UQTR : Première grève en trente ans
Les professeurs de l’UQTR ont mis leur menace à exécution. Ils ont déclenché une première journée de grève mercredi. Quatre autres journées sont prévues. Ils ont ralenti la circulation aux accès de l’UQTR afin de distribuer des feuillets d’information.
Le litige entre les professeurs et la direction de l’université porte principalement sur les salaires et l’embauche de nouveaux effectifs. Le syndicat des professeurs avance que l’UQTR a maintenant les moyens de ses ambitions alors qu’elle a dégagé un surplus ces derniers mois. «Nous voulons que cette université se développe et qu’il y ait des professeurs de plus à l’UQTR», affirme le président Michel Volle.
La direction de l’UQTR, le recteur Ghislain Bourque en tête, a réagi à la suite du déclenchement de la grève. «Les demandes syndicales représentent des frais de 34 millions$ sur trois ans. Nous n’avons pas les moyens. Nous n’avons pas cette marge.» Le recteur Bourque n’était cependant pas en mesure de quantifier la marge disponible. Il reconnaît que le financement de rattrapage accordé par Québec a permis de dégager un surplus. Une partie est dévolue au remboursement du déficit et à la réalisation éventuelle des projets d’immobilisation que sont le pavillon de la santé et le pavillon de la vie étudiante.
Budryk : La lutte des mineurs continue
Le mouvement de protestation dans la mine Budryk en Pologne continue et prend de plus en plus d’ampleur.
Ce mercredi, les épouses des mineurs grévistes se sont rendues dans la capitale polonaise, Varsovie, afin de défendre les intérêts de leurs maris auprès du vice-premier ministre et ministre de l’économie Waldemar Pawlak.
Ce dernier n’a pas voulu rencontrer la délégation, à la suite de quoi, les femmes des mineurs ont annoncé ne pas quitter la capitale avant de pouvoir exposer à Monsieur Pawlak les raisons de leur mouvement.
En attendant, Madame Maria Kaczynska, l’épouse du président de la Pologne, a reçu les femmes des mineurs, les a écoutées et a déclaré espérer une fin rapide de ce mouvement de grève, tout en affirmant qu’elle comprenait parfaitement la position des épouses des mineurs.
A ce jour, les mineurs de Budryk commencent à redescendre sous terre pour continuer leur mouvement.
Conflits en vue sur les salaires en Europe
Après l’annonce d’une inflation record et la victoire des cheminots allemands, le patronat et la Banque centrale européenne appellent à nouveau à la modération salariale.
Les métallurgistes italiens montent au créneau pour obtenir une hausse des salaires, au moment où se négocie leur convention collective. Manifestations et blocages d’autoroutes se multiplient. Ce conflit, tout comme la victoire des cheminots allemands, montre que les luttes pour de meilleurs salaires se généralisent en Europe. Une perspective qui effraie le patronat européen : « Des hausses de salaires nettement supérieures à 3 % en moyenne en zone euro pourraient être une source d’inquiétudes », a prévenu Marc Stocker, de l’organisation patronale Business Europe.
À Rome, les négociations, dont dépend le sort de 1,5 million de salariés, sont bloquées, et le ministère du Travail a convoqué les représentants des salariés et du patronat aujourd’hui. Alors que les salaires de la métallurgie se situent entre 1 000 et 1 200 euros, l’intersyndicale a fait adopter par les salariés, par voie de référendum, une revendication de 117 euros d’augmentation. Le patronat ne concède pour l’instant que 100 euros, mais uniquement pour les salariés en haut de l’échelle des rémunérations.
Areva TD Montrouge : Grève avec occupation
La majorité des salariés d’Areva TD à Montrouge (Hauts-de-Seine) poursuivaient mercredi une grève entamée jeudi dernier et l’occupation de leur usine, pour protester contre la fermeture annoncée du site en 2008, à la veille d’un comité d’entreprise (CE).Environ 80 salariés sur les 89 que compte le site ont prévu de se rendre ensemble aux portes du CE, qui doit se tenir dans un hôtel parisien jeudi à 10 heures, a indiqué à l’AFP le délégué syndical CGT Patrick Appiah.
Lors de ce comité d’entreprise, qui doit porter sur les mesures de reclassement du plan de sauvegarde de l’emploi, “nous ferons de nouveau entendre nos revendications sur la viabilité économique de l’entreprise“, a poursuivi M. Appiah.
“Si nous ne sommes pas entendus, nous sommes prêts à poursuivre le mouvement de grève” qui dure depuis jeudi dernier”, a-t-il ajouté.
Une porte-parole de la direction a de son côté indiqué que l’entreprise réitérerait ses propositions aux salariés. Celles-ci prévoient des aides au reclassement en interne au groupe Areva, des aides au reclassement externe ou à la reprise d’entreprise ainsi que des formations.
Mais les salariés, dont la moyenne d’âge est de 49 ans selon M. Appiah, restent pessimistes sur l’idée de retrouver du travail et demandent une indemnité “substantielle” en préalable à l’ouverture des négociations.
Grève des enseignants tunisiens
Les enseignants tunisiens du secondaire ont entamé aujourd’hui une grève de deux jours pour dénoncer la précarité de l’emploi et exiger la réintégration de trois de leurs collègues arbitrairement licenciés, selon eux, a-t-on appris de sources syndicales.
A l’appel de leur syndicat, les enseignants entendent exiger la réintégration de trois de leurs confères “licenciés arbitrairement” et l’annulation de “mutations disciplinaires” qui ont concerné une centaine d’autres, selon un communiqué du syndicat.
Les grévistes demandent une révision des modes de recrutement pour mettre fin à la “précarité de l’emploi et aux atteintes aux libertés syndicales“, selon leur syndicat.
A Lahore, les avocats tiennent bon après dix mois de grève
Dans le quartier résidentiel de Park, à Lahore, se trouve le «prisonnier» le plus célèbre de la ville. Chef de file du mouvement des avocats et membre du Pakistan People’s Party de Benazir Bhutto, l’élégant Aitzaz Ahsan est en résidence surveillée depuis deux mois et demi.
Devant sa splendide demeure, des policiers campent dans une tente. D’autres montent la garde devant l’entrée. On aperçoit l’avocat aux cheveux argentés derrière une fenêtre, en pleine discussion avec ses geôliers. Il veut sortir pour aller voter, c’est jour d’élection au barreau de Lahore. Mais les policiers refusent. Il est tout aussi interdit de communiquer avec lui. De même, tous les téléphones mobiles de sa famille ont été bloqués.
Sur son bureau, entouré d’une bibliothèque chargée d’ouvrages précieux, trône une photo de lui battu par des policiers. «C’est le jour où Musharraf a déposé sa candidature. Aitzaz protestait avec ses collègues. La police s’est jetée sur lui sauvagement. Heureusement ses amis l’ont protégé, mais il y a eu des bras, des côtes et des nez cassés», raconte son jeune fils, Ali Ahsan, venu de New York pour soutenir son père. Le jeune homme ne décolère pas : «Mon père n’a commis aucun crime. Il est en “détention préventive”, simplement pour l’empêcher de mener des manifestations contre le gouvernement. Nous espérions qu’il serait libéré après la levée de l’état d’urgence, mais cette situation ridicule se poursuit. Il n’a même pas eu le droit d’assister à l’enterrement de Benazir.»
Les violences ne doivent pas être considérées comme des incidents isolés
Les différents cas de violence à l’égard des femmes ne doivent pas être considérés comme des incidents isolés mais comme un problème qui structure les relations conjugales et humaines, a indiqué, mardi, la présidente de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), Mme Rabéa Naciri.
Mme Naciri a appelé, à l’ouverture d’un séminaire sous le thème “La lutte contre les violences faites aux femmes au Maroc, bilan et perspectives“, à mettre en place une stratégie d’institutionnalisation de la lutte contre ces violences et à mettre fin à l’impunité des agresseurs.
Elle a d’autre part estimé que huit cas de violences sur dix à l’encontre des femmes au Maroc sont commis par le conjoint.
“Sans un engagement institutionnel, les actions menées pour réduire la violence n’auront pas d’impact stratégique sur la protection des femmes“, a estimé, pour sa part, la représentante régionale du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (Unifem), Mme Zineb Touimi-Benjelloun.
Les salariés de Miko face aux violences policières
Saint-Dizier : Intervention musclée hier sur le site de Haute-Marne pour « libérer » le directeur retenu dans son bureau. Seize blessés parmi les salariés.
En occupant les locaux de l’administration lundi après-midi, les salariés de l’usine Cogesal-Miko (groupe Unilever) de Saint-Dizier étaient loin d’imaginer que le mouvement tournerait à la violence. Hier matin (15 janvier), aux alentours de 10 heures, la police est intervenue sur ordre du préfet pour faire sortir le directeur de l’usine, Prakash Patel, retenu dans son bureau par les salariés depuis la veille. Les grévistes exigeaient simplement « une réunion avec la direction sur les indemnités de licenciement », dans le cadre du plan de restructuration annoncé en novembre dernier. « C’était une opération sans violence », indique la CGT.
Des femmes matraquées
Résultat de cette libération musclée : seize salariés, bousculés lors de l’évacuation, ont été blessés et transportés aux urgences. Ils souffraient de blessures légères ou psychologiques, selon les pompiers, présents sur place. D’après la CGT, l’un d’eux serait en incapacité totale de travail car « il ne peut plus marcher ».
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

