La contagion gagne les lycées
Les lycéens bientôt dans le “mouv’”? Ils s’y préparent en tout cas activement et risquent de venir gonfler les rangs des étudiants qui protestent contre la loi sur l’autonomie des universités. Les responsables des deux principaux syndicats lycéens annoncent la tenue de réunions et d’AG dès cette semaine, “dans un maximum d’établissements, pour préparer la mobilisation du 20 novembre”, aux côtés des fonctionnaires, et “rejoindre la mobilisation étudiante”.
Réunis hier à Paris, dans les locaux parisiens de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), près de 200 jeunes militants lycéens mais aussi étudiants ont peaufiné leur nouveau plan de bataille. Objectif: “Le retrait de la loi Pécresse”, explique Tristan Rouquier, le président de la Fidl, qui ne cache pas que “les réseaux anti-CPE ont été réactivés”. Le président du syndicat lycéen dénonce “la présélection à l’université guidée par une logique de rentabilité” et “une hausse probable des frais d’inscription”.
Déterminé, il a annoncé hier soir des distributions de tracts et des réunions d’information pendant toute la semaine “avant la tenue d’AG dans les lycées, lundi 19 novembre”. La création d’un site internet baptisé “Jeunes Engagés”, pour tenir le journal de la mobilisation “jusqu’au retrait de la loi”, est également prévue.
Ce soir sur Arte, “Reds” !
Incroyable et surtout à ne pas manquer ! Alors que la plupart des médias (dont Arte) profite du 90ème anniversaire de la Révolution d’Octobre pour cracher leur haine de classe (quelle horreur !! Des ouvriers, des paysans, des “gueux” qui s’emparent des usines, de la terre et même du pouvoir politique !), Arte diffuse ce soir, dimanche 11 novembre à 20 heures 45, le film “Reds”.
A travers l’histoire de John Reed (journaliste américain à qui on doit “Dix jours qui ébranlèrent le monde”), en particulier de son histoire d’amour avec Louise Bryant, militante féministe, le film retrace l’histoire de la Révolution d’Octobre, depuis le début de la première guerre impérialiste jusqu’à ce que plane l’ombre de la contre-révolution stalinienne.
Avec Warren Beatty, Diane Keaton, Edvard Herrmann, Jerzy Kosinski, Jack Nicholson, Paul Sorvino, Maureen Stapleton, Nicolas Coster, et Gene Hackma, il s’agit d’un film grand public sur la Révolution d’Octobre, qui peut permettre une première approche de cette grande révolution, révolution qu’il convient aujourd’hui d’étudier pour forger le parti dont nous avons tant besoin aujourd’hui pour que la classe ouvrière puisse s’emparer du pouvoir, détruire l’hideuse société bourgeoise et construire un monde sans classes, sans exploitation ni oppression, un monde où les formidables moyens technologiques serviront au bien-être de l’humanité et non au profit d’une minorité, un monde il fera bon vivre, même à Bagdad, Mogadiscio ou Kaboul.
Suspension de peine pour Delaram Ali
L’application de la peine de prison d’une féministe iranienne, Delaram Ali, a été suspendue sur ordre du chef de l’autorité judiciaire, l’ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, a déclaré dimanche son avocate, Nasrin Sotoudeh.
Sept organisations des droits de l’homme, dont Amnesty International, avaient demandé en fin de semaine à l’Iran de ne pas emprisonner la militante. “Ma cliente avait envoyé une demande à M. Chahroudi. Le chef de l’autorité judiciaire a ordonné l’arrêt de l’application de la peine et demandé à un de ses adjoints d’examiner le dossier pour voir si une révision du dossier était nécessaire“, a dit Mme Sotoudeh à l’AFP.
“Si ce dernier décide qu’un nouvel examen est nécessaire, à ce moment-là la peine sera cassée et le dossier sera envoyé devant un nouveau tribunal“, a-t-elle ajouté. La cour d’appel de Téhéran avait confirmé début novembre une peine de deux ans et demi de prison contre Delaram Ali pour sa participation à une manifestation en juin 2006 pour les droits des femmes. La militante faisait partie d’un groupe de 70 personnes interpellées lors de cette manifestation -qualifiée d’illégale par les autorités- contre des articles de la loi iranienne jugés discriminatoires pour les femmes. Agée de 24 ans, Delaram Ali a été accusée de “participation à une manifestation illégale, propagande contre le système et trouble à l’ordre public“.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

