Martinique : Grève à Banamart
Les salariés de la société des producteurs de banane de la Martinique (BANAMART) sont en grève illimitée à cause du plan social de licenciement de 17 salariés annoncé par la direction.
BANAMART est la première société de planteurs de bananes de la Martinique résultant de la fusion de la SICABAM et de GIPAM.
Après le cyclone Dean qui a frappé la totalité des plantations de banane de la Martinique en Août dernier, la direction du groupement bananier a décidé de licencier 18 employés (l’un d’entre eux a démissionné). Présenté au départ comme un licenciement économique (en effet la production de cette année très inférieure à celle de l’année dernière grêvant l’activité du groupement), il a été finalement fébrilement expliqué au syndicat CDMT, qu’il s’agit d’un plan de modernisation et d’automatisation des ateliers d’empôtage qui induit la diminution de la main d’oeuvre. Or ce plan vise également du personnel administratif et technique.
Grève dans la fonction publique au Nouveau-Brunswick
Environ 500 employés syndiqués du gouvernement du Nouveau-Brunswick ont déclenché une grève légale jeudi après-midi. La province a mis en oeuvre une stratégie pour assurer dans la mesure du possible le maintien du plus grand nombre d’activités.
Vendredi constituait le premier jour de grève des gardiens des prisons provinciales, des concierges du Collège communautaire et d’Habitation Nouveau-Brunswick, des aides de laboratoire, des travailleurs du service alimentaire et des intervenants en intégration communautaire.
À première vue, peu de choses ont changé dans les campus du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick. On remarque toutefois que les étudiants qui apportent leurs propres repas sont plus nombreux qu’auparavant, en raison d’une directive provinciale.
Saint-Dizier : Grève chez Cogesal-Miko
Rien ne va plus à l’usine Cogesal-Miko (groupe Unilever) de Saint-Dizier (Haute-Marne), où un plan de restructuration, annoncé en novembre dernier, prévoit la suppression de plus de 250 emplois. Depuis le mardi 8 janvier, les salariés sont en grève et l’usine ne tourne plus. Le ton est monté ces derniers jours après la présentation, par la direction, du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), deux jours avant une réunion durant laquelle le comité d’entreprise (CE) devait demander le déclenchement du droit d’alerte. Il s’agit d’une procédure lancée lorsque le CE a connaissance « de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise ».
« Le groupe Unilever affirme prôner le dialogue social, mais rien n’est fait pour informer les salariés », dénonce Hervé Mazelin, responsable syndical CGT. Pour lui, « le groupe fait délibérément obstruction aux informations auxquelles ont droit les salariés ». En effet, selon l’article L. 431-5 du Code du travail, le CE, pour formuler son avis, doit disposer d’informations précises et d’un délai d’examen suffisant. Ce qui n’a pas été le cas pour le lancement du PSE, qui en outre a été présenté avant même la réunion fixée pour le droit d’alerte, et a donc déclenché la colère des salariés. « Nous avons reçu les documents et la convocation pendant nos congés. La plupart d’entre nous n’avons pas eu le temps d’étudier le dossier », poursuit le syndicaliste. Le tribunal a été saisi pour reporter la procédure du PSE, ce qui laisserait du temps aux membres du CE.
En attendant le jugement, ces derniers suivent la procédure, qui prévoit une nouvelle réunion sur le PSE le 17 janvier. D’ici là, le mouvement risque bien de continuer. Hier, le CE a obtenu le droit d’alerte et demandé la nomination d’un cabinet d’experts et d’un avocat. « Mais la tension est toujours palpable et la grève se poursuit », indique Hervé Mazelin, indigné que la direction ait fait appel aux forces de l’ordre (qui ne sont toutefois pas intervenues), lorsque les salariés ont brûlé des palettes devant l’usine. « Si on veut que tout revienne dans l’ordre, on n’agit pas de cette manière. »
Droits sociaux : en arrière toute !
On en est à la dernière ligne droite des négociations entre les syndicats et le patronat sur ce que ce dernier et le gouvernement ont appelé, très mal à propos : « la modernisation du marché du travail ». En fait de « modernisation », si l’on prend l’exemple de la revendication patronale de « rupture à l’amiable » du contrat de travail, le mot est particulièrement mal choisi.
En effet, le projet patronal entend instituer une « négociation » individuelle, où le salarié se retrouverait seul face à son patron, en lieu et place des droits collectifs actuels qui régissent les licenciements. On en reviendrait en fait aux relations salariés-patrons qui avaient cours il y a plus de cent ans !
Au 19e siècle, les patrons, considérant leurs ouvriers et employés, non comme des hommes et des femmes qui avaient des droits, mais comme une vulgaire marchandise, en disposaient à leur guise et les jetaient à la rue quand et comme ils le voulaient. Les ouvriers, privés de droits collectifs en matière d’embauche et débauche, devaient « se vendre » à leur patron, en tentant de marchander, en position de faiblesse, individuellement, leur salaire et leurs conditions d’emploi. Le patron pouvait, de son côté, changer ces conditions quand et comme il le voulait. La seule liberté du salarié était de partir et donner son compte.
La colère monte face à la baisse du pouvoir d’achat
En Italie comme en France ou ailleurs, la colère monte face à la baisse du pouvoir d’achat. Les directions syndicales menacent… mais on est encore très loin de l’organisation d’un plan offensif pour préparer une riposte du monde du travail. Ce sera aux travailleurs de se mobiliser, s’il le faut contre l’avis des bureaucrates syndicaux.
Face à l’explosion des prix, les confédérations se mobilisent, menaçant de déclencher des grèves pour obtenir un dégel conséquent des rémunérations
Le pain se fait cher en Italie. Son prix a augmenté de 12,3 % l’an dernier. L’autre aliment de base, les pâtes, a fait un bond de 8,4 %. Plus globalement, les prix alimentaires ont pris 4 % l’an dernier. Le gazole est 15,4 % plus cher que l’an dernier. Au total, l’inflation pour l’année passée est de 2,6 %. Des chiffres qui s’affichent en une des quotidiens italiens. Autant dire que, dans la Péninsule, la question du pouvoir d’achat est au centre des conversations quotidiennes et des discussions entre les syndicats et le gouvernement.
La série des grèves de la fonction publique commence
La grève nationale de deux jours, aujourd’hui et demain, décidée par le Cnapest, sera une épreuve pour la représentativité de cette organisation syndicale dans les établissements secondaires. Ce débrayage sera surtout l’occasion, pour les travailleurs du secteur, de montrer leur mécontentement face à l’érosion du pouvoir d’achat des fonctionnaires et leur déception pour les nouvelles dispositions du projet de statut particulier et de la nouvelle grille des salaires.
Pour M. Lamdani, porte-parole de ce syndicat, le Cnapest va maintenir la pression jusqu’à l’aboutissement de toutes les revendications socio-professionnelles des travailleurs. « La décision de la grève, prise par les AG des enseignants, a été entérinée par le conseil national et nous comptons aller jusqu’au bout.
Cette grève vient pour répondre à l’injustice du projet du statut particulier de l’enseignant », affirme notre source qui s’attend à ce que ce débrayage national s’étende, aujourd’hui, aux écoles primaires et aux collèges. « Ce n’est pas la grève du Cnapest, mais elle appartient, désormais, à tout le personnel enseignant déçu par le nouveau statut particulier », lance notre interlocuteur. Ce dernier dénonce énergiquement l’« opacité » qui entoure, jusqu’à aujourd’hui, le régime indemnitaire qui risque de pénaliser davantage les enseignants, dont le pouvoir d’achat est déjà lourdement érodé par les dernières hausses conséquentes des prix des premières matières premières.
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