Group 4 Securicor : le mouvement des employés continue
Depuis le 11 octobre, la direction de G4S-Maroc s’obstine à faire la sourde oreille aux revendications des salariés de cette multinationale de gardiennage et de transport de fonds. Elle continue à opposer une fin de non-recevoir aux représentants des travailleurs et à leurs revendications, en particulier la réintégration des 500 salariés licenciés dans le cadre de la « restructuration » de l’entreprise et la mise en sécurité des convoyeurs de fonds et des employés.
Comme le dénonçait le syndicat UMT, « les fourgons blindés utilisés dans le transport des fonds au Maroc ne sont autres que le matériel amorti en Europe, les fonds sont souvent transportés dans des voitures légères, la société n’utilise que deux transporteurs alors que le minimum requis internationalement est de trois. [...] Les fonds sont transportés dans des sacs en plastique ». Il ajoutait que « les travailleurs ont perdu quatre de leurs camarades (décédés par faute de la quasi-absence de maintenance du matériel) [dans des accidents de la circulation], d’autres sont devenus des invalides ».
Après quatre licenciements annoncés le 26 octobre, pour faits de grève, plusieurs travailleurs et militants syndicaux ont entamé le 29 octobre une grève de la faim, campant jour et nuit devant le siège de la société à Casablanca.
Rassemblement féministe à Paris
Rassemblement ce samedi de quelques centaines de personnes près de la place Vendôme, dans l’espoir d’une loi-cadre contre les violences envers la femme.
À la veille de la Journée internationale contre la violence envers les femmes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi près de la place Vendôme à Paris pour demander une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Benoîte Groult, romancière féministe, était d’ailleurs de la partie.
“Nous avons décidé de nous rassembler près du ministère parce que nous avons beaucoup de choses à demander à la justice : nous voulons une loi-cadre contre les violences faites aux femmes à l’instar de celle adoptée en Espagne fin 2004″, a déclaré Suzy Rojtman, une des porte-parole du CNDF (Collectif national pour les droits des femmes).
Banderoles déployées, masques canins sur le visage, plusieurs militantes de l’association féministe Les Chiennes de garde étaient campées devant une joaillerie du bout de la rue de la Paix. “Violées, battues, harcelées, les femmes en ont assez !”, ont notamment scandé les participantes, limitées par des barrières derrière lesquelles se tenaient des CRS.
Manifestations contre la violence faite aux femmes
Plusieurs manifestations ont eu lieu ce week-end en en Suisse et dans le monde à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. A Genève, une trentaine de personnes se sont réunies samedi sur la Place du Bourg de Four.
Autour de la statue de Clémentine, dédiée aux indignations et aux témoignages, elles ont exprimé leur tristesse et leur révolte face à ces violences. Martine Sumi, conseillère municipale socialiste en Ville de Genève et membre de la Marche mondiale des femmes a rappelé qu’en Suisse, 28 femmes en moyenne sont tuées chaque année dans un contexte domestique, dont 6 à Genève.
Il faut donc à la fois lutter contre la banalisation de ces crimes et donner des moyens aux organisations qui viennent en aide aux femmes battues, a revendiqué Mme Sumi.
Journée internationale contre la violence faite aux femmes
Samedi 24 novembre à Eilat, un garde-frontière a ouvert le feu sur sa petite-amie et sur une autre femme avant de se tirer dessus. Tous trois ont été transportés à l’hôpital Yoseftal. Selon les autorités médicales, la jeune fille est dans un état grave, tandis que la femme et le garde-frontière sont moyennement atteints. (…)
Une des victimes a été atteinte au pied, et la seconde à l’estomac et à la main.
L’incident a eu lieu à la veille de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, marquée dimanche dans le monde entier.
En Israël, 28 femmes ont été tués depuis janvier, soit 7 de plus qu’en 2006 à la même époque. Les victimes comprennent les femmes tuées par leurs maris, ex-maris, partenaires ou tout autre membre de la famille, ainsi que les meurtres à caractère sexuel et les “crimes d’honneur” qui frappent la communauté arabe.
Des ouvriers hébergés sous une tente
A Périgueux une enquête a été ouverte : six ouvriers polonais, employés pour construire un chalet à La Chapelle-Faucher (Dordogne), avaient été hébergés pendant une dizaine de jours sous une tente, a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire.
“D’après les premiers éléments réunis, il y a matière à considérer qu’il s’agit là d’une infraction de fourniture à personne vulnérable d’hébergement contraire à la dignité humaine“, a indiqué le vice-procureur de Périgueux, Frédéric Bernardo.
Les six ouvriers, dont le chef de chantier, âgés d’une trentaine d’années, étaient hébergés sur le chantier “dans une tente dont le sol était recouvert de laine de verre et d’une bâche plastique sur laquelle étaient jetés des matelas pneumatiques et des sacs de couchage“, a-t-il expliqué.
“Dans une tente voisine, constituée d’une simple bâche, se trouvait le lieu d’alimentation“, a-t-il ajouté.
Construire la Grève Interprofessionnelle Reconductible
Pour gagner sur les revendications fondamentales que le syndicalisme de classe met en avant (salaires, emplois, sécurité sociale, retraites, services publics), il n’y a qu’une seule issue : mettre le rapport de force à la hauteur nécessaire face aux patrons et à l’Etat. Mais le syndicalisme est en état de paralysie sur la stratégie à mener. Le corporatisme pèse comme jamais. C’est la grève interprofessionnelle reconductible qu’il nous faut préparer. C’est notre seul moyen de gagner. C’est le seul vrai rapport de force comme nous l’enseigne l’expérience du syndicalisme de classe.
Il faut prendre ses responsabilités !
Cette grève interprofessionnelle reconductible ne sortira pas des directions confédérales. Leur rôle devrait être de mettre en œuvre des orientations et des perspectives qui unifient tous les salariés, qui font converger les luttes et les revendications, par des initiatives communes. Est-ce le cas aujourd’hui ? NON. Pourquoi ? Pour deux raisons.
D’abord il est clair que les directions confédérales ne veulent pas de cette stratégie de classe qui a comme perspective la grève interprofessionnelle et reconductible. Elles sont paralysées par la peur du vide politique à gauche : l’ex-gauche plurielle est plus que jamais intégrée au système ! Et à l’extrême gauche, c’est pas mieux. Pour le CSR, ce n’est pas un problème, mais plutôt une chance. Le syndicalisme doit mener la lutte des classes par lui-même et ne pas déléguer aux partis politiques. La pertinence de la Charte d’Amiens est à nouveau posée. Après de multiples expériences désastreuses qui peut encore croire qu’un changement social viendra d’une dynamique institutionnelle et étatique ? Les victoires historiques gagnées par la CGT nous démontrent l’inverse. Les victoires sociales se gagnent sur le terrain social !
Saria entame son douzième jour de grève
La grève continue, ce lundi, au site Saria industries de Beuvry. L’ensemble des trente salariés négocieront à nouveau avec leur direction.
Douzième jour de grève pour les trente salariés de l’entreprise spécialisée en équarrissage (ramassage, entre autres, des cadavres d’animaux chez les éleveurs, bouchers…). La société a un projet de cession du site avec son concurrent, le groupe Caillaud.
Les salariés craignent à terme la fermeture de leur entreprise à Beuvry et la perte de leur emploi. Depuis une semaine, ils négocient avec leur direction. Ils devaient à nouveau s’accorder, vendredi, sur le montant d’une prime de transfert mais les échanges se sont soldés par un échec.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

