Le gouvernement doit immédiatement choisir : protéger la vie d’une jeune femme ou être complice d’un « crime d’honneur » ?
R.M Qab, 19 ans, risque d’être prochainement tuée par son frère, qui promis publiquement qu’il l’assassinerait au nom de « l’honneur ». R.M est une des deux femmes dont Nesasy a récemment parlé.Depuis, nous avons fait de notre mieux pour sauver les vies de ces deux femmes, même si le gouvernement a ignoré leur situation à tel point que l’on peut parler de tolérance de sa part pour les crimes d’honneur.
La semaine dernière, bien des choses ont changé. Une des deux jeunes femmes a finalement pu épouser l’homme qu’elle aimait et qu’elle voulait, et elle a été relâchée de détention pour le rejoindre dans un endroit inconnu.
Mais la deuxième jeune femme est toujours détenue, et maintenant que la famille a retiré sa frauduleuse plainte contre elle pour vol, elle devrait être libérée par la loi.
Le problème c’est que bien que le frère ait publiquement annoncé qu’il la tuera pour « restaurer l’honneur de la famille », le tribunal prévoit de la libérer pour la remettre directement à sa famille. En d’autres mots, le tribunal l’enverrait alors à une mort certaine !
Le juge chargé de l’affaire doit faire face à un difficile dilemme. D’un côté il y a la famille avec ses traditions solidement ancrées et les membres de la communauté locale qui font tous pression pour que RM soit envoyée dans sa famille afin que le frère puisse commettre le meurtre qu’il a promis. De l’autre, ses positions morales et son sentiment de l’éthique lui interdisent de mettre en danger la vie d’une citoyenne. Il sait tout à fait que toute garantie que la famille pourrait donner quant à la sécurité de la fille ne serait qu’un chiffon de papier. Il sait tout à fait qu’elle sera assassinée. Jusqu’à présent, il n’a pas encore clairement décidé ce qu’il fera.
Le juge pensait libérer RM, mais il a aussi compris que ce serait la livrer à sa famille qui a promis qu’aucun mal ne lui sera fait.
Ce serait alors très dangereux. Lors de précédents « crimes d’honneur » des familles avaient déjà donné de telles (fausses) garanties quant à la sécurité de leurs filles. Et cela ne les a jamais empêché de les tuer lors de leur libération, comme ce fut par exemple le cas pour la jeune Ezzo, âgée de 15 ans.
Violences islamistes à Gaza
Une organisation de défense des droits de l’homme a accusé le Hamas d’avoir fait usage “d’une force excessive et indiscriminée” lors d’un rassemblement lundi à la mémoire de Yasser Arafat, qui a fait 8 morts à Gaza, et a demandé une enquête indépendante.”Il est peut-être impossible de savoir comment les violences armées ont débuté, mais les forces du Hamas ont clairement usé d’une force excessive et indiscriminée après leur déclenchement“, a indiqué Sarah Leah Whitson, directrice de la région Moyen-Orient pour Human Rights Watch (HRW).
HRW publie sur son site internet un rapport avec des témoignages accusant des miliciens du Hamas d’avoir délibérément et aveuglément tiré sur la foule.
Saluant l’ordre donné par le Premier ministre limogé du Hamas, Ismaïl Haniyeh, de créer une commission d’enquête, HRW a appelé les responsables du mouvement à la conduire de manière “indépendante”.
“Cette commission doit être réellement indépendante et composée de membres respectés et non partisans“, a ajouté la responsable de HRW.
“L’enquête doit donner lieu à des poursuites contre tous les membres des forces de sécurité (du Hamas) ou du Fatah qui ont violé la loi“, insiste-t-elle.
Sept Palestiniens avaient été tués lundi et environ 130 blessés, dont des femmes et des enfants, par les tirs du Hamas lors de heurts qui ont éclaté alors que des centaines de milliers de manifestants se dispersaient après un grand rassemblement à Gaza pour commémorer le troisième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Une huitième personne a succombé à ses blessures mercredi.
Manifestation du 20 novembre
- NOUS VOULONS UN SERVICE PUBLIC RÉPONDANT MIEUX AUX BESOINS DE TOUTE LA POPULATION
- - NOUS EXIGEONS LE MAINTIEN DU POUVOIR D’ACHAT DE TOUS ET UNE REFONTE DE LA GRILLE INDICIAIRE
- NOUS VOULONS UN SERVICE PUBLIC RÉPONDANT MIEUX AUX BESOINS DE TOUTE LA POPULATION- NOUS VOULONS LA QUALITÉ ET L’EFFICACITÉ DES SERVICES PUBLICS ET LA FIN DE LA PRÉCARITÉ
- POUR TOUS LES SALARIÉS UN TAUX DE 75 % À 60 ANS POUR 37 ANNUITÉS ET DEMI
A Paris, manifestation le 20 novembre, 14 heures Place d’Italie
Manifestations dans tous les départements
Explosion dans une mine : 17 morts et 14 disparus

Le charbon est cher… mais la vie du prolétaire est bon marché.
Une explosion de méthane dans une mine de charbon de Donetsk, en Ukraine, a fait 17 morts et 14 disparus, rapportent les autorités.
L’explosion s’est produite vers 3h00 du matin à plus de 1.000 mètres de profondeur dans la mine de Zasiadko, alors que 457 mineurs étaient dans les galeries, a précisé le ministère ukrainien des Situations d’urgence.
Les équipes de secours ont jusqu’ici ramené à l’air libre 297 mineurs.
Les accidents sont fréquents dans les mines de charbon d’Ukraine, dont beaucoup datent du milieu du XIXe siècle.
Lutte des ouvriers intérimaires chez Plastic Omnium
Le blocage du site bruaysien de Plastic Omnium a pris fin vendredi soir, vers 22 h, après les négociations entre les intérimaires et les responsables des agences d’intérim. Des solutions de formation et de reclassement pourraient leur être proposées.
« Plastic Omnium s’est retranché sur les boîtes d’intérim avec qui elle travaille depuis un an et demi pour mettre fin au mouvement », reprochait hier Olivier Grevet, membre du comité d’entreprise CGT et du collectif exécutif fédéral des industries chimiques.
Si la rencontre de vendredi soir entre les syndicats, la centaine d’intérimaires et la direction n’a pas débouché sur un accord officiel, elle a au moins eu le mérite de calmer les esprits.
Pour un temps. « Les responsables des agences Vediorbis et Critt intérim à Béthune leur ont proposé un processus individuel de reclassement dans d’autres entreprises. La direction s’est engagée à leur payer leur 13e mois », précisait le délégué syndical.
SNCF : « Il y a de plus en plus de grévistes aux assemblées »
Anissa Ali-Abdallah, guichetière à la SNCF, s’est organisée avec ses collègues pour le week-end.
Entre le premier piquet de grève, mercredi à l’aube, et hier soir, Anissa dormi sept heures. Coca-cola et vitamine C : la seule recette qui vaille. « Mais le vrai truc qui me fait tenir, c’est la motivation. » Et elle ne s’essouffle pas, comme chez ses « camarades » de SUD Rail et de la CGT.
Lors de l’AG des guichetiers de la gare de Lyon, hier, à l’initiative de la CGT, les cheminots se sont mis d’accord sur une motion adressée au ministre et à la présidente de la SNCF. La première version parle de « négociations ». Après plusieurs interventions de militants SUD Rail, la seconde est plus radicale, rappelant le refus des trois axes de la réforme. « La première copie n’était pas claire, sur les 40 annuités, la décote et l’indexation des retraites sur les prix », explique Anissa.
Pendant qu’un convoi remet la lettre au directeur de l’établissement, qui transmettra à la direction, Anissa rejoint, comme à son habitude, l’AG des « mécanos ». « Il y a de plus en plus de grévistes aux assemblées, les gens s’éveillent ».
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

