En guise de « modernisation », la régression sociale
L’accord dit de « modernisation du marché du travail » vient d’être officiellement signé ce lundi entre le MEDEF et quatre des confédérations syndicales CFDT, FO, CFTC et CGC. Seule la CGT l’a rejeté. Et il sera transformé en loi. Il est présenté comme une avancée bénéficiant tant au patronat qu’aux salariés. Cette réforme irait dans le sens de la « flexicurité » censée combiner la flexibilité pour les patrons et la sécurité pour les travailleurs. Derrière ce jargon, il s’agit d’une nouvelle attaque contre le monde du travail : une plus grande liberté de licencier pour les patrons, une aggravation de la précarité pour nous.
Un progrès, ce licenciement dit « à l’amiable » ?
Au contraire : la procédure de rupture de contrat « par consentement mutuel » , mesure phare du nouvel accord, fait passer l’idée que les licenciements sont un problème individuel, oubliant la longue liste de « plans sociaux » comme les 150 suppressions d’emplois annoncés cette semaine par Thomson à Angers. Ce sont les licenciements collectifs qui sont responsables du chômage. On voudrait nous faire croire que les travailleurs seront protégés par de nouvelles modalités d’accords individuels, tout seuls sans le moindre rapport de force, face à leurs patrons ! Cela ne pourra être que pire. Un patron pourra faire le chantage vis-à-vis de chaque travailleur qu’il veut licencier : une petite indemnité contre un départ prétendu « volontaire » qui lui évite le risque d’une riposte collective et qui prive les licenciés de toute possibilité de recours en prud’hommes contre leur mise à la porte.
Grève demain dans les secteurs de l’agriculture et des transports
La CGTL a apporté hier son appui au mouvement revendicatif dans les secteurs de l’agriculture et des transports, qui se traduira par une journée de grève, demain.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de son conseil exécutif, sous la présidence de M. Ghassan Ghosn.
Un communiqué a été publié à l’issue de la réunion, dans lequel la CGTL a invité « tous les collègues syndicalistes membres de la confédération à renouer avec la centrale et à participer à la prise de décision adéquate ».
Le communiqué a dénoncé « un gouvernement insensible et aveugle à la dimension sociale, prenant prétexte des divisions politiques pour ne rien faire », ainsi que « les taxes et impôts qui grèvent les budgets des plus faibles économiquement ».
Fin de la grève chez DHL à Opglabbeek
Le mouvement de grève lancé vendredi dernier au sein de l’entreprise de courrier express DHL Exel Supply Chain, à Opglabbeek, s’est achevé mardi. Les ouvriers et employés du site ont en effet approuvé mardi après-midi le projet d’accord auquel avaient abouti direction et syndicats, sous la direction d’un conciliateur social.
Les 200 ouvriers de l’entreprise ont approuvé le projet d’accord, à 56% de “oui”, et les cent employés, à 82% de réponses favorables. Le travail a donc repris. Le projet d’accord prévoit le versement de chèques-repas de six euros dès le 1er janvier, soit 100 euros par mois.
Les travailleurs reçoivent également une prime de 400 euros net, prime qui sera versée en compensation du non-versement de chèques-repas depuis septembre, a indiqué le délégué syndical FGTB Eddy Graller.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

