Ascension, règne et chute de Suharto
La mort du boucher Suharto dimanche 27 janvier amène à revenir sur l’effroyable dictature qu’il a instauré en Indonésie de 1965 à 1998. Dans son édition de l’été 1998, la revue “Lutte de Classe” (publiée par Lutte Ouvrière) publiait un article sur le règne de Suharto, assassin au service de l’impérialisme,… mais aussi sur l’impasse que fut la stratégie du PKI (Parti Communiste Indonésien), stratégie largement appliquée par les partis sous direction stalinienne dans les pays du tiers-monde et qui consistait, non pas à développer la lutte indépendante de la classe ouvrière, mais à appuyer une aile soi-disant “progressiste” ou “nationale” de la bourgeoisie. De la Chine de 1927 à l’Iran de 1978-79, en passant par l’Indonésie en 1965, cette tactique n’a finalement servi qu’à désarmer le prolétariat et à appuyer ses futurs boureaux.
Le jeudi 21 mai 1998, Suharto, le président indonésien, annonçait sa démission après 32 ans de règne à la tête d’un des pays les plus peuplés du monde : 202 millions d’habitants pour 1,9 million de km2 répartis en quelque 14 000 îles, dont la plus peuplée, Java, ne représente que 7 % du territoire mais regroupe à elle seule 60 % de la population du pays.
Deux mois plus tôt, Suharto avait été réélu pour la septième fois à la tête de la république par l’Assemblée consultative du Peuple, dont la moitié des délégués, il est vrai, étaient désignés par Suharto lui-même.
Au cours des deux mois qui ont séparé ces deux événements, le vieux dictateur de 77 ans a été lâché par tous.
Le Parlement, pourtant complètement dominé par le parti gouvernemental, le Golkar, l’a menacé de destitution s’il ne démissionnait pas ; le président du Golkar lui a demandé de se retirer, de même que les représentants des deux autres partis autorisés qui, il y a deux mois, l’avaient désigné comme seul candidat à sa propre succession ; ses ministres l’ont abandonné et plus important que tout le reste l’armée elle-même a ouvert la porte du Parlement aux étudiants qui réclamaient la démission du président ; enfin il a été lâché par les USA qui le soutenaient depuis 32 ans, puisque le 20 mai, Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat du gouvernement américain, exhortait Suharto à “démissionner pour préserver son héritage“. Celui-ci obtempérait dans les heures suivantes.
Mort d’un bourreau du peuple indonésien
L’ex-dictateur Mohammad Suharto est mort de vieillesse laissant derrière lui des décennies de crimes contre les progressistes indonésiens.
L’ex-président indonésien, Mohammad Suharto est mort ce dimanche, à l’âge de quatre-vingt-six ans, des suites de problèmes cardiaques. Il était hospitalisé à l’hôpital Pertamina de Jakarta depuis le 4 janvier. Suharto a dirigé l’Indonésie pendant trente-deux ans (1966-1998) en mettant en oeuvre une politique autoritaire et répressive à l’encontre du peuple. Né en 1921 à Java, Suharto a intégré l’armée coloniale néerlandaise à dix-neuf ans.
Successivement passé par l’armée « indonésienne » sous l’occupation japonaise puis dans les forces de rébellion, il a combattu la puissance colonisatrice hollandaise lors de l’indépendance du pays (1945-1949). Suharto a ensuite progressivement gravi les échelons militaires pour devenir le numéro deux de l’état-major des forces d’élites. Il finit son ascension du pouvoir en 1965, en renversant le président Sukarno, le père de l’indépendance, suite à un putsch militaire savamment orchestré.
Quel sera l’impact de la grève des scénaristes sur les scénaristes eux-mêmes ?
Les scénaristes de cinéma et de télévision sont en grève depuis le 5 novembre. Leur lutte contre les studios et réseaux de télé gigantesques sur la question d’une rémunération convenable pour le matériel diffusé sur Internet et autres médias est acerbe.
Les scénaristes ont droit à ce qu’ils demandent — en fait, ils ont droit à beaucoup plus. L’industrie cinématographique et télévisuelle est contrôlée par une couche parasitaire corporatiste dont le rôle est de décider ce que la population des Etats-Unis et du monde devrait voir et écouter afin de s’assurer que d’immenses profits continuent d’affluer vers une poignée de conglomérats. Pour remplir cette fonction rétrograde de philistin, ils reçoivent d’énormes montants et vivent royalement.
Comme l’a un jour noté Brecht en parlant des couches dirigeantes, « Peut-être ont-elles besoin d’être ainsi, mais elles n’ont pas besoin d’être. »
Un programme rationnel et socialement progressiste pour la grève des scénaristes doit débuter par la prémisse que les moyens de production et de distribution de cinéma, de télévision et d’autres médias doivent être arrachés de l’étau de GE, Time Warner, Disney, News Corp., Viacom et les autres et devenir propriété du public et sous son contrôle. Atteindre un tel objectif n’est pas chose facile. Une rupture politique avec le Parti démocrate, une identification consciente avec les luttes de la classe ouvrière internationale et la construction d’un mouvement socialiste sont nécessaires.
Grève contre l’austérité en Cisjordanie
Bassam Zakarna, dirigeant de l’union palestinienne des employés du secteur public a indiqué à Ma’an ce mardi que tous les travailleurs gouvernementaux seront en grève mercredi et jeudi.
Les employés de tous les ministères cesseront le travail pour protester contre le refus de l’Autorité Palestinienne (AP) de satisfaire les demandes des syndicats, dont des subventions pour l’alimentation et une aide aux employés pour le transport. Les employés protestent également contre un nouveau décret de l’AP imposant le paiement des anciennes factures pour différents services.
Le secrétaire général de l’union des professeurs palestiniens, Jamil Shahada, avait annoncé plus tôt que les professeurs seraient en grève les 28 et 31 janvier ainsi que 5 et 6 février pour protester contre le même décret.
Steenvoorde : Grève prévue dimanche et lundi à Blédina
La majorité des salariés de Blédina devrait cesser de travailler dimanche et lundi. La décision devait être officialisée hier vers 23 h 30. Les revendications portent sur les salaires.
Il ne restait plus que l’équipe de nuit à consulter. Mais déjà, hier vers 17 h 30, David Doliger, délégué du personnel FO, envisageait fortement un débrayage : « Pour l’instant, on a rencontré l’équipe du matin et celle de l’après-midi. Sur les cent trente personnes présentes, 87 % se sont prononcées pour la grève. Les sondages sont assez clairs, il n’y aura pas de bouleversement cette nuit.»
Le mouvement de grève devrait intervenir dimanche et lundi : « Dès la fin de la réunion ce soir (hier soir) vers 23 h 30, ce sera affiché dans l’entreprise », annonce le responsable syndical.
Les salaires sont à l’origine de la grogne des employés de Blédina. Ils sont quelque trois cent vingt au total. « Le personnel se sent de moins en moins concerné par les bons résultats de leur entreprise », estime le syndicat FO, majoritaire à Steenvoorde.
Areva TD Montrouge : Trois semaines de grève
Les salariés d’Areva TD Montrouge (Hauts-de-Seine) étaient toujours en grève mardi, près de trois semaines après le début de leur mouvement, pour protester contre la fermeture du site et réclamer de meilleures indemnités de départ, selon des sources concordantes.Après avoir levé l’occupation de l’usine la semaine dernière, tout en poursuivant l’arrêt de travail, les salariés ont réclamé des compensations financières au non-paiement des jours de grève pour reprendre les négociations.
“La direction veut nous imposer une prime de 700 euros étalée sur cinq mois pour sortir du conflit, mais à la seule condition que le carnet de commandes soit respecté, ce qui nous enlèverait tout moyen de pression pour les négociations futures“, a déclaré à l’AFP le délégué syndical CGT, Patrick Appiah.
“La direction est allée très loin dans ses propositions. Nous attendons des réponses pour savoir s’il est possible de sortir du conflit“, a indiqué de son côté une porte-parole de la direction.
Une réunion était de nouveau convoquée mardi pour examiner les dispositions du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

