Face à toutes les hausses des prix, il faut augmenter les salaires !
Tous les prix ne cessent d’augmenter, à commencer par ceux des produits de première nécessité : le logement, l’alimentation et les dépenses de santé. Face à toutes ces hausses, le quasi-blocage des salaires fait que la fin du mois commence souvent bien avant le 20 dans les familles ouvrières dans lesquelles rentre un salaire, et c’est bien pire pour les chômeurs.
La hausse du pétrole a fait grimper les prix des carburants, que ce soit lorsque l’on utilise sa voiture ou pour se chauffer. Mais elle entraîne aussi des hausses dans les produits industriels et alimentaires. Et quelles mesures prend ce gouvernement, qui promettait pourtant une amélioration du niveau de vie quand il s’agissait d’obtenir les voix des électeurs ?
Pour augmenter le niveau de vie des plus riches, ça n’a pas traîné. Dans les mois qui ont suivi les élections, les députés ont voté le bouclier fiscal qui baisse leurs impôts, et toute une série de dégrèvements sur les cotisations sociales en faveur des patrons. Mais pour les classes populaires, il n’y a que de vagues promesses que « demain, on rasera gratis », quand ce ne sont pas des conseils pour consommer moins !
A Sevelnord, la lutte continue !
La production du fabricant automobile Sevelnord, filiale de PSA Peugeot-Citroën basée à Hordain (Nord), était toujours perturbée lundi par une grève des salariés entamée mercredi pour réclamer une prime et une hausse salariale, a-t-on appris auprès de la CGT et de la direction.
Selon la CGT, 700 salariés en grève sur les quelque 4.000 que compte Sevelnord ont participé à une assemblée générale dans la matinée. La direction évoquait de son côté le chiffre de 100 à 150 grévistes lundi, contre 270 vendredi.
D’après la CGT, syndicat majoritaire (avec environ 36% des voix) qui estimait à 900 le nombre de grévistes vendredi, seul un véhicule sur trois sort de l’usine, tandis que la direction estime que celle-ci tourne “à mi-cadence”.
Lundi, FO et la CFTC ont décidé de sortir de l’intersyndicale qui soutenait le conflit, laissant ainsi la CGT seule à mener la grève.
La CGT réclame une prime de 1.200 euros nets, l’ouverture immédiate de négociations salariales, la revalorisation de la majoration de nuit ou encore l’amélioration des conditions de travail avec la création de postes.
La mobilisation se poursuit sur les campus
Peu après des échauffourées avec des forces de l’ordre sur le campus de Nanterre, une AG réunissant plus de 1.000 étudiants a commencé. A Lyon II, une centaine d’étudiants bloquent un campus.
Plus de mille étudiants ont commencé à se réunir en assemblée générale, lundi en fin de matinée à Nanterre, dans le cadre du mouvement de contestation de la loi Pécresse sur l’autonomie des universités, a constaté un journaliste de l’AFP.
L’amphithéâtre où les étudiants sont réunis a une capacité de 1.000 places assises: toutes les places assises étaient occupées et de nombreux étudiants se tenaient debout dans les travées, de sorte que la participation pouvait être estimée à environ 1.300 personnes.
Echauffourées
Des échauffourées ont opposées, lundi 12 novembre, à Nanterre, des étudiants contestant la loi Pécresse et les forces de l’ordre sur le campus de l’université.
Ahmadinejad n’est pas le bienvenu à Birdjand
Parallèlement au voyage du président des mollahs Ahmadinejad à Birdjand dans le nord-ouest de l’Iran, le 8 novembre, les étudiants ont organisé un rassemblement pour protester contre le silence du ministre des Sciences et de l’Enseignement supérieur qui n’a pas répondu à leurs demandes.
Selon les informations, la milice du Bassidj et les agents de sécurité sont arrivés en masse sur le campus pour contenir cette protestation.
Un discours d’Ahmaninejad avait été prévu dans l’enceinte de l’université jeudi, mais il a été annulé par crainte des protestations étudiantes.
Laval : “Personne n’est illégal”

Ils étaient au moins une centaine de manifestants à scander à pleins poumons devant le Centre de prévention de l’immigration de Laval: «Personne n’est illégal.» Ils n’exigent rien de moins que la fermeture de cet établissement et la libre circulation des immigrants.
La porte-parole des militants pour les droits des immigrants, Émilie Bréton, explique qu’en enfermant les gens qui demandent l’asile au Canada, on les traite comme des criminels. Quelque 1 800 personnes sont séquestrées dans cette «prison» chaque année.
«Il y en a qui sont détenus durant des mois, voire plus d’un an, souligne Mme Bréton. Ils ne peuvent sortir de là durant leur séjour. Ils n’ont aucun papier leur permettant de circuler à l’extérieur.»
Colère à la poste de Saint-Petersbourg
Les autorités tentent de réprimer un mouvement de grève du zèle des postiers du grand port Baltique.
Ça bouge sur le front social en Russie également. Fin octobre, quelques dizaines de camionneurs de la poste de Saint-Pétersbourg ont fait la grève du zèle, de 7 heures à 14 heures, jusqu’à ce que la direction accepte enfin les négociations. Ils ont d’abord bloqué l’entrée de l’entrepôt avec leurs camions, puis ont débloqué l’entrée mais continué à refuser de charger le courrier. Le conflit s’est terminé sur la conclusion d’un accord officiel de la direction qui depuis a entamé des négociations.
À l’initiative de la grève, le nouveau syndicat, constitué en marge de la fédération traditionnelle FNPR en février 2007. Au début, l’enthousiasme aidant, 200 salariés, pour l’essentiel des transporteurs de la base centrale, ont adhéré au nouveau syndicat. Mais les discriminations et répressions aidant, surtout après la grève d’avertissement du 3 avril (à la suite de laquelle avait déjà été licencié le président du syndicat, Maksim Rochin), beaucoup ont pris peur et ont quitté la nouvelle organisation, malgré les résultats obtenus (augmentation du salaire, rallongement des congés payés).
Un militant ouvrier sous la torture brutale
M. Ramezan Alipour, un ouvrier militant de l’usine de canne à sucre de Haft Tappeh à Chouch, dans le sud de l’Iran, qui avait été enlevé par la police secrète le 5 novembre, se trouve actuellement soumis à des tortures physiques et mentales brutales. L’association des défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie en Iran qui rapporte la nouvelle le 8 novembre, indique aussi qu’il est gravement blessé au cou.
Ces derniers jours, la police secrète a violemment torturé M. Alipour pour le forcer à se confesser et à dénoncer d’autres ouvriers.
Tonic Emballage en grève
La chaîne de production est paralysée depuis hier. 3500 salariés descendent dans la rue.
Quelle est la goutte qui a fait déborder le vase? Un plan de restructuration proposé par la direction appelé «Plan de travail partiel». Il s’agit de travailler 15 jours sur 30 tout simplement avec un salaire réduit de moitié. Les salariés ont vu rouge. Ils ont réagi au quart de tour. «La majorité des salariés perçoivent environ 12.000DA, la vie est déjà suffisamment chère et difficile. On a du mal à boucler les fins de mois, qu’est-ce que cela sera avec 6000DA?», nous déclare Farid, un des grévistes.
Tout le monde connaît les déboires de Tonic Emballage: l’incarcération du directeur de la Sarl Tonic, Abdelghani Djerrar et ses démêlés avec la Badr, la Banque algérienne de développement rural. «Nous avons été à côté des responsables de Tonic, notre solidarité à leur égard a été sans faille», nous confie Rachid.
«Ils se sont enrichis sur notre dos», lâche-t-il amèrement. On est pris dans un tourbillon formé par une marée humaine. Je suis entouré, en une fraction de seconde, par des dizaines de travailleurs qui en ont gros sur le coeur. Suis-je devenu leur otage? Leur porte-parole? «Nous comptons sur vous pour transmettre notre message», me lancent-ils presque à l’unisson. «Notre grève est pacifique. Nous voulons que l’Etat algérien intervienne pour régler ce conflit, et si l’on doit partir, qu’on nous donne nos droits», me fait savoir Farid, un de mes principaux interlocuteurs.
Grève illimitée des employés du Group4 Securicor
La situation des salariés du «Group4 Securicor» va de mal en pis. L’opinion publique, qui s’attendait à un dénouement heureux du conflit social, est scandalisée par les violations des lois commises par la direction de la multinationale. Le «Comité de solidarité», qui vient d’être créé mardi 6 novembre 2007 et qui regroupe des représentants des forces vives de la nation (partis politiques, syndicats, organisations des droits de l’Homme…) veut dénoncer les tournures prises par ce conflit et sensibiliser l’opinion aux conditions de souffrance que vivent les centaines d’ouvriers du Group4 Securicor.
Aujourd’hui, compte tenu des décisions prises par la société de procéder à un licenciement collectif, il devient urgent de se mobiliser pour dénoncer l’arbitraire et l’injustice.
Group4 Securicor, connu mondialement pour ses pratiques inhumaines d’exploitation à l’égard de ses employés, risque de créer un précédent grave dans notre pays. L’ouverture au capital étranger ne doit en aucun cas se faire au détriment des droits des travailleurs et des classes laborieuses. L’ouverture aux investisseurs étrangers se doit de consolider les bonnes pratiques de gouvernance et de gestion des ressources humaines.
Vague de grèves dans la construction
La construction des stades pour la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud pourrait être affectée par un différend de paiement entre les ouvriers et leurs employeurs, a mis en garde dimanche le syndicat.
L’Union nationale des mineurs a déclaré que la grève, qui avait déjà suspendu les travaux du stade de Durban, devrait s’étendre à d’autres projets si leurs demandes pour avoir davantage de primes et un environnement de travail sûr ne seraient pas satisfaites lundi.
“Nous élargirons l’action de protestation à tous les projets de 2010“, a affirmé Bonginkosi Mncwade, un coordinateur du syndicat, cité par l’agence de presse sud-africaine Sapa.
1.200 ouvriers travaillant sur le chantier du stade de Durban sont en grève depuis mercredi pour revendiquer une prime de 1.500 rands (227 dollars) par mois, le salaire minimum dans le secteur de la construction, alors que les employeurs ne veulent donner que 500 rands.
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