Expulsion d’un géorgien malade du Sida
Le ministère de l’Immigration condamne à mort un malade du sida en l’expulsant vers la Géorgie
Monsieur P., séropositif au VIH sous traitement, est actuellement au centre de rétention de Metz en vue de son expulsion vers la Géorgie, pays où l’offre de soins est officiellement insuffisante et où l’accès effectif au traitement est impossible pour une majorité des personnes touchées. Au courant de sa situation depuis plusieurs jours, le cabinet du ministre de l’Immigration n’a rien fait pour empêcher son éloignement.
Pourtant, au mois de septembre dernier, le directeur de ce même cabinet s’engageait auprès des associations de malades, Act Up-Paris et AIDES, et de la Cimade, à ce qu’aucun étranger séropositif ne soit expulsé vers un pays où les traitements ne sont pas accessibles, conformément à la loi.
Blocages et manifestations dans les universités
Plusieurs milliers d’étudiants mobilisés contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités ont quitté jeudi les campus pour manifester un peu partout en France et même bloquer des trains, comme à Paris et à Rennes. Parallèlement, une dizaine d’établissements restaient touchés jeudi, selon le ministère, bien davantage selon les syndicats, qui évoquent une trentaine de facultés concernées parmi les 85 universités françaises.
Environ 500 étudiants – 1.000 selon les organisateurs – ont manifesté dans l’après-midi à Paris de la place de la Bastille jusqu’aux abords de la faculté de la Sorbonne à l’appel du Collectif contre l’autonomie des universités (CCAU).
Après avoir débordé les forces de l’ordre, un groupe de manifestants a marché jusqu’à la gare du Nord à Paris où une centaine d’étudiants ont envahi les voies aux cris de “cheminots avec nous“, a constaté un reporter de Reuters.
Des ouvriers en grève à Dubaï depuis plus d’une semaine
Plus de 30.000 ouvriers de l’entreprise de construction Arabtec de Dubaï ont entamé mercredi une deuxième semaine de grève. Ils réclament une augmentation de salaires.
Environ 30.000 ouvriers de la société Arabtec travaillant sur divers chantiers de Dubaï, ont entamé mercredi leur deuxième semaine de grève.
Un porte-parole d’Arabtec, Ammar Touqane, a déclaré dans le quotidien gouvernemental de Dubaï, Emarat Al-Youm, que seuls «quelque 1.500 ouvriers d’Arabtec avaient repris le travail mardi sur plusieurs chantiers à Dubaï».
Selon le journal, «l’ensemble» des ouvriers d’Arabtec en grève, réclament une augmentation de salaires et une amélioration des conditions de logement. Payé 190 dollars par mois, les ouvriers souhaiteraient une augmentation mensuelle de 136 dollars.
Plus de 18.600 expulsions sur les 10 premiers mois de 2007
Plus de 18.600 étrangers en situation irrégulière ont été expulsés de la métropole lors des dix premiers mois de l’année, a indiqué jeudi le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, alors que l’objectif pour 2007 a été fixé à 25.000 éloignements du territoire
Brice Hortefeux a défendu la “cohérence” des différents volets de son action, en soulignant que sa politique ne se résume pas aux expulsions de sans-papiers.
“La politique que l’on entend mener ne se réduit ni à des chiffres ni à des lettres“, a déclaré M. Hortefeux, en présentant jeudi à la presse un “point d’étape” de son ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, 6 mois après son installation.
Inde : travail des enfants, l’exploitation a sa logique
Le journal britannique The Observer a révélé que la chaîne américaine de vêtements Gap sous-traitait une partie de sa production à une usine indienne où sont employés des enfants de 10 ans. Ces enfants ont raconté qu’ils étaient battus, injuriés et qu’ils avaient de longues heures de travail dans des conditions insalubres pour un salaire misérable. Pire encore, certains ne sont pas payés du tout. Ils travaillent pour rembourser la dette que leurs parents ont contractée vis-à-vis du propriétaire de l’usine.
Sans nier les faits, Gap prétend ne pas être au courant. Ce serait un sous-traitant local qui aurait mal agi. À en croire sa direction, Gap condamnerait le travail des enfants et exigerait de ses sous-traitants qu’ils n’y recourent pas. Gap aurait même rompu des contrats avec certains sous-traitants indiens après une affaire similaire en 2004.
Un tiers de la population du Zimbabwe confronté à la faim
Au Zimbabwe, plus de quatre millions de personnes vont devoir faire face à des pénuries de vivres essentiels au début de l’année prochaine, à moins de recevoir l’aide alimentaire qui leur permettra de survivre pendant les six prochains mois.C’est ce qu’affirme Caritas internationalis, dans un communiqué du 5 novembre (…).
Le pays a connu une série de mauvaises récoltes dues aux sécheresses et à l’application défaillante du processus de réforme agraire qui s’est traduite par l’existence d’un grand nombre de nouveaux agriculteurs incapables d’utiliser leurs terres. Le Zimbabwe a produit 40% de produits alimentaires en moins cette année par rapport à l’année dernière.
Syndicalistes arrêtés au Pakistan
L’état d’urgence a été proclamé au Pakistan au moment où le bureau de liaison de l’UITA s’apprêtait à célébrer son 10e anniversaire.
Les activistes syndicaux sont parmi les personnes arrêtées à leur domicile ou dans la rue. Les affiliées de l’UITA Pakistan Hotels, Restaurants, Clubs, Tourism, Catering et Allied Workers Federation and National Federation of Food, Beverages and Tobacco Workers sont au nombre des organisations les plus actives au sein de la coalition de la société civile qui lutte pour la démocratie dans ce pays. À Karachi, le comité de solidarité des travailleurs/euses de l’hôtel Pearl Continental soutient activement les avocats qui luttent contre l’autoritarisme et en faveur de la règle de droit.
La police a commencé à arrêter les activistes dans tout le pays le 3 novembre, date à laquelle l’état d’urgence a été déclaré. À Multan (sud du Punjab), Mohammad Ashiq Bhutta, secrétaire à l’information de la National Federation of Food, Beverages and Tobacco Workers, a été arrêté à son domicile dimanche à 3h. Il a été détenu pendant 14 heures avant d’être relâché sans qu’aucune accusation ne soit portée.
RATP : la CGT appelle à la grève reconductible
La CGT va déposer un préavis de grève pour un mouvement reconductible à la RATP à partir du 14 novembre contre les modalités de réforme des régimes spéciaux, a annoncé jeudi à l’Associated Press le porte-parole du syndicat Jacques Eliez.
“Nous avons décidé de déposer un préavis pour un mouvement reconductible à compter du 14 novembre“, a déclaré M. Eliez à l’Associated Press. La CGT est majoritaire à la RATP.
La tension monte dans les facs
La tension monte dans les universités françaises, en proie à des blocages menés par des étudiants opposés à la loi sur l’autonomie des établissements. Les forces de l’ordre sont intervenues à la faculté de lettres de Nantes et à Paris-Tolbiac dans la nuit de mercredi à jeudi pour évacuer des universités bloquées, apprend-on auprès de la police et des syndicats étudiants.
L’Université de Rennes 2, bloquée depuis mercredi, va être fermée jusqu’à lundi à la suite d’incidents qui ont empêché jeudi matin la tenue d’un vote à bulletin secret qui devait décider de la suite du mouvement, a-t-on appris au service de presse de l’université.
Dans la nuit de mardi à mercredi, la police était déjà intervenue à Paris pour mettre fin à l’occupation de la Sorbonne, à Paris, qui débutait.
A moins de trois semaines de la réunion israélo-palestinienne censée se tenir le 26 novembre aux Etats-Unis, à Annapolis (Maryland), la colonisation de la Cisjordanie continue. Selon un rapport de l’organisation non gouvernementale israélienne La Paix maintenant, publié le mercredi 7 novembre, la construction bat son plein dans 131 implantations. Quatre-vingt-huit sont situées à l’ouest de “la barrière de sécurité” construite par Israël en terre palestinienne, principalement dans les grands blocs à la périphérie de Jérusalem et quarante-trois autres à l’est du “mur”.
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