Solidarité Ouvrière

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Fin de grève pour les ouvriers bangladeshis de Chentex Garment

«Nous avons beaucoup de problèmes. Il faut les résoudre. Sinon, nous ne reprendrons pas le travail.» Iqbal, un des ouvriers bangladeshis de Chentex Garment Ltd est venu à pied de Saint-Pierre, où se trouve l’usine, à Port-Louis. Epuisé après la longue marche, il s’est assis devant le siège du ministère du Travail et des relations industrielles, déterminé à obtenir satisfaction.

Ils étaient, hier, quelque 150 ouvriers à faire un sit-in en face de la Victoria House. Un mouvement de grève déclenché à la suite d’un retard dans le paiement de leurs salaires – ils n’auraient touché leur salaire de décembre que vers fin janvier, et n’auraient eu que la moitié de leur paie de janvier au début de février. Ils ont touché leur dû après l’intervention du ministère. Ces ouvriers qui sont à Maurice depuis un an environ ont profité du sit-in pour évoquer des problèmes qu’ils rencontrent quotidiennement : fourniture d’eau irrégulière, une nourriture qui ne correspond pas à leurs attentes, dortoirs jugés exigus…

Un ouvrier excédé d’expliquer qu’«il faut faire la queue pour aller aux toilettes. Il n’y a que cinq toilettes pour 150 ouvriers. De plus, l’eau ne coule qu’entre cinq et sept heures, le matin.» Il se plaint aussi des «longues heures de travail».

Le ministère a organisé, hier, une réunion tripartite pour tenter de convaincre les ouvriers de reprendre le travail. Interrogé à l’issue de la réunion, Fayzal Ally-Beegun, leur représentant, a déclaré que la direction a accepté de mettre en place un comité pour décider, entre autres, du choix des menus. «La direction a aussi pris l’engagement d’améliorer la fourniture d’eau à l’usine.» Et d’ajouter qu’«il est inadmissible qu’un ouvrier travaille de 7 h 30 à 23 heures en semaine et de 7 h 30 à 17 heures le week-end».


Le syndicaliste souhaite aussi un retour au calme à l’usine. En effet, des altercations ont eu lieu entre deux groupes de travailleurs et un membre de la direction. Trois ouvriers ont été blessés. Ces derniers ont porté plainte au poste de police de Plaine-Verte. La direction a, elle, une tout autre version. «Des ouvriers ont agressé un cuisinier et saccagé les dortoirs. Nous avons fait appel à la police»,déclare Ashok Radhakissoon, le conseil légal de Chentex Garments. Il affirme, du reste, que la question des horaires de travail n’a pas été soulevée lors de la réunion tripartite, hier.

«En fait, c’est eux qui veulent des heures supplémentaires pour gagner plus d’argent

Et en ce qui concerne la nourriture, il explique que les ouvriers bénéficient de Rs 900 d’allocation repas. Il affirme que ces derniers ont décidé de reprendre le chemin du travail après la réunion d’hier.

L’Express.mu, 14 février 2008

février 14, 2008 - Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Ile Maurice | | Un commentaire

Un commentaire »

  1. [...] grève des ouvriers bangladeshis Après ceux de l’usine Chentex Garment Ltd, c’est maintenant au tour des ouvriers bangladeshis de MEK (Import & Export) Ltd de [...]

    Ping par Nouvelle grève des ouvriers bangladeshis « Solidarité Ouvrière | février 22, 2008 | Répondre


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