Mobilisation des salariés des Papillons Blancs
D’un côté, une partie des salariés dénonce un « management inhumain ». De l’autre, la direction appelle à la poursuite du dialogue. C’est l’impasse.
« À partir d’aujourd’hui, nous avons décidé de ne plus siéger dans les instances représentatives du personnel. » L’intersyndicale (1) de l’Adapei (2) des Papillons Blancs a franchi un nouveau palier, hier. Elle a annoncé qu’elle ne rencontrerait plus personne de la direction sans la présence d’une personne extérieure « neutre ». Bref, c’est l’impasse. Le dialogue est rompu.
Une situation critique au sein d’une association qui compte près de 1 200 salariés en Vendée et gère 70 établissements et services. Mais la crise n’est pas nouvelle : depuis septembre, il s’agit de la 3e grève et de la 4e manifestation. Au départ, la mobilisation avait commencé à la suite du licenciement d’une salariée à Fontenay. Elle se poursuit aujourd’hui autour du management en général.
Arcelor-Mittal : Grève contre les licenciements
«Tous concernés», selon les tracts de l’intersyndicale. Les 1 000 salariés d’ArcelorMittal Gandrange, en Moselle, sont appelés à la grève aujourd’hui. Un comité d’entreprise extraordinaire doit se réunir dans l’après-midi où la direction devrait officialiser un plan de réorganisation du site prévoyant, d’ici 2009, la fermeture de l’aciérie électrique et du train à billettes (installation de laminage).
Entre 600 à 700 postes pourraient être supprimés, sans compter les sous-traitants. Ne subsisteraient qu’un laminoir et un centre de recherche sur les aciers longs.
«On a un sentiment de gâchis», dit Marcel Thill, secrétaire CFDT du CE. Et pour cause : l’histoire du site n’est pas commune. En 1999, Usinor vendait les installations déficitaires de Gandrange au groupe Ispat, pour un franc symbolique. Sept ans plus tard, retournement de situation : Ispat, devenu Mittal Steel, numéro 1 mondial de l’acier, lançait une OPA sur Arcelor, héritier des activités d’Usinor. Et le site de Gandrange servait alors de vitrine à Lakshmi Mittal, désireux de faire-valoir auprès des actionnaires et du grand public son savoir-faire industriel et les possibilités de «synergies locales» avec les sites voisins d’Arcelor. La direction vantait ses résultats financiers : 16 millions d’euros de bénéfices nets en 2005, avec une marge par tonne d’acier produit plus que quintuplée depuis le rachat.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

