Solidarité Ouvrière

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Les grèves et manifestations de la 2ème quinzaine de novembre secteur par secteur

Voici les grèves et manifestations en cours ou à venir pendant la deuxième quinzaine du mois de novembre, secteur par secteur :

EDUCATION – Après une rencontre infructueuse avec le ministère de l’enseignement supérieur jeudi, l’UNEF a appelé à amplifier le mouvement. 32 universités étaient affectées vendredi, selon le ministère.

SNCF – Des assemblées générales de cheminots vendredi ont appelé à la poursuite du mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, notamment en Bretagne, au Mans, dans le Centre, à Bordeaux et en Normandie. La CFDT a suspendu sa participation au mouvement. Le trafic national SNCF restera “perturbé” ce week-end et sera “très réduit” en Ile-de-France, selon la SNCF.

RATP – Les assemblées générales des agents de la RATP ont décidé vendredi de reconduire la grève jusqu’à samedi, ou souvent lundi, a indiqué la CGT-RATP. Le taux de grévistes était de 23,3% vendredi. La direction de la RATP prévoit la poursuite des perturbations samedi.

FONCTIONNAIRES – Les huit organisations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU, Solidaires) appellent à la grève et à des manifestations le 20 novembre à 14H00 (place d’italie à Invalides) contre les réductions d’effectifs et pour les salaires.

– Education: les cinq fédérations de l’Education –FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education– se joignent à la grève.

– Défense: la FNTE-CGT appelle à “faire grève massivement”.

– Fonction publique hospitalière: appel à la grève de syndicats de médecins (AMUF, urgentistes) notamment et d’autres salariés dont la CGT et FO.

– Plusieurs organisations de lycéens et étudiants appellent à participer à cette mobilisation des fonctionnaires.

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novembre 17, 2007 Posté par xxx | 7) Répression, France | | Pas encore de commentaires

90 ans après la révolution d’Octobre 1917 : une haine de la révolution qui n’a pas disparu.

La commémoration du 90e anniversaire de la révolution d’Octobre en Russie a donné lieu à une série d’articles et d’émissions dans les médias. Leur point commun : chercher à opposer la révolution de Février, qui renversa le tsarisme, à celle d’Octobre 1917, qui renversa la bourgeoisie au profit des soviets ouvriers et paysans. Avec en prime, souvent, la volonté de faire croire qu’il y aurait une continuité, sinon une identité entre le léninisme et le stalinisme. Cela sur fond d’hostilité généralement déclarée à tout ce qui peut évoquer une révolution sociale triomphante.

La plupart ont décrit Octobre 1917 comme une « révolution en trompe-l’œil » (Le Figaro), un « étrange coup d’État » (Le Monde) perpétré par une minorité de bolcheviks. À les croire, la révolution d’Octobre serait « un grand mythe [qui relève] d’une réécriture soviétique de l’histoire » (Télérama, citant les auteurs du documentaire, 1917, la révolution russe diffusé par Arte).

Cette volonté de réduire la révolution d’Octobre à un coup de force minoritaire n’a rien à voir avec la réalité des faits, ni avec leur logique. Car, face à la formidable coalition de la bourgeoisie russe, de l’aristocratie et du corps des officiers blancs qui allaient déclencher la guerre civile, avec l’appui armé et financier des grandes puissances, comment une poignée de révolutionnaires aurait-elle pu s’emparer du pouvoir, et surtout le conserver, sans la participation active de millions d’ouvriers, de paysans, de déshérités ? Ce sont eux qui avaient abattu le tsarisme en Février. Et ce sont les mêmes, rejoints par d’autres, qui renversèrent le gouvernement provisoire issu de Février qui protégeait les intérêts de la bourgeoisie, pour instaurer leur propre pouvoir, celui des soviets.

L’art de ressusciter Lénine…

À cette question, pas un article, pas une émission n’a apporté de réponse. Aucun ne l’a d’ailleurs posée, car elle aurait jeté sur Octobre 1917 un éclairage qui n’a jamais été vraiment de mode.

S’il ne s’agissait que de juger du manque de sérieux de ces commentaires, il suffirait de rappeler comment, présentant un documentaire sur Trotsky, le supplément télévision du Monde a « informé » ses lecteurs. Lénine, y lisait-on, aurait expulsé Trotsky d’URSS… même si c’est Staline qui l’a fait, en janvier 1929, cinq ans après la mort de Lénine. Et cela alors que la plupart des compagnons de Lénine, qui avaient engagé la bataille contre le stalinisme, avaient été vaincus !

Pour certains commentateurs, mieux vaut ne s’embarrasser ni des faits, ni de la chronologie, quand il leur importe de tracer un trait d’égalité entre le bolchevisme et sa négation contre-révolutionnaire, le stalinisme.

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novembre 17, 2007 Posté par xxx | 4) Histoire et théorie | | Un commentaire

Les cheminots résistent à la trahison programmée par les syndicats

Jeudi, au troisième jour de la grève, massivement suivie, contre les attaques sur les retraites préparées par le gouvernement gaulliste du président Nicolas Sarkozy, des assemblées générales de cheminots se sont tenues dans toute la France et ont voté, à une écrasante majorité, la reconduction et l’amplification de la lutte.

Ces votes sont l’expression du rejet des trois piliers principaux de la réforme: l’allongement de la durée de cotisation, de 37,5 annuités à 40, pour pouvoir jouir d’une retraite à taux plein, la décote en cas de retraite anticipée et l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, ce qui était plus avantageux.

Les travailleurs qui participaient à ces assemblées générales ont exprimé une grande méfiance vis-à-vis des actions entreprises par les directions syndicales et un ressentiment tout particulier envers la proposition de Bernard Thibaut, secrétaire général de la CGT (Confédération générale du travail) qu’il y ait des négociations branche par branche dans le cadre de la réforme. Cette proposition revient, de fait, à reconnaître la destruction des régimes spéciaux (retraites spéciales accordées de longue date aux travailleurs dans des métiers particulièrement pénibles) et à collaborer à la mise en place de la réforme de Sarkozy.

Le WSWS a participé à une assemblée générale de grévistes à la Gare du Nord, à Paris. Il s’y trouvait des conducteurs de train, du personnel d’accueil, des contrôleurs et aussi une délégation des ateliers Le Landy de la Seine-Saint-Denis, au nord de Paris.

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novembre 17, 2007 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires

Une loi de réquisition contre les infirmières

Le gouvernement finlandais a opposé une loi de réquisition, adoptée, vendredi 16 novembre, au Parlement, à 12 000 infirmières qui menacent de démissionner lundi 19, en cas d’échec de leurs négociations salariales.Le texte, adopté au Parlement avec 113 voix contre 68, doit permettre de forcer un certain nombre de soignantes à travailler même si elles décident de quitter leurs fonctions. Cela afin qu’un service minimum soit garanti pour les patients qui en ont le plus besoin, a expliqué Merja Kivinen, porte-parole du Parlement.

Tehy, le syndicat représentant les infirmières, demande 24 % d’augmentation salariale pour les deux ans et demi à venir. Les municipalités, qui sont les employeurs des soignantes, proposaient 9 % d’augmentation au total pour les employés municipaux et avaient accepté une rallonge de 2,6 % pour les employés du secteur des soins, mais le syndicat demande 15 % supplémentaires.

POURSUITES JUDICIAIRES

Il avance que le revenu moyen des personnels soignants en Finlande n’atteint que 83 % du salaire moyen de cette catégorie dans les pays de l’OCDE. Il demande que le revenu minimum des infirmières et physiothérapeutes s’élève, après augmentation, à 2 190 euros.

Les infirmières, qui envisagent de rendre leurs blouses lundi, ont choisi la voie de la démission collective car elles estiment que le service minimum applicable lors d’une simple grève affaiblit leur démarche.

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novembre 17, 2007 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Finlande | | Pas encore de commentaires

L’Opéra de Paris en grève aussi

L’Opéra de Paris a annoncé samedi qu’en raison d’une grève de ses personnels qui bénéficient, comme les cheminots, d’un régime spécial de retraite que le gouvernement veut réformer, “Tosca” (Puccini) serait joué samedi sans décors, le ballet “Casse-noisette” étant annulé dimanche.Plusieurs syndicats, qui avaient appelé à la grève les près de 1.700 salariés permanents de l’Opéra de Paris, ont suspendu leur mouvement, mais le syndicat Sud-spectacle, hostile à l’aménagement de la réforme proposé par la direction, et bien implanté parmi les machinistes et éclairagistes a de son côté maintenu son mot d’ordre.

L’Opéra Bastille jouera donc samedi soir “Tosca” de Puccini en version de concert, sans décors et avec les seuls costumes.

Et la poursuite de la grève par une partie du personnel technique de plateau à l’Opéra de la Bastille contraint la direction à annuler la représentation du ballet “Casse-Noisette” de Noureïev programmée dimanche en matinée.

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novembre 17, 2007 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | 3 commentaires