Solidarité Ouvrière

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Réunion : « On sait qu’il y a des solutions, mais il faut passer par la grève ! »

Faute de table ronde Préfecture/État/Collectivités, de moratoire pour interrompre cette vague de licenciements préjudiciable au bon fonctionnement du système éducatif local, faute encore d’état des lieux des effectifs précaires de l’Académie et faute toujours de dialogue et de volonté de trouver des solutions pour éviter le chomage à des centaines de familles…. l’Intersyndicale, poussée dans ses derniers retranchements, promet une année de mobilisation multiforme. La grève d’hier n’est que le début d’un mouvement qui veut s’inscrire dans la durée, du moins, ce sont les autorités qui en décideront. Pour un jour de rentrée scolaire, après plus d’un mois de vacances, l’Intersyndicale se dit satisfaite de la mobilisation. Dans les collèges et lycées de l’ile, les grilles se sont ouvertes sur des Assemblées Générales de personnels afin que, dans chaque établissement, un bilan des suppressions de postes précaires engagées et des conséquences pour le fonctionnement éducatif puisse etre fait

Comme dans tous les établissements de l’île, la matinée a commencé par une Assemblée générale des personnels au lycée Georges-Brassens situé juste à côté du Rectorat. L’ensemble du personnel ATOS ainsi que 17 professeurs ayant cours ce jour-là ont répondu à l’appel à la grève, soit une mobilisation suivie pour un jour de rentrée, premier temps du mouvement qui va se décliner au-jour le jour, en fonction des établissements.

6 chômeurs de plus au 31 janvier
« C’est à l’unanimité que les ATOS ont décidé de faire grève aujourd’hui », explique Jean-Pierre Naze, délégué syndical du SNFPT (Syndicat national de la fonction publique territoriale). A 9 heures 30, l’AG, avec le corps enseignant cette fois, a abouti à 5 abstentions et 17 professeurs grévistes ayant cours ce jour-là. Au 31 janvier, soit dans 3 jours, 5 ATOS sur 6 employés en contrats précaires, ainsi qu’un personnel administratif en CAV se retrouveront au chômage.

Après 8 ans d’exercice au sein de l’établissement, Marine (prénom d’emprunt – Ndlr) a appris 2 jours avant les vacances scolaires, par le chef d’établissement, que son contrat d’agent administratif ne serait pas reconduit. « J’espérais etre intégrée mais qu’est-ce que je peux faire ? J’ai commencé à rechercher un travail mais… (souffle) rien ! ». Marine suit donc le mouvement ,mais sans trop d’illusions. Murielle, 27 ans, qui travaille aux côtés de Marine, a elle aussi décidé de faire grève non pas pour défendre son poste, mais par solidarité avec ses collègues. Employée en CAV depuis bientôt 2 ans, son contrat prendra fin au 31 mars et elle ne s’en plaind pas. « Vu le nombre d’heures et le salaire, ce travail n’est pas intéressant pour moi, mais je l’ai accepté pour acquérir ma première expérience ». En effet, bien que titulaire d’un Bac Pro secrétariat et comptabilité, aucun employeur n’a laissé sa chance à Murielle, toujours sous couvert d’inexpérience.

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janvier 29, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire

Les travailleurs d’Algérie Poste entament une grève illimitée

Les travailleurs d’Algérie Poste observent depuis hier matin une grève illimitée sans préavis et ce, dans les 98 bureaux de poste qu’englobe la wilaya d’Oran.

Selon nos interlocuteurs du bureau syndical de l’UGTA, les travailleurs sont entrés spontanément en grève, car la direction d’Algérie Poste a prélevé des sommes conséquentes de leurs salaires sans aucun avertissement ou justificatif. Tous les travailleurs des bureaux de poste de la wilaya d’Oran approchés, ont révélé que des sommes variant entre 6.000 et 18.000 Dinars (selon les échelons des postes de fonction), ont été prélevées.

D’après une source concordante auprès de la Direction régionale d’Algérie Poste, ces prélèvements sont fondés : les salaires du mois du décembre qui a coïncidé avec l’Aïd El-Kébir en plus des fêtes de fin d’année, ont été dopés pour permettre aux travailleurs de passer ces fêtes aisément. Cependant, nos interlocuteurs du syndicat ont révélé qu’une clause de loi explicite dans le code interne d’Algérie Poste, atteste qu’en cas d’avances sur salaire, la somme des prélèvements sera étalée dans le temps et chaque mois, la comptabilité tranchera uniquement 10% à chaque mensualité. Et d’ajouter : « la Direction nationale et le bureau syndical national se sont réunis dernièrement pour débattre autour de ce conflit pécuniaire. Il en est ressorti que les prélèvements seront échelonnés dans le temps. La mesure de la direction d’Oran est plus arbitraire qu’intempestive », déplorent-ils.

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janvier 29, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Algérie | | 2 commentaires

Steenvoorde : Mouvement de grève possible à Blédina

Des revendications salariales pèsent sur l’entreprise steenvoordoise Blédina. Les quelque trois cent vingt employés sont invités à une réunion d’information par le syndicat Force ouvrière (FO) aujourd’hui. Le personnel décidera de « la suite des événements ».

Les syndicats sont sortis «  déçus » de la réunion annuelle de négociations des salaires. Elle se tenait jeudi au siège de l’entreprise Blédina, à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône. «  Blédina, c’est la meilleure usine de Danone en France au niveau de la croissance du chiffre d’affaires, avec une hausse de quasiment 10 % en 2007, précise David Doliger, délégué du personnel FO, syndicat majoritaire sur le site de Steenvoorde, et secrétaire du comité d’entreprise. Les salariés se sentent de moins en moins concernés par les bons résultats de leur entreprise. »

Jeudi, le personnel s’est vu proposer une augmentation de 2,7 % et une prime de 150 €. Insuffisantes selon David Doliger : «  C’est moins que l’an dernier alors que 2007 a été une année exceptionnelle ! » Les salariés sont invités aujourd’hui à une réunion d’information par FO. « On laissera le personnel décider ou non d’un mouvement, poursuit le responsable syndical. Mais en tout cas, j’ai fait le tour des salariés ce matin (hier matin) et ils ont fait remonter de gros motifs d’insatisfaction concernant les salaires. »

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janvier 29, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire

Crise financière, refusons de payer !

Ce sont 430 milliards d’euros qui sont partis en fumée sur les places financières européennes, dans la seule matinée de lundi dernier. Que de telles sommes, plus importantes que le budget de l’Etat français, s’évaporent des mains des financiers aurait peu d’importance, si ceux-ci ne faisaient pas payer leurs pertes aux travailleurs.

Le krach de la semaine dernière est la suite de la crise des « subprimes » commencée cet été aux Etats-unis. A l’origine de la crise : la spéculation sur la misère de millions de travailleurs américains. Un grand nombre d’entre eux, ne pouvant pas rembourser leurs emprunts immobiliers après les augmentations des taux d’intérêts, ont déjà perdu leur logement. Et on prévoit que 3 millions seront dans ce cas d’ici deux ans.

Pour l’avenir proche, on nous parle de risques de récession et de chômage aux Etats-Unis et en Europe. C’est que l’augmentation de la consommation américaine de ces dernières années qui a permis de gonfler les profits capitalistes s’est faite en contrepartie de l’endettement des travailleurs. Maintenant que les banques échaudées rechignent à prêter de l’argent, les entreprises envisagent de fermer des usines et de licencier en prévision de la baisse de consommation. Comme l’économie capitaliste est mondiale, ce sont les travailleurs du monde entier qui risquent de subir les contrecoups des jeux financiers de riches actionnaires.

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janvier 29, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, France, International, USA, Union Européenne | | Pas encore de commentaires