Grève des machinistes de Broadway
Les machinistes de Broadway (New York) en grève ont passé le week-end à négocier avec la Ligue des producteurs de théâtre, pour trouver une issue à la crise qui coûte près de 2 millions de dollars par jour à l’industrie du spectacle, ont annoncé dimanche les medias new-yorkais.A 20H00 locales dimanche (01H00 GMT lundi), les pourparlers qui se sont tenus ces deux derniers jours dans un hôtel de Manhattan n’avaient toujours pas abouti mais se poursuivaient, selon la chaîne de télévision locale NY1.
La Ligue des producteurs de Théâtre, qui compte plus de 600 membres aux Etats-Unis, et le syndicat des machinistes, avaient commencé leurs négociations en juin en vue du renouvellement de la convention collective.
Ce syndicat, qui représente de 350 à 500 machinistes de Broadway, considère que les propositions de la Ligue sont insuffisantes notamment pour ce qui concerne les garanties minimum d’emploi.
La Ligue, qui souhaite instaurer plus de souplesse dans les embauches et la durée des contrats temporaires, a affirmé avoir offert une hausse salariale de 16% sur cinq ans plus une prime de 10%.
Les deux parties essayent de trouver une solution à la crise avant la période des fêtes, qui commence cette semaine aux Etats-Unis avec les célébrations de “Thanksgiving” jeudi. Des dizaines de milliers d’Américains viennent passer de longs week-ends à New York, où la soirée au “music-hall” est un rituel.
Seuls quelques spectacles ne sont pas affectés par la grève, tels “Mary Poppins”, “Mauritius” “Cymbeline” mais aussi le tout nouveau “Jeune Frankestein” du réalisateur et comédien Mel Brooks, car leurs machinistes ne sont pas membres du syndicat “Local One” qui a appelé à la grève.
A la SNCF et à la RATP, les AG votent la reconduction de la grève
Les premières assemblées générales (AG) de cheminots ont reconduit “massivement” la grève, lundi 19 novembre, au sixième jour du conflit à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux. “Les AG qui se sont tenues lundi matin étaient plus massives que celles de vendredi. Elles ont duré plus longtemps du fait des annonces de ce week-end et ont toutes reconduit la grève pour 24 heures à quelque 96 % des participants”, a déclaré Eric Falempin, secrétaire général de FO.
Le secrétaire général de la CGT cheminots Didier Le Reste a déclaré, lundi, avoir “restitué des éléments nouveaux [aux cheminots] qui doivent se les approprier, débattre et décider des suites du conflit” en assemblées générales.
“MARDI NOUS SOUHAITONS UNE CONVERGENCE DES LUTTES”
A la RATP, les assemblées générales, qui se sont tenues lundi matin, ont toutes reconduit la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite pour 24 heures, ont indiqué les deux premiers syndicats de l’entreprise de transports, la CGT et l’UNSA. Selon la CGT, certaines assemblées envisagent de suspendre le mouvement pendant les négociations qui doivent commencer mercredi matin.
Dubaï, l’eldorado rêvé devenu le “bagne” des ouvriers des chantiers de construction
Ils ont repris le travail. Sous la menace, la contrainte, la peur. Sans rien savoir, pour la plupart, des gains obtenus à la suite de leur cinq, neuf, voire onze jours de grève sur les chantiers de construction de Dubaï. En soldats résignés ils ont remis leur uniforme de chantier pour ériger des tours toujours plus hautes et des marinas extravagantes. L’émirat et les promoteurs respirent. Mais pour les 700 000 ouvriers venus d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh ou du Sri Lanka, les conditions de vie et de travail n’ont peu ou pas changé, justifiant, pour les associations des droits de l’homme, l’appellation d’“esclavage moderne”.Combien étaient-ils à faire grève ? Des dizaines de milliers sans aucun doute. Impossible d’avoir un chiffre précis. Etat et employeurs refusent toute communication sur les conflits en cours et l’absence de syndicats (interdits aux Emirats) renforce l’opacité du système. Tout juste le directeur général d’Arabtec, grosse entreprise de construction, a-t-il admis, le 12 novembre, que les 40 000 ouvriers de sa compagnie avaient repris le travail après l’obtention d’une “juste” augmentation de salaire pour compenser la faiblesse du dollar. La presse n’aide guère, qui se contente de relayer les communiqués de l’agence de presse officielle (WAM) ou de la police laquelle, la veille, annonçait l’expulsion de 200 grévistes, accusés d’avoir fomenté des violences.
Il faut se rendre sur les chantiers pour avoir une idée du désarroi de ces ouvriers immigrés qui ont rêvé de Dubaï comme d’un eldorado, se sont lourdement endettés pour payer visas, voyage, service de recrutement à des agences souvent illégales, et déchantent aujourd’hui dans ce coin de désert devenu, selon qu’on est touriste ou maçon, Las Vegas ou le bagne. Rajee, 24 ans, est venu de la province indienne du Kerala il y a dix-huit mois. Dubaï c’était son rêve absolu. Dans son village, toutes les familles avaient au moins un parent à tenter l’aventure et trois de ses cousins avaient ouvert le chemin. Deux sont revenus dans des cercueils. L’un a été écrasé sous la dalle de béton d’une tour en construction. L’autre s’est pendu au ventilateur de son dortoir. Le troisième est rentré au village en vainqueur. Il a fourni la dot de ses deux soeurs, s’est marié et installé comme garagiste. Rajee en a fait son héros. “Pour être riche un jour, il n’y a que Dubaï !, dit-il. Enfin, c’est ce que je croyais !”
Mardi 20, tous ensemble en grève et dans la rue !
C’est au nom de « l’équité » que Sarkozy, Fillon et consorts prétendent mener le combat contre les « régimes spéciaux » de retraite. Il n’aura pourtant échappé à personne qu’en faisant voter 15 milliards supplémentaires de réduction d’impôt pour les plus fortunés, qu’en octroyant une augmentation de 206 % de salaire, ou plutôt de son argent de poche à Sarkozy, qu’en fermant les yeux sur l’enrichissement frauduleux de son copain Lagardère qui faisait supprimer des dizaines de milliers d’emplois chez Airbus, le nouveau président et son gouvernement n’en avaient vraiment rien à faire de l’équité. Et ils n’en sont pas à une escroquerie près, quand ils proclament « travailler plus pour gagner plus ».
Les cheminots, les agents de la RATP, les gaziers et les électriciens, n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin pour comprendre qu’on veut les faire travailler plus pour gagner moins. Et tous les autres travailleurs peuvent aussi comprendre qu’ils sont aussi dans la ligne de mire et concernés par cette offensive. Non seulement parce que le gouvernement après les « régimes spéciaux », a programmé un nouveau coup contre toutes les retraites, en prolongeant encore la durée de cotisation à 41 et 42 ans, en fait en réduisant les pensions. Mais aussi parce ce gouvernement prépare de nouvelles mesures pour faciliter les licenciements, faire baisser les salaires et réduire les allocations de chômage, s’en prendre aux possibilités de se soigner en instaurant de nouvelles franchises sur les remboursements.
L’équité ce serait le rétablissement à 37,5 ans pour tous, comme avant la réforme Balladur pour le privé. Pourquoi faudrait-il que l’augmentation formidable des richesses de ces dernières dizaines d’années se traduise par un allongement de la durée du travail et un appauvrissement des salariés et des retraités ? Pour que les actionnaires et les patrons puissent s’engraisser encore davantage ?
L’équité ce serait une autre répartition des richesses et tout d’abord l’augmentation de tous les salaires d’au moins 300 € pour tous. Ne serait-ce que pour rattraper l’augmentation du coût de la vie, qui se fait particulièrement sentir sur les produits de première nécessité, la nourriture, l’essence, les loyers, les charges. Ce serait l’interdiction des licenciements, en particulier dans les entreprises qui font des profits. Ce serait la suppression des contrats précaires.
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