Colère dans les ports italiens
La colère s’étend dans les ports italiens. Un mouvement de grève a été lancé à Marghera près de Venise après le décès de deux ouvriers, morts dans un accident du travail. Les syndicats appellent d’ores et déjà à une généralisation du mouvement.
“Un ouvrier est descendu dans la cale. Il s’est senti mal immédiatement, explique cet homme. Le deuxième employé a essayé de lui venir en aide mais il n’était pas bien non plus. Tous les efforts pour les réanimer ont été vains. Le deuxième ouvrier est mort instantanément. La bouteille d’oxygène de secours était vide.”
La défaillance des moyens de secours serait donc a l’origine de ce drame. Les ouvriers n’entendent pas en rester là, d’autant qu’un accident du travail similaire s’était produit à Turin il y a un mois. Un incendie n’avait pu être éteint dans une usine car les extincteurs etaient vides.
Euronews, 19 janvier 2008
Kinshasa : Grève des vendeurs de l’avenue du Commerce
Les magasins et boutiques sont restés fermés vendredi sur l’avenue du Commerce, dans la commune de la Gombe. Les vendeurs de ces magasins appartenant particulièrement aux Indo-pakistanais ont choisi de rester dehors. Ils revendiquent l’augmentation de salaires ainsi que l’amélioration des conditions de travail, rapporte radiookapi.net.
Un des vendeurs s’exprime : « Nous grevons parce que le gouvernement ne répond pas toujours à nos revendications. Notre principale requête, c’est la hausse de salaires. Un employé est payé en moyenne 50 USD par mois, mais nous exigeons un minimum de 200 USD. Ce problème de salaires, nous en avons parlé depuis l’année dernière. Mme la ministre du Travail nous avait demandé de suivre une formation qui nous permettrait de nous outiller pour revendiquer nos droits. Nous avons alors participé à un séminaire organisé par le ministère du Travail. Mais jusqu’à ce jour, il n’y a aucune avancée par rapport à la question de salaires ».
Fin de la grève des universités
Aprés 89 jours de grève, le conseil des associations des universités, le ministère de l’Economie et les présidents des universités sont enfin parvenus à un accord, vendredi 17 janvier.
Les cours reprennent donc ce dimanche 20 janvier.
Aprés de longues négociations, les parties ont finalement décidé d’accepter le compromis proposé par Ofer Eini, président de la fédération Histadrout.
Selon cet accord, les professeurs bénéficieront d’une augmentation de 16.8% de leur salaires, répartie en trois paiements échelonnés sur deux ans, et ce afin de compenser l’érosion de leurs salaires ces dix dernières années.
Quand Sarkozy se met au service de Dieu
Dieu, l’islam, le christianisme et le judaïsme ont constitué l’un des thèmes majeurs de la tournée effectuée par Nicolas Sarkozy en Arabie saoudite, terre qui abrite deux des trois lieux saints de l’islam. Le discours prononcé empreint de religiosité sur ce sujet – la laïcité n’a pas été oubliée mais recadrée – devant le Conseil consultatif (Parlement dont les membres sont désignés) a dû surprendre ses membres qui n’en attendaient pas tant du chef de l’État français.
« Sans doute, a-t-il expliqué, musulmans, juifs et chrétiens ne croient-ils pas en Dieu de la même façon (…). Mais au fond c’est bien le même Dieu auquel s’adressent leurs prières. (…) Le Dieu unique des religions du Livre. (…) Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. (…) Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect. »
Nicolas Sarkozy se demande si « tous ces excès, toutes ces dérives » doivent amener « à condamner la religion ». Réponse : « le sentiment religieux n’est pas plus condamnable à cause du fanatisme que le sentiment national ne l’est à cause du nationalisme ». Et pour parer à toute critique, en tant que « chef d’un État qui repose sur le principe de la séparation de l’Église et de l’État », il a assuré qu’il respectait « ceux qui croient au Ciel autant que ceux qui n’y croient pas ».
Un étudiant mort sous la torture
Ebrahim Lotf Ellahi, étudiant de l’université Payam Nour (Message de Lumière) de Sanandaj dans l’ouest de l’Iran est mort sous la torture le 15 janvier dans les bureaux des services de renseignement, le féroce Vevak, de cette ville, signale le site web Iranpress news du 16 janvier.Ce jeune avait arrêté sur ordre du 3e bureau d’investigation de Sanandaj, à la sortie de son examen le 6 janvier, et avait été emmené à l’interrogatoire dans les bureaux du Vevak.
Sa famille avait réussi à le voir le 9 janvier mais par la suite et malgré toutes les démarches, n’avait pas été autorisée à lui rendre visite et n’a jamais pu savoir le motif de son arrestation.
Selon les informations reçues, le responsable de son interrogatoire au bureau du Vevak à Sanandaj, est un certain Mehdi Mollavali, psychopathe aussi connu sous le nom de Hatefi. Mollahvali est le sous-directeur du Vevak à Sanandaj et s’occupe du « tri » ou de l’inquisition au niveau des administrations et des entreprises qui doivent soumettre les noms des personnes embauchées au Vevak.
Les transsexuels turcs sur scène pour défendre leurs droits
Des transsexuels devenus comédiens et ovationnés debout: fait insolite cette semaine à Ankara à l’occasion d’une représentation de théâtre contre la discrimination dont la communauté homosexuelle fait l’objet au sein de la société turque, foncièrement conservatrice.
Rose et gris, une pièce qui braque les projecteurs sur le sort des transsexuels en Turquie musulmane, constitue la dernière des initiatives d’un secteur de la société longtemps marginalisé et harcelé qui veut faire valoir ses droits. Radiants de fierté et d’émotion, les artistes des rôles principaux, Derya Tunç et Sera Can, deux hommes devenues femmes après une opération, saluent le parterre avant de se retirer dans les tumultueuses coulisses, une pause d’un soir de leurs métiers d’”ouvrières du sexe” dans la capitale turque.
Prostitution
“En dépit de toutes les discriminations, je n’ai aucun remords pour ce que je suis”, explique souriant Sera. “La seule chose que je regrette est de devoir me prostituer“, dit-il. Presque tous les transsexuels et les travestis en Turquie sont réduits à la prostitution, la seule façon de pouvoir survivre selon eux dans une société où l’homophobie est très présente et est souvent accompagnée de violences.
1.389 faits de violences conjugales recensés en 2007
C’est dans le Hainaut, en Flandre occidentale et dans le Limbourg que la police a enregistré le plus de faits de violences conjugales en 2007, ont indiqué samedi les quotidiens Het Belang Van Limburg et Gazet van Antwerpen. Les journaux s’en réfèrent à une réponse du ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael (Open Vld), apportée à la Chambre à une question de Juliette Boulet (Ecolo).
Depuis le 3 avril 2006, les policiers sont obligés de dresser un procès-verbal lors de chaque constatation de violences conjugales.
Sur les 1.389 faits de violences conjugales (les femmes étant toujours les victimes), 407 ont été enregistrés en Flandre occidentale, 241 l’ont été dans le Hainaut et 169 dans le Limbourg. La province d’Anvers occupe la 6e place avec 75 faits constatés.
Sur les 96 meurtres ou tentatives de meurtre commises sur des femmes, 32 des victimes étaient la compagne ou l’ancienne compagne de l’auteur des faits. Dans ce cas, le Hainaut se situe en tête avec 9 faits, suivi de la Flandre occidentale et orientale (4 faits enregistrés dans chacune de ces provinces).
Le Vif / L’express, 19 janvier 2008
Combien de malades devront se mettre en danger pour que la ministre de la santé juge leur parole légitime ?
Aujourd’hui, vendredi 18 janvier, Roselyne Bachelot-Narquin a réagi à la grève des soins entamée d’abord par un malade du sida, puis par d’autres personnes atteintes de pathologies graves (insuffisance rénale, diabète).
Sa réaction n’est qu’un rabâchage d’arguments déjà connus, partiels, et totalement inadaptés à la situation de crise actuelle. Elle a ainsi rappelé que les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle étaient exonéréEs de cette nouvelle taxe sur leur état de santé. Mais personne ne remet cela en cause. Par contre, la ministre oublie de dire que les bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé (628,10 euros par mois) doivent s’acquitter de la franchise.
Seule nouveauté dans cet argumentaire inepte, Roselyne Bachelot-Narquin déplore que « quatre malades décident de porter le débat face à la décision des parlementaires, votée par des millions de personnes. » Cette réaction est lamentable : alors que l’ensemble des associations demandent à ne pas imiter l’exemple de Bruno-Pascal Chevalier, la ministre de la santé, elle, sous-entend qu’il faudrait qu’il y ait bien plus de malades en grève de traitements pour qu’elle prenne en compte leur parole.
C’est donc très clairement un appel à touTEs les malades et les handicapéEs désespéréEs qu’elle lance. Faut-il que les malades d’Act Up-Paris, ou d’autres associations, se mettent en grève de soins, eux/elles aussi ? Combien faut-il à Roselyne Bachelot, de personnes qui passent à l’acte pour qu’elle prenne au sérieux la gravité de la situation ? Combien de personnes qui meurent ?
D’un côté, un Président de la République, qui affirme que les franchises pourraient être prises en charge par des mutuelles, alors qu’il a tout fait pour les en décourager ; de l’autre, cette nouvelle réaction de Roselyne Bachelot-Narquin.
Décidément, cette majorité n’a que mépris pour les malades et les handicapéEs.
Libération des prisonniers politiques au Maroc !
L’association “Attac France” (association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens), a rendu public un appel signé par des membres de ses réseaux dans 14 pays européens ainsi que des membres de “Attac Maroc”, pour exiger “la libération immédiate des prisonniers politiques au Maroc“.
Cette pétition datée le 16 janvier courant intervient “à quelques jours du procès en cassation devant la cour suprême marocaine des militants d’Attac Maroc, Mohamed Yousfi et Abderrahmane Aji avec huit autres militants de l’association marocaine des droits de l’homme, condamnés à un an de prison par le tribunal de Beni Mellal“.
Les signataires du document déplorent le fait que “jusqu’à aujourd’hui, l’Etat marocain est resté sourd aux importantes mobilisations qui se sont déroulées au Maroc, aux appels réitérés de nombreuses organisations de droits humains tels que Amnesty International ou la FIDH, des associations Attac et d’un comité international de solidarité en faveur de la libération des détenus du premier mai“.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

