15 janvier 1919 : Assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg
15 janvier 1919 : Assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg. Voir ici un extrait du film “Ersnt Thälmann, Sohn seiner Klasse“ : Discours au chantier naval de Hambourg après l’assassinat de Karl et de Rosa
Miko : Malgré l’intervention policière, la lutte continue
Une dizaine de salariés ont été blessés lors de la libération musclée, ce matin, du directeur de l’usine en restructuration Cogesal-Miko (groupe Unilever) qui fabrique des entremets glacés à Saint-Dizier, retenu toute la nuit dans son bureau par des grévistes en colère face à l’absence totale de dialogue social.
Quatorze salariés, essentiellement des femmes, bousculé(e)s lors de l’évacuation du directeur par la police, souffrent de blessures légères ou psychologiques, ont indiqué les pompiers. Quatre ambulances étaient présentes sur les lieux. Vers 10H30 une dizaine de policiers, encadrant le commissaire de police de Saint-Dizier, ont fait sortir de son bureau Prakash Patel, le directeur retenu depuis lundi soir. «Certains salariés, pourtant pris en flagrant délit de séquestration, se sont opposés physiquement aux policiers. Ils ont essayé d’obstruer une porte. Les policiers ont dû pousser pour passer. Il y a eu une bousculade», a précisé le préfet de Haute-Marne.
«La police a cassé une photocopieuse dans l’opération, un salarié a eu une côte cassée, un autre une blessure au pied», déplore la déléguée syndicale CFDT du site. De son côté, la CGT dénonce l’usage du tonfa, qui ressemble à une matraque mais n’en aurait pas la vigueur…
Les salariés étaient en grève depuis mardi dernier. Puis le mouvement s’est durci dans la matinée de lundi alors qu’une réunion syndicats-direction doit avoir lieu jeudi sur les conditions matérielles de la restructuration du site pour les licenciés : 254 suppressions d’emplois sur 493 avaient été annoncées par la direction le 13 novembre 2007. Or, la procédure n’a pas été respectée et cette “réunion d’information” ne prévoit pas d’aborder la question du plan social.
Grève largement suivie
L’appel à la grève nationale lancé hier par la coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique a été “largement suivi”, a indiqué le coordinateur du Syndicat autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (SNAPEST-agréé), M. Meziane Meriane.
Il a indiqué que les 48 wilayas du pays “ont suivi l’appel à la grève“ et précisé à l’APS que les wilayas d’Oran, d’Oum El Bouaghi, de Béchar d’Adrar, de Naâma et de Saïda “y ont totalement répondu, selon les premiers résultats recueillis hier dans la matinée“.
Il a ajouté, par ailleurs, que le syndicat autonome des Douanes algériennes a rejoint le mouvement de protestation. Cet appel à la grève concerne les secteurs auxquels sont affiliés les 12 syndicats autonomes faisant partie de la coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique, à savoir l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la santé et les fonctionnaires de l’administration publique. Les grévistes appellent à la révision de la nouvelle grille ou à la définition d’un nouveau régime indemnitaire pour pouvoir combler le déficit occasionné par la nouvelle grille de la fonction publique.
Protestations contre la pénurie de carburant dans les villes du nord de l’Iran
Vendredi 11 janvier, plus de 300 résidents en colère se sont réunis devant la mairie de Ghaemchahr pour protester contre les coupures de gaz qui depuis deux semaines laissent la population sans chauffage en pleine vague de froid, dans la province côtière de Mazandaran, dans le nord de l’Iran.
A Gorgan, toujours dans le nord, les habitants se sont rassemblés devant la compagnie nationale du gaz pour exprimer leur colère. Un protestataire s’est plaint : “Nous vivons sur une mer de gaz et de pétrole en Iran, mais dans cet hiver glacial sans précédent nos familles souffrent du manque de chauffage et personne n’accorde d’attention à nos besoins. Même la compagnie nationale du gaz est fermée.”
A Oroumiyeh, dans le nord-ouest, la population qui a formé de longues files d’attente pour le carburant, s’est heurtée aux Force de sécurité de l’Etat à cause de la pénurie de gaz et de fuel. De leurs côtés les étudiants ont organisé un sit-in devant la mairie et ont appelé à l’arrêt des cours jusqu’à ce que la crise soit résolue ; les cours étant impossibles par des températures de plusieurs degrés sous zéro.
Le Gabon est-il au bord de l’explosion sociale ?
Les grèves se multiplient dans le pays.
Depuis quelques jours, à Libreville, plusieurs administrations et services ne fonctionnent plus à cause des mouvements d’humeur des travailleurs qui réclament soit le payement de leurs salaires, soit l’amélioration de leurs conditions de travail. Cette situation tend à se généraliser, a constaté le correspondant local d’Afrik.com.
Lors de leur assemblée générale la semaine dernière, les agents municipaux en grève depuis plusieurs semaines ont décidé de durcir le ton en interrompant le service minimum qui permettait encore aux usagers d’avoir accès à certains services de la municipalité. Même la rencontre avec leur ministre de tutelle André Mba Obame qui a tenté de calmer et de rassurer n’a pu changé la position des grévistes qui exigent aujourd’hui la satisfaction totale de leurs revendications.
« Nous avons été floués et bernés pendant longtemps par les autorités en charge de la gestion des problèmes de la municipalité. Ce sont des actes que nous exigeons aujourd’hui et rien ne peut nous ramener au travail si ce n’est la satisfaction de nos revendications » a déclaré Célestine Dikike , présidente du syndicat des agents municipaux de Libreville.
Les cheminots allemands gagnent 11% d’augmentation
L’accord salarial sous la pression du gouvernement écarte les risques de grève.
Dix mois de négociations houleuses ponctuées de grèves ont abouti : la Deutsche Bahn a accordé aux conducteurs de trains une augmentation salariale copieuse de 11 pc ; ceux-ci réclamaient 31 pc. L’accord en bonne et due forme doit être finalisé d’ici à la fin du mois. Un échec en dernière minute semble exclu. “Une nouvelle grève peut être écartée à 99 pc“, a lancé, confiant, Manfred Schell, président du petit syndicat GDL. Chaque côté a été obligé de mettre de l’eau dans son vin. Le syndicat a obtenu de justesse l’augmentation à deux chiffres qu’il exigeait comme minimum.
La nouvelle convention collective, qui court de juillet 2007 à fin janvier 2009, prévoit le versement d’un forfait de 800 euros pour les huit premiers mois de la période, une hausse moyenne de 8 pc en mars 2008 et une autre augmentation de 3 pc en septembre 2008.
Saint-Dizier : Le directeur de Miko séquestré
Le directeur de l’usine en restructuration Miko à Saint-Dizier est retenu depuis lundi par les salariés dans son bureau.
L’opération, qui s’effectue “sans violence”, s’accompagne d’un blocage complet de la production de l’usine, dont l’entrée est bloquée par un piquet de grève, selon une source policière mardi.
Un projet de restructuration du site annoncé le 13 décembre implique la suppression de 254 emplois sur 493 en 2008 dans l’usine Cogesal-Miko (groupe Unilever).
En retenant le directeur de l’établissement, quelque 40 salariés demandent une réunion immédiate sur les indemnités de licenciement alors que la direction du site veut se tenir au calendrier de négociations déjà établi.
Trois lignes de production correspondant aux activités les moins compétitives devraient être arrêtées et le site complètement réorganisé.
Grève chez Syncreon : L’usine Ford de Genk bloquée
La production de l’usine Ford de Genk est à l’arrêt à la suite d’une grève chez un de ses fournisseurs, a-t-on appris lundi.
La grève touche Syncreon, anciennement TDS Automotive, et est menée par les ouvriers. Les chauffeurs d’engins de chargement réclament une hausse salariale car ils considèrent être moins bien payés que chez les autres fournisseurs de Ford.
L’entreprise est l’un des quatre fournisseurs de l’usine qui livre directement les pièces via un système de tapis roulant.
Mardi 15, on apprend que la direction et les syndicats se sont réunis toute la nuit avec le conciliateur social qui a fait mardi une nouvelle proposition, aussitôt rejetée par les travailleurs. Les 250 ouvriers de Syncreon sont partis en grève lundi matin pour protester contre la nouvelle classification de fonctions et les hausses salariales qui y sont liées.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

