Socialisme ou Barbarie ?
Alors que, partout, se développe la barbarie de l’impérialisme pourrissant, ces quelques extraits de “La Crise de la social-démocratie“, écrit par Rosa Luxemburg en 1915, au coeur de la première guerre mondiale, sont d’une brûlante et cruelle actualité.
Finie l’ivresse. Fini le vacarme patriotique dans les rues, la chasse aux automobiles en or ; les faux télégrammes successifs ; on ne parle plus de fontaines contaminées par des bacilles du choléra, d’étudiants russes qui jettent des bombes sur tous les ponts de chemin de fer de Berlin, de Français survolant Nuremberg ; finis les débordements d’une foule qui flairait partout l’espion ; finie la cohue tumultueuse dans les cafés où l’on était assourdi de musique et de chants patriotiques par vagues entières ; la population de toute une ville changée en populace, prête à dénoncer n’importe qui, à molester les femmes, à crier : hourra ! et à atteindre au paroxysme du délire en lançant elle-même des rumeurs folles ; un climat de crime rituel, une atmosphère de pogrome, où le seul représentant de la dignité humaine était l’agent de police au coin de la rue.
Le spectacle est terminé. Les savants allemands, ces « lémures vacillants », sont depuis longtemps, au coup de sifflet, rentrés dans leur trou. L’allégresse bruyante des jeunes filles courant le long des convois ne fait plus d’escorte aux trains de réservistes et ces derniers ne saluent plus la foule en se penchant depuis les fenêtres de leur wagon, un sourire joyeux aux lèvres ; silencieux, leur carton sous le bras, ils trottinent dans les rues où une foule aux visages chagrinés vaque à ses occupations quotidiennes.
Dans l’atmosphère dégrisée de ces journces blêmes, c’est un tout autre choeur que l’on entend : le cri rauque des vautours et des hyènes sur le champ de bataille. Dix mille tentes garanties standard ! Cent mille kilos de lard, de poudre de cacao, d’ersatz de café, livrables immédiatement, contre payement comptant ! Des obus, des tours, des cartouchières, des annonces de mariage pour veuves de soldats tombés au front, des ceinturons de cuir, des intermédiaires qui vous procurent des contrats avec l’armée – on n’accepte que les offres sérieuses ! La chair à canon, embarquée en août et septembre toute gorgée de patriotisme, pourrit maintenant en Belgique, dans les Vosges, en Masurie, dans des cimetières où l’on voit les bénéfices de guerre pousser dru. Il s’agit d’engranger vite cette récolte. Sur l’océan de ces blés, des milliers de mains se tendent, avides de rafler leur part.
Grève générale le 9 janvier ?
Une grève générale illimitée dans le pays. C’est ce que promettent le “Front unitaire” et l’Intersyndicale à compter du 09 janvier. Les responsables de syndicats de travailleurs menacent de passer à l’action en cas d’échec des négociations avec l’Etat, prévues à partir du vendredi quatre janvier. Telle est la principale conclusion de la conférence de presse des centrales syndicales,tenue ce jeudi matin au siège de l’Unsas.
Par la voix de son porte parole du jour, Ibrahima Sarr secrétaire général de la Confédération démocratique des syndicats libres du Sénégal ( Cdsl), le Front unitaire et l’Intersyndicale des centrales, menacent de faire « de Dakar une ville morte, et l’étendre à l’ensemble des régions du Sénégal en cas d’échec des pourpparlers avec le gouvernement et le patronat ». L’Etat entame à partir du 4 janvier des négociations avec les syndicats de travailleurs.
Le Front Unitaire et l’Intersyndicale des centrales qui regroupe 17 Centrales syndicales, brandissent une plate-forme revendicative autour de 4 points essentiels que sont : l’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais, l’augmentation des salaires, la réforme de textes juridiques comme la convention nationale interprofessionnelle, la loi sur le travail journalier et celle régissant la presse, ainsi que la relance des entreprises en difficulté et le règlement des droits des travailleurs.
Vers une grève à la fourrière de Bordeaux
“Ils ne nous ont rien proposé.” C’est le constat d’un trois représentants des salariés, délégué CGT, à la sortie des négociations organisées jeudi matin avec Bernard Seurot, vice-président de la CUB en charge du personnel.
Le motif : une prime de 200 euros amenée à disparaître des revenus des agents techniques de la Fourrière. “Mais nous ne lâcherons pas le quart d’un centime”, confirme le délégué. Le préavis de grève datant du 26 décembre, pour une durée illimitée a logiquement été maintenu.
Du côté de la CUB, il est expliqué : “Cette prime, mise en place en juillet 1984 par une note du secrétaire général de l’époque, permet d’attribuer le paiement d’une heure supplémentaire, dite de polyvalence, par jour de travail pour indemniser la seule fonction d’encaissement. Elle ne correspond actuellement à aucun texte statutaire et n’a par ailleurs jamais été validée par une délibération du conseil de communauté.”
Rennes : Grève dans les garages Renault
Depuis hier matin, une partie des salariés de Renault est en grève. Ce mouvement social concerne les trois sites rennais, à savoir les Longs champs, Alma et Saint-Grégoire. Au centre des revendications : le nombre de jours à travailler par semaine, cinq au lieu de quatre.
Ils étaient environ une cinquantaine réunis ce matin devant le garage Renault des Longs champs, rue de Fougères. Principalement mécaniciens, carrossiers ou magasiniers, ils sont en colère contre leur direction et sont en grève depuis hier matin.
Cinq jours au lieu de quatre
La direction souhaite en effet que les ouvriers travaillent cinq jours par semaine, à raison de sept heures par journée. Une proposition qui n’est pas franchement du goût de l’intersyndicale du garage.
« Dans l’année, nous travaillons, chaque mois, trois semaines de quatre jours et une semaine de cinq jours. Pour compenser, on s’était mis d’accord de travailler 42h par semaine l’été », résume Stéphane Lamorinière, de la CGT.
Un certain confort qui n’était pas pour déplaire aux salariés. « Ce qui faisait venir les jeunes dans l’entreprise, c’était cette semaine de quatre jours. Il y avait moins de stress et moins d’arrêts de travail », poursuit Daniel Guillemois, autre syndicaliste.
6000 enfants pauvres ont demandé au Père Noël de la nourriture
«Cher Papa Noël, cette nuit de Noël, nous allons nous endormir avec la faim au ventre.» Cet extrait de lettre est l’un parmi des milliers d’autres reçus par la Poste de Recife, au nord du Brésil, une région pauvre du pays. Ces appels ont été adressés au Père Noël par des enfants.
Sur 10′000 lettres ainsi reçues dans la seule ville de Recife, 6′000 demandaient de la nourriture, en lieu et place de jouets.
«Les enfants pauvres du Brésil ne demandent pas de cadeaux aux parents. Parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas les acheter», commentent un employé du courrier de la poste de Recife.
Ainsi, cette lettre écrite par un enfant de 13 ans, citée par «El Pais» , qui aimerait recevoir une paire de souliers no 37. «Mais, dit-il, en réalité, c’est de nourriture qu’à besoin ma famille. Mes parents n’ont pas de travail. Mon papa vend des bombons. Mais l’argent n’arrive pas et ne suffit pas pour acheter à manger. Il y a des nuits où nous nous endormons avec le ventre vide. Ma mère est triste.»
Reprise au dépôt Coca-Cola de Gosselies
Un accord est intervenu entre la direction et le front commun syndical du dépôt de Gosselies de Coca-Cola qui était paralysé depuis mercredi matin par une grève qui avait éclaté à la suite d’un différend sur le non-paiement d’une partie de la journée du 31 décembre.
La grève se poursuivra encore jeudi mais le travail reprendra dès vendredi, a annoncé, jeudi matin, un représentant du front commun syndical, Marc Michaux (CSC).
L’action de grève avait été menée par une centaine d’ouvriers qui dénonçaient le fait que la direction les avait faits venir quelques heures le 31 décembre sans les rémunérer pour l’ensemble de la journée. Ils reprochaient également le manque de communication concernant la décision.
Avec 13 pendaisons en une journée, les mollahs envoient un message clair au monde
Le message est clair. Treize personnes, dont une mère de famille, ont été pendues mercredi en Iran par la théocratie. Les mollahs affichent leur volonté de mépriser ouvertement les critiques de la communauté internationale. (…)
On compte parmi les victimes une jeune femme de 27 ans, Raheleh Zamani, mère d’une fille de cinq ans et d’un garçon de trois ans. Il est bon de rappeler que les mollahs détiennent le record du plus grand nombre d’exécutions de femmes au monde. Outre le fait que ces victimes se comptent par dizaines de milliers, et qu’elles soient de tous âges et de couches sociales, la manière dont elles sont mises à mort est volontairement plus cruelle. A titre d’exemple, quand elles sont pendues, le bourreau met le noeud sous la gorge – et non sous la nuque comme les hommes – pour que l’agonie soit longue et douloureuse, comme l’attestent de nombreux films tournés et diffusés par les autorités.
La prison d’Evine, dans le nord de Téhéran, a servi à pendre huit condamnés dont Raheleh, selon l’agence officielle Isna. Les autres prisonniers exécutés étaient de jeunes entre 24 et 28 ans.
Protestations ouvrières
Les ouvriers de l’usine de la porcelaine (céramique) de Chahrekord dans le centre de l’Iran, se sont rassemblés pour protester devant l’office du travail, a rapporté l’agence de presse Iran-Khabar le 31 décembre. Ils réclamaient leurs salaires impayés et leur assurance chômage.
Des employés de la raffinerie de pétrole d’Abadan, dans le sud de l’Iran, se sont rassemblés le 30 décembre devant le bureau central de l’entreprise pour protester. En effet aucun logement de fonction ne leur a été affecté et ils se retrouvent à la rue. Jeudi dernier un autre groupe de salariés avait lancé une action similaire.
L’agence Reuters rapporte aujourd’hui que les combats intenses entre les FARDC et les différentes milices armées ont contribué directement à l’augmentation massive des viols par tous les combattants.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

