Reprise à Sevelnord après une semaine de grève
Les salariés du fabricant automobile Sevelnord, filiale de PSA-Peugeot-Citroën basée à Hordain (Nord), ont repris le travail mercredi après une semaine de grève, sans avoir obtenu satisfaction sur leurs principales revendications, a-t-on appris auprès de la direction.
Les derniers grévistes ont décidé mardi la reprise du travail, bien que la direction n’ait pas accepté de leur attribuer une augmentation salariale immédiate ni de leur verser une prime de 1.200 euros net, réclamée en lien avec le succès des véhicules utilitaires G9.
La direction a accepté un démarrage des négociations salariales en décembre au lieu de janvier et l’octroi de primes pour les opérateurs travaillant en ligne et pour le port d’équipements de protection contraignants (20 à 60 euros). Sevelnord a également consenti une avance sur l’intéressement de 200 euros et l’organisation de réunions sur les conditions de travail.
Forte mobilisation des travailleurs contre la casse des retraites
Première épreuve d’ampleur sur le front social pour Nicolas Sarkozy depuis son élection, les grèves reconductibles lancées pour défendre les régimes spéciaux de retraite à la SNCF, la RATP, EDF et GDF ont été très suivies et ont fortement perturbé les transports publics. La situation du trafic ferroviaire et des transports parisiens était dans la matinée globalement pire que les prévisions faites par les entreprises.
A la SNCF, où la grève a commencé mardi soir à 20h00, le trafic n’était normal que sur l’Eurostar Paris-Londres, qui devait arriver pour la première fois à la gare de Saint Pancras, au coeur de la capitale britannique, et non plus à Waterloo. La circulation était limitée sur le Thalys Paris-Bruxelles.
Concernant les TGV et les Corail de Paris, seules étaient annoncées quelques rames dans la journée vers Lille. Toutes les autres dessertes étaient interrompues.
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