Menace de grève à l’hôpital pour le paiement des RTT
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, réunit mardi les quatre intersyndicats de praticiens hospitaliers – INPH, CMH, CPH et Snam-HP – dans l’espoir d’aboutir à un accord sur le paiement des journées de RTT accumulées depuis cinq ans par les agents de l’hôpital public.
La concertation, qui associe également les représentants des personnels non médecins (infirmières, aides-soignantes, etc..), porte sur les 23 millions d’heures supplémentaires impayées et les 3,5 millions de jours de congés accumulés dans des comptes épargne temps (CET) par l’ensemble des salariés de l’hôpital, faute d’effectifs suffisants.
Le gouvernement assure disposer d’une enveloppe de 700 millions d’euros pour payer la facture, en dépit de la situation financière dégradée des hôpitaux français.
La ministre, pressée par Nicolas Sarkozy de parvenir à un accord, mènera ces discussions sous la menace d’une grève des soins non urgents des anesthésistes-réanimateurs et des urgentistes qui pourrait être déclenchée jeudi.
Primaires : les candidats tentent d’avoir l’air neuf
Avec le lancement des primaires en ce début janvier, la campagne électorale présidentielle américaine qui doit se conclure le 4 novembre prochain est lancée.
Les électeurs aspirent paraît-il au changement. Et on les comprend ! Les deux mandats de Bush n’ont pu qu’alimenter cette aspiration tant la guerre en Irak est devenue impopulaire et tant les attaques patronales et la crise immobilière pèsent sur la population laborieuse. D’ailleurs les candidats républicains eux-mêmes s’efforcent de prendre leurs distances par rapport au président, pour tenter de se faire entendre.
Mais le choix des électeurs est très limité, malgré le nombre de candidats qui se disputent à l’intérieur de chacun des deux partis, démocrate ou républicain. Car seuls ceux qui ont récolté assez de millions de dollars pour payer leur campagne, en particulier dans les médias, peuvent faire connaître leur candidature. Seuls les candidats qui sont ainsi financés par les riches donateurs peuvent se faire entendre. Et tous sont des politiciens ayant déjà des responsabilités dans les deux principaux partis.
Exécution cruelle d’un prisonnier politique
Hassan Hekmat Demir, membre de l’organisation kurde Pejak opposée au régime iranien, a été pendu. Le journal kurde Asso qui rapporte la nouvelle le 8 janvier, précise qu’il avait été blessé au moment de son arrestation et que ses blessures étaient si graves qu’il avait perdu l’usage de sa jambe en prison. Malgré l’intervention des organisations de défense des droits de l’homme, le régime des mollahs ne l’a pas épargné, ajoute le journal.
Ce n’est que plusieurs jours après sa mise à mort et à causes des demandes répétées de ses proches sur son état de santé, que le régime a reconnu sa pendaison, mais il refuse toujours de rendre le corps.
Les traces de sang sur la chemise montre qu’il a été poignardé avant d’être pendu. Cela se fait assez couramment sous le régime des mollahs qui a pour usage de condamner plusieurs fois à mort. On a ainsi des victimes condamnées à être poignardées puis pendues, ou à être pendues trois fois, la troisième étant la définitive, ou encore comme récemment à être jetées dans un précipice et si elles en réchappent elles seront pendues.
Les métallos italiens en grève
Les salariés du secteur métallurgique italien ont observé le 11 janvier une grève de huit heures afin d’obtenir un renouvellement rapide de leur convention collective, et en particulier un relèvement de leurs salaires, a-t-on appris de source syndicale.
Les trois principaux syndicats de la métallurgie, Fiom, Fim et Uil, réclament une hausse moyenne mensuelle de 117 euros et 30 euros supplémentaires pour les salariés ne bénéficiant pas d’un contrat d’entreprise, permettant par exemple de négocier des minimums salariaux liés aux résultats de la société.
Les trois syndicats ont indiqué avoir obtenu l’adhésion de “plus de 80%” des salariés au mouvement de grève et “une forte participation” aux manifestations locales, selon un responsable de la Fiom.
AFP, 11 janvier 2008
Chez Audi Sherbrooke, la lutte continue !
La partie de bras de fer se poursuit chez Audi Sherbrooke, où les mécaniciens et hommes d’entretien du concessionnaire sont en grève depuis le 6 décembre dernier.
En point de presse, vendredi, les instances syndicales ont dénoncé leur employeur, qui aurait fait appel aux services d’un briseur de grève.
«Ils se comportent comme des employeurs d’une autre époque. Le 4 et le 7 janvier, ils ont fait appel à un apprenti mécanicien sans expérience qui vient de terminer son cours à l’école du 24-Juin. Il effectue le travail normalement dévolu aux syndiqués», a d’abord déploré Jean Lacharité, président de la CSN Estrie.
«Ils jettent de l’huile sur le feu en ne respectant pas les normes établies. S’ils embauchent à nouveau un apprenti, nous allons déposer une nouvelle requête devant la Commission des relations de travail et nous allons nous arranger pour qu’ils soient déboutés une seconde fois.»
C’est l’économie, idiot (plus que le « tribalisme ») !
La vague de violence qui s’est abattue sur le Kenya à la suite des élections présidentielles a été qualifiée, par bon nombre, de nature tribale ou ethnique. Toutefois, pour les analystes de ce pays d’Afrique de l’Est, c’est l’économie de base qui est véritablement à l’origine des troubles.
Malgré les revendications de l’opposition, qui criait au trucage, et les rapports des observateurs internationaux, qui faisaient état de graves irrégularités dans le dépouillement des bulletins, la victoire de Mwai Kibaki, président sortant, a été annoncée, le 30 décembre, à la suite d’un scrutin présidentiel fortement contesté, déclenchant des flambées de violence généralisées ainsi qu’une crise humanitaire.
« Dans les zones urbaines, il y a eu beaucoup d’incendies et de pillages inutiles ; pour les populations, c’était une façon de se défouler pour exprimer leurs griefs économiques pendant le vide politique. Ils se sont lâchés et s’en sont pris à tout ce qu’ils pouvaient trouver, incendiant les maisons de leurs voisins, sans se préoccuper de savoir si ceux-ci soutenaient le PNU [Parti de l’unité nationale, le parti de M. Kibaki] ou l’ODM [Mouvement démocratique orange, l’opposition] », a expliqué à IRIN Macharia Gaitho, éditorialiste politique.
S’il est vrai que certains groupes ethniques – il y en a plus de 40 au Kenya – ont été pris pour cible au cours des violences, les tensions qui ont donné lieu à ces affrontements ne relèvent pas à proprement parler de l’ethnicité, mais sont la conséquence quasi inéluctable, selon un éditorial paru dans le journal Sunday Nation, du système économique kényan : « Le Kenya pratique un capitalisme sauvage, inhumain, qui encourage une concurrence féroce pour la survie, les richesses et le pouvoir. Quant à ceux qui ne sont pas compétitifs, on les laisse vivre comme des animaux dans des bidonvilles ».
Forte mobilisation des enseignants
Les enseignants du secondaire à l’est et à l’ouest du pays ont répondu, hier, massivement à l’appel d’ordre de grève de deux jours, lancé par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest).
La plupart des lycées implantés dans les 17 wilayas de l’Est ont été paralysés, et le débrayage a été suivi à hauteur de 90%, pour la majorité d’entre eux, selon les principaux animateurs du mouvement de contestation. À Annaba, alors que le syndicat Cnapest avançait, en fin de matinée, un chiffre de 99%, le représentant de la Direction de l’éducation, lui, a annoncé un taux de participation estimé à 44%. Même constat dans les lycées de Constantine où le taux de suivi a été évalué, selon un représentant du Cnapest, à 75%, alors que la Direction de l’éducation a annoncé un taux de 37%.
À Skikda, le retour du Cnapest sur le terrain de la contestation a été d’une grande réussite où 39 sur 40 lycées et avec des taux variables ont débrayé pour répondre au mot d’ordre du syndicat le plus représentatif parmi les enseignants du cycle secondaire qui est désormais reconnu officiellement.
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