Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Les ouvriers du CMA occupent la rue

« Nous ne cherchons pas à créer des troubles, nous réclamons tout simplement qu’on nous reverse nos salaires. Nous avons des enfants à nourrir ».

Plus de trois cents ouvriers du complexe machinisme agricole (CMA) ont bloqué, hier matin, la circulation automobile au niveau de la rocade ouest, réclamant le versement de leurs arriérés de salaire et la reprise de la production. En effet, les protestataires ont occupé, vers 9 h, la route durant presque une demi-heure pour faire entendre leurs voix et attirer l’attention des autorités locales sur la situation catastrophique dans laquelle s’enlise inexorablement l’entreprise. Action qui a abouti à la paralysie de l’axe routier périphérique menant vers la ville d’Oran. Il a fallu, d’ailleurs, l’intervention des brigades anti-émeutes pour disperser la foule, sans incidents notables.

« Nous ne cherchons pas à créer des troubles, nous réclamons tout simplement qu’on nous reverse nos salaires. Nous avons des enfants à nourrir », nous interpelle un groupe de travailleurs. La veille déjà, les protestataires avaient assiégé la direction générale et observé un sit-in pour exiger le versement de près de 8 mois d’arriérés de salaires.

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novembre 22, 2007 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Algérie | | Pas encore de commentaires

Catastrophe naturelle et catastrophe sociale

Le cyclone Sidr qui a traversé le Bangladesh jeudi 15 novembre a fait des milliers de morts et des millions de sans-abri. Ces derniers, souvent coupés du monde, soit qu’ils soient encerclés par les flots, soit qu’aucune route ne soit plus praticable, n’ont plus ni vivres ni eau potable. Aussitôt la catastrophe connue, les organismes internationaux et les grandes puissances ont envoyé, en sus de leurs condoléances, des « aides humanitaires ».

La charité, voilà ce que ceux qui possèdent tout proposent à ceux qui n’ont plus rien. Le reste du temps, lorsque les pays impérialistes s’intéressent au Bangladesh, c’est pour profiter des salaires de misère des ouvriers du textile (80 % des exportations du pays) et des producteurs de jute, pour exiger que le système bancaire soit privatisé, pour soutenir un régime d’état d’urgence apte à réprimer les grèves, pour vendre des armes aux militaires. Pour « sortir le pays de la pauvreté » (40 % des 144 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour) les puissants de ce monde disent compter sur les ONG et le «  micro-crédit », c’est-à-dire sur une charité chichement accordée. Pour prévenir les conséquences des catastrophes naturelles, ils ne proposent rien et espèrent sans doute en la clémence divine.

Pourtant des cyclones dévastent régulièrement le Bangladesh dont, de plus, un tiers du territoire est situé en zone inondable. En 1970 il y eut 500 000 victimes et 138 000 en 1991. Mais la population continue à vivre dans des cabanes emportées au premier coup de vent, inhabitables à la moindre montée des eaux, à être soumise à des aléas climatiques que l’on peut pourtant prévoir et dont on peut se protéger. À condition d’y mettre les moyens !

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novembre 22, 2007 Posté par xxx | 6) Leur société, Bangladesh | | Pas encore de commentaires