Rafle à la sortie d’une école bilingue , l’intégration prise au piège !
Tout est permis, semble-t-il, dans la course aux chiffres érigée en cause nationale par Brice Hortefeux. La Préfecture de Police de Paris, en retard sur ses objectifs, ne manque pas pour autant de créativité. Après des rafles massives sur la voie publique, rafles dans les ateliers clandestins où l’on préfère prendre pour cible les victimes plutôt que les employeurs, rafles plus discrètes (dans le métro, ou par petites équipes “banalisées”), rafles devant les Restos du Cœur, contrôles aux abords des écoles, voici maintenant la dernière cruelle trouvaille : on rafle aux portes des écoles bilingues où ceux et celles désireux de pleinement s’intégrer croient pouvoir construire un avenir meilleur en apprenant notre langue.
En fin d’après midi, mercredi 30 octobre, un membre de réseau éducation sans frontières est contacté par un enseignant d’un centre culturel linguistique français-chinois proche de la Place de la République. Ce professeur nous indique qu’un car de police banalisé est garé tout près de l’école et que des policiers en civil contrôlent l’identité des asiatiques passant à proximité.
Un membre du réseau s’est alors rendu sur les lieux où il a pu constater la présence de la camionnette banalisée où 4 personnes asiatiques se trouvaient enfermées. Après avoir contrôlé l’identité de notre militante, les policiers en civil et la camionnette partaient vers 19 h 15.
Les travailleurs de l’ANPE ne sont pas des auxiliaires de la Préfecture
Les syndicats de l’ANPE ont unanimement demandé l’abrogation d’un décret imposant la transmission systématique à la préfecture d’une copie des pièces d’identité des demandeurs d’emploi étrangers, dans un communiqué transmis vendredi.CFDT, CFE-CGC, FO, CGT, Snap-CFTC, Snu-ANPE, Sud, Unsa : les huit organisations syndicales de l’ANPE ont condamné une “mesure qui stigmatise tous les travailleurs étrangers considérés a priori comme suspects de fraude“.
Ils ont “exigé l’abrogation immédiate du décret du 11 mai 2007” dont découle la mesure. Le décret a été pris en application de la loi Sarkozy sur l’immigration et l’intégration de juillet 2006.
Débrayages chez Alcatel contre les licenciements
Des centaines de salariés dans l’ouest ont débrayé pendant une heure, contre le “plan d’urgence” présenté par la direction.
Plusieurs centaines de salariés des quatre sites Alcatel-Lucent dans l’ouest ont débrayé pendant une heure, mercredi 31 octobre au matin, après la présentation d’un “plan d’urgence” par la direction.
L’équipementier en télécoms a annoncé 4.000 suppressions de postes supplémentaires d’ici à 2009 dans le monde. Suppressions qui viennent s’ajouter aux 12.500 déjà prévues.
Au centre de recherche et développement d’Orvault (580 salariés), 98% des effectifs présents en cette période de congés ont débrayé pendant une heure, selon les syndicats.
A Lannion (Côtes d’Armor, 1.140 salariés), ils étaient 300 à faire de même, soit 90% du personnel présent.
Les salariés des deux sites rennais de l’entreprise (Cesson-Sévigné et Saint Grégoire), qui emploient 200 personnes, ont également massivement participé au mouvement.
Les employés de soutien en grève
Les 2400 employés de soutien des deux plus importantes universités de la province ont commencé à débrayer vendredi. L’Université de la Saskatchewan et l’Université de Regina ne s’entendent pas avec leurs employés en ce qui a trait aux avantages sociaux.
Le syndicat refuse notamment d’associer les augmentations salariales au rendement des employés.
Cette grève perturbera la vie universitaire, puisque les employés et les universités n’ont pas conclu d’entente concernant les services essentiels, comme la surveillance d’animaux pour les cours de médecine vétérinaire. Les services de nettoyage, d’administration et de cafétéria sont également interrompus.
Situation des femmes guinéennes : Des efforts restent à faire
La situation de la femme guinéenne n’est pas très reluisante si l’on en croit les propos d’un membre de la coalition nationale pour les droits et la citoyenneté des femmes (CONAG-DCF. Les cas de violence seraient en hausse significative par rapport aux années d’avant.
La grève générale de janvier et février ont donné l’occasion aux acteurs pour la défense des droits des femmes de constater de nombreuses violations. Malgré les promesses du nouveau gouvernement, l’attente d’une justice équitable est encore loin de pointer à l’horizon. Chaque jour les promesses contrastent avec les souffrances que certaines femmes endurent dans le pays, au sein des foyers, des entreprises et autres communautés.
Les exactions continuent. Ainsi, nous rapporte notre interlocutrice, une pauvre femme nommée N’Balia Soumah, âgée de 39 ans et vivant au quartier Coronthie, a été battue à mort au début de ce troisième trimestre par son mari. Elle rapporte aussi que dans la capitale forestière N’Zérékoré, une femme a été assassinée par son mari.
Iran : une pendaison publique ordonnée pour péché gay
Les tribunaux islamiques ont entériné la condamnation à mort par pendaison d’un kurde iranien de 21 ans, Makouan Moloud-zadeh, coupable de “viol sur garçon” (lavat) en direction d’un gamin de 13 ans huit ans plus tôt.
La cour suprême a rejeté son appel le 1er août dernier, bien que les enfants ne soient pas pénalement responsables en cas de délit selon le code pénal iranien. Dénoncé par l’un de ses cousins pour “comportements inconvenables”, le jeune iranien a été arrêté le 1er octobre 2006 à Paveh, sa ville natale. Son partenaire, dont l’identité aurait aussi été aussi révélée par ce même cousin, pourrait avoir fourni une liste des anciens boyfriends du jeune accusé. Certains d’entre eux se sont rétractés au procès de Makouan en août 2007, tandis que celui-ci nie toujours les faits qui lui sont reproché malgré des interrogatoires menés de manière forte.
Il n’a reconnu qu’un seul acte de sodomie à l’âge de 13 ans, dont on ne connait d’ailleurs pas les circonstances. En Iran et selon l’article 1200 de la charia, la majorité sexuelle d’un garçon est de quinze ans et celle d’une fille est de neuf ans. Makouan ne pouvait pas être juridiquement en infraction à ce moment de sa vie…
Des dizaines de milliers de Géorgiens défient le président Saakachvili
L’opposition géorgienne a remporté un premier succès en mobilisant des dizaines de milliers de manifestants, vendredi 2 novembre, dans la capitale, Tbilissi. Les estimations varient de 25 000 à 100 000 participants mais, quoi qu’il en soit, les dix partis qui forment une opposition hétérogène au président Mikhaïl Saakachvili ont réussi leur pari et donné un coup de semonce à un pouvoir auquel ils reprochent son “arrogance”.
C’est la première manifestation de cette ampleur depuis la “révolution des roses” de 2003, qui avait chassé Edouard Chevardnadze de la présidence et porté aux affaires M. Saakachvili, un avocat de 39 ans formé aux Etats-Unis. Dénonçant une tendance à l’exercice personnel du pouvoir, l’opposition s’est unie derrière le slogan “La Géorgie sans président”, sujet à des interprétations diverses.
Les manifestants, qui portaient un mouchoir blanc noué autour du poignet ou un foulard de même couleur autour du cou, en signe de pacifisme, ne voulaient pas imiter la révolution de 2003, mais demandent une diminution des prérogatives présidentielles par la mise en place d’un système parlementaire.
En grève pour les salaires le 20 novembre !
Vendredi 26 octobre, les syndicats ont claqué la porte des négociations au nez du ministre de la Fonction publique, Éric Woerth, qui n’avait rien d’autre à proposer que des mesurettes. L’heure est désormais à la mobilisation en vue du 20 novembre.
Depuis 1979, c’est-à-dire depuis 28 ans, la part consacrée aux salaires et pensions des agents de la fonction publique n’a cessé de diminuer. Cette baisse équivaut à un point du PIB, soit environ 19 milliards d’euros ! En 1979, la part du budget de l’État dans le PIB était encore supérieure à 19 % ; cette part est tombée à 14 % l’an dernier… L’État consacre donc de moins en moins de ses richesses et de son budget aux salaires et pensions de ses agents qui, depuis 2000, ont subi une baisse de leur pouvoir d’achat de près de 7 %. Durant la même période, le pouvoir d’achat des 3 500 foyers les plus riches (ceux dont le revenu moyen annuel est de 1,88 million d’euros !) a progressé de près de 43 %.
Environ 5.000 kurdes de Turquie ont manifesté samedi près de la frontière irakienne pour dénoncer les plans turcs d’incursion militaire contre les rebelles kurdes en Irak, estimant qu’une telle opération attiserait les tensions ethniques dans la région.La manifestation qui s’est déroulée sans incident à Silopi, ville turque la plus proche de la frontière, a été organisée par le principal parti pro-kurde du pays, le parti pour une société démocratique (DTP) et par des ONG locales, a constaté un correspondant de l’AFP.
«La situation dans les villes de la province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP) a commencé à se dégrader au début de l’année », explique Mariam Abou Zahab, spécialiste du Pakistan à l’Institut d’études politiques de Paris. Une dégradation en forme de talibanisation. Dans la ville de Peshawar, capitale de la NWFP située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane, les magasins de musique, cibles d’attaques à l’explosif, ont été parmi les premiers à faire les frais de cette radicalisation.
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