Manifestation pour l’unité du pays : L’union fait la force… mais pour quoi faire ?
Dimanche 18 novembre, 35 000 manifestants, selon la police, ont défilé dans les rues de Bruxelles « pour l’unité de la Belgique », et exprimé leur désarroi devant les conflits communautaires avivés depuis plus de cinq mois par les politiciens chargés de former le futur gouvernement.
Cette manifestation est la suite d’une pétition lancée sur Internet par une habitante de Liège, qui a récolté 135 000 signatures sous le texte suivant : « Nous, Belges de naissance, de cœur ou d’adoption, demandons que les hommes politiques respectent notre pays ! Et son Unité. Notre pays est trop petit, à l’heure de l’Europe, pour être divisé. Nous, Belges de toutes les Régions et de toutes les Communautés, demandons aux hommes politiques de s’occuper des vrais problèmes tels que emploi, sécurité, santé, bien-être, l’environnement… sans gaspiller leur temps et NOTRE argent à des querelles qui ne concernent qu’une petite minorité. L’Union fera notre force ! »
Les médias flamands avaient beaucoup moins couvert l’événement, ce qui peut expliquer la plus faible participation flamande, alors que tout indique que les partisans de la scission dans la population ne sont guère plus nombreux au nord du pays qu’au sud.
D’autre part le président du Parti Socialiste Elio Di Rupo et la présidente du CDH (Centre Démocratique Humaniste) Joëlle Milquet – deux partis francophones – ont pu participer à la marche soi-disant « en tant que citoyens », en fait en représentants du gouvernement wallon, alors que tous deux rendent régulièrement responsables de la crise « les Flamands ».
Grève à l’usine Ford, le signe d’une reprise de la lutte des travailleurs
Les travailleurs de l’usine Ford de Vsevolojsk dans la région de Saint-Pétersbourg ont mené le 6 novembre, la veille du 90e anniversaire de la Révolution d’Octobre de 1917, une grève d’avertissement d’une journée. Cette action est symptomatique de la reprise d’une lutte combative de la classe ouvrière russe.
La grande majorité des ouvriers de l’usine, quelque 1700 sur 2300, ont participé au blocage de la chaîne de montage.
Les revendications des travailleurs incluent une augmentation de salaire et un aménagement plus humain de l’horaire de travail notamment une réduction d’une heure pour le travail de nuit.
Le représentant syndical, Aleksei Etmanov, a dit que si la direction n’acceptait pas les revendications des ouvriers, le syndicat relancerait le 20 novembre une autre grève, éventuellement une grève indéfinie.
Actuellement les ouvriers de l’usine Vsevolozhsok gagnent entre 16 000 et 25 000 roubles (600-1000 dollars) par mois. Ils réclament que le salaire moyen passe à 28 000 roubles (1100 dollars) par mois.
Volvo-Gand : Grève de l’équipe de nuit
L’équipe de nuit de l’usine Volvo Cars Belgium s’est croisé les bras de manière inattendue mardi soir, a fait savoir le porte-parole de l’entreprise. Les 500 travailleurs redoutent une disparition à court terme du travail de nuit alors qu’une décision du siège social suédois du groupe sur le sort de l’équipe de nuit est attendu pour ce mercredi.
La grève de cette nuit n’avait pas été annoncée. “Je pense que les travailleurs ont arrêté le travail en raison de l’incertitude qui règne quant à la façon dont va se procéder notre diminution de production”, a ajouté le porte-parole Mark De Mey.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

