepreneurs les apprécient justement parce qu’ils ont la réputation de se soumettre à leurs ordres et d’accepter des salaires extrêmement bas.
Or, le 27 octobre, plus de 4 000 personnes sont descendues dans la rue, ont bloqué des routes d’accès à la zone industrielle de Jebel Ali et ont jeté des pierres sur les voitures de police. Ils demandaient davantage de bus pour les amener sur leurs lieux de travail, des logements moins surpeuplés et des salaires leur permettant de vivre dignement. Car aujourd’hui, ils s’entassent tous les matins dans des véhicules plus adaptés au transport du bétail qu’à celui des hommes, sont confinés dans des campements en plein désert et gagnent l’équivalent de 100 dollars par mois. Les responsables politiques estiment que leur sort relève du secteur privé qui les a embauchés, que cette grève constitue une violation des conditions dûment établies dans des contrats de travail, et que tout cela relève de la loi de l’offre et de la demande sur le marché de la main-d’œuvre…
Forte mobilisation des ouvriers de la construction
Quelque 2000 travailleurs de la construction ont stoppé leur travail hier à Zurich et à Bâle afin de protester contre la résiliation de la convention collective.
Un flot de banderoles rouges prenait d’assaut hier après midi le centre-ville de Zurich, de la Helvetiaplatz jusqu’à Bellevue, au bout du lac, en passant par la Bahnofstrasse. «Les rues de ce bastion du capitalisme nous appartiennent durant quelques heures !» hurle un syndicaliste dans un mégaphone.
Dans la foule (environ 2000 ouvriers du bâtiment), Alex Briner, la cinquantaine, grutier employé chez Implenia.«Sans convention nationale collective de travail (CN), je perds beaucoup d’avantages acquis. Je bosse dans cette branche depuis trente ans», affirme ce Zurichois.
Ouvriers déterminés
A ses côtés, Urim Krasniqi, un jeune Kosovar dans la construction des routes. «Un exemple: avec la CN, les samedis sont payés 25% de plus. Qu’adviendra-t-il de ce type de compensation?» Tous se disent prêts à poursuivre les mouvements de contestation si aucun accord ne se profile avec la Société suisse des entrepreneurs (SSE).
Débrayage des cheminots hongrois
Le 25 octobre de 6 à 8h du matin, le Syndicat des conducteurs de locomotive (MOSZ) a fait une grève “d’avertissement” qui avait été annoncée au préalable. Elle a complètement arrêté la circulation de 174 trains de voyageurs quelles que soient leurs destinations, 70 autres trains n’ont roulé que partiellement sur des distances plus courtes.
Au total, 400 trains ont accusé des retards. Cette grève avait pour but de protester contre la fermeture de certaines petites lignes. Cette mesure envisagée par le ministre de l’Économie et des Transports (GKM) cherche à supprimer des lignes de chemin de fer entre localités où une autre possibilité de transport, par exemple sur une route nationale, peut aussi exister.
Affaire de l’Arche de Zoé : Des gouvernements aussi hypocrites à N’Djamena qu’à Paris
Les familles rassemblées à l’aéroport de Vatry, dans la Marne, ont attendu en vain l’arrivée de l’avion qui devait transporter 103 jeunes enfants regroupés par l’association Arche de Zoé.
Les responsables de cette association, qui avaient décidé d’agir dans l’urgence pour frapper l’opinion, ont sans doute fait preuve de maladresse, ou d’amateurisme. Mais manifestement, ce ne sont pas les dérives qui peuvent se produire dans les affaires d’adoption dont il est question ici.
Les bonnes intentions ne sont pas de mise dès qu’il s’agit des réactions officielles des gouvernements tchadien et français. Le dictateur tchadien Idriss Déby a saisi l’occasion de mettre dans l’embarras le gouvernement français, qui est officiellement son allié, mais dont il n’apprécie pas forcément la participation au déploiement de forces militaires européennes au Darfour.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

