Mouvement des sans papiers : une prise de position de la LCR
Pour la régularisation de tous les sans-papiers : Tournons l’ensemble du mouvement contre le gouvernement, Non aux divisions !
Le mouvement de grèves et d’occupation de salariés sans-papiers soutenu par la CGT et Droits-Devants ! est une avancée très importante dans la mesure où :
-il donne un point d’appui aux revendications des sans-papiers dans le monde du travail,
-il permet de tisser des liens de solidarité avec des salariés qui, s’il ne subissent pas l’oppression dont sont victimes les sans papier, en partagent les conditions d’exploitation par le patronat.
-il est un argument de poids contre un gouvernement qui ne cesse de stigmatiser les sans-papiers au nom des difficultés des “salariés nationaux”, alors qu’il ne cesse de s’attaquer dans le même temps aux droits et au pouvoir d’achat de tous les salariés, français, immigrés avec papiers ou pas !
Bien sûr cette mobilisation ne suffit pas à résoudre toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les sans-papiers ; des difficultés qui ne pourront être résolues que par la régularisation de tous les sans-papiers, comme le réclament les collectifs de soutien et de nombreuses organisations. Mais elle est un appui supplémentaire à cette lutte comme l’a été le développement de RESF dans les écoles. Un appui contre ceux qui prennent réellement en otage les sans-papiers, à savoir Sarkozy et Hortefeux !
Répression sanglante des émeutes de la faim
Alors que des milliers de Somaliens manifestaient, lundi 5 mai, dans les rues de Mogadiscio contre le prix des denrées alimentaires et l’inflation – parfois violemment, avec jets de pierres et bris de vitrines –, les forces de sécurité somaliennes ont ouvert le feu sur la foule, tuant entre une et cinq personnes, selon les sources, et faisant plusieurs blessés.
Depuis le matin, entre 7 000 et 20 000 personnes protestaient dans les rues de la capitale contre l’hyper-inflation et les pratiques de nombreux commerçants qui imposent le dollar dans les échanges au lieu du shilling somalien, dont le cours a été pratiquement divisé par deux depuis un an. Une dévaluation spectaculaire qui serait en partie liée à l’abondance de billets contrefaits. “Les commerçants ont refusé les vieux billets. Les prix de la nourriture sont élevés et nous n’avons rien à manger. Nous manifesterons jusqu’à ce que les commerçants acceptent nos billets et nous vendent de la nourriture“, a déclaré un des manifestants.
Quelque 2,6 millions de Somaliens ont actuellement besoin d’aide pour se nourrir. Un nombre qui a augmenté de 40 % depuis janvier, selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’ONU s’est récemment inquiétée des conséquences dramatiques de la dévaluation du shilling somalien de 100 % ces quinze derniers mois et d’une inflation galopante. La Somalie est en guerre civile depuis 1991, et sa capitale est le théâtre de combats quasi quotidiens entre des insurgés islamistes et les forces gouvernementales. Aujourd’hui, le pays n’a plus d’institutions centralisées, notamment de banque centrale capable de réguler la masse monétaire en circulation.
Cette particularité rend encore plus vif l’impact de la flambée des cours mondiaux de l’alimentation dans ce pays, où plusieurs “émeutes de la faim” ont déjà éclaté au cours des six derniers mois. Les prix des céréales y ont augmenté de 110 % à 375 % depuis un an. Depuis janvier, à Mogadiscio, le prix du kilo de farine de maïs est passé de 12 cents à 25 cents, le prix d’un sac de 50 kilos de riz de 26 dollars à 47,50 dollars.
Le Monde, 5 mai 2008
Occupation des locaux de la DRASS par les travailleurs sociaux en formation
Une quarantaine d’étudiants en formation de travail social ont occupé ce jour (mardi 6 mai) le service des formations sanitaires et sociales de 9h à 16h30 avant de se faire évacuer par les CRS… Récit d’une journée…
Rappel
Si le décret relatif à la gratification des stagiaires va pourtant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des étudiants, son application a généré une situation intolérable et inéquitable dans notre secteur.
Depuis plusieurs semaines, les pouvoirs publics se rejettent la responsabilité dans l’application d’un décret mettant en péril nos formations (département, région, Etat). La question n’est pas réglée et la situation devient urgente, certains étudiants se voient contraints d’accepter des départs en stage par défaut. Seuls les établissements dépendant de la fonction publique sont exemptés de payer la gratification. Or, un bon nombre de travailleurs sociaux se forment dans dans les secteurs associatif et privé, qui n’ont pas le budget pour accueillir des stagiaires à ce jour. Ainsi la question de la qualité du déroulement des formations est remise en question.
Après plusieurs semaines de mobilisation et de manifestation, rien n’a bougé, des étudiants se retrouvant sans terrain de formation. Cette mise en péril de la qualité des formation de travail s’ajoute à la longue liste des difficultés rencontrées par ce secteur : suppression de budget, loi encourageant le contrôle social, et criminalisation des personnes que nous accompagnons.
L’occupation de la Drass a été organisée afin de revendiquer l’organisation d’un table ronde réunissant différents acteurs décisionnaires : Drass, centre de formations, étudiants du Craets (collectif Rhône alpes des étudiants en travail social). Tant qu’une décision satisfaisante ne sera pas prise, un gel des stages de tous les étudiants niveau III est exigé.
Dix semaines de grève chez American Axle
Alors que la grève acharnée chez le fabricant de pièces automobile American Axle & Manufacturing entame sa dixième semaine, la nature irréconciliable du conflit entre les demandes de la compagnie et les besoins des travailleurs apparaît de manière encore plus marquée.
Le patron d’American Axle Richard Dauch refuse de laisser tomber sa demande selon laquelle les travailleurs doivent accepter une réduction salariale de près de 50 pour cent. Il menace d’en appeler aux briseurs de grève et de fermer de façon permanente ses usines syndiquées. La police de Détroit, où se situent le siège social de la compagnie ainsi que sa plus grosse usine, devient de plus en plus menaçante et provocatrice.
Quant à eux, les travailleurs demeurent déterminés à repousser les demandes massives de concessions de la compagnie, sachant qu’ils ne peuvent subvenir aux besoins de leurs familles avec le salaire de misère que leur offre la compagnie. Ils maintiennent leurs piquets de grève avec ténacité, étant malgré tout forcés de vivre avec une maigre prestation de grève de 200 dollars par semaine.
Cette grève pose une question universelle à laquelle font face non seulement les travailleurs aux Etats-Unis, mais à travers le monde. Devront-ils retourner à des conditions de pauvreté et de travail de misère, tel que l’exigent les corporations au nom de la compétitivité et de la profitabilité, ou défendront-ils leurs propres intérêts indépendants ?
Il ne peut y avoir de compromis entre ces deux priorités sociales conflictuelles. Le besoin de couper les salaires et de piller les pensions et les fonds de santé représente les intérêts d’une minuscule minorité de la population : les multimillionnaires et milliardaires qui forment l’oligarchie corporative et financière. La lutte pour défendre les salaires, les avantages sociaux et les emplois exprime les intérêts de la classe ouvrière, la vaste majorité de la population.
Parce que la grève chez American Axle surgit du choc entre ces intérêts sociaux irréconciliables, elle a pris un caractère acerbe et elle perdure.
Les lycéens maintiennent la pression
Les lycéens mobilisés contre les suppressions de postes ont tenté mardi de maintenir la pression dans la perspective du 15 mai, journée de grève dans l’Education, mais les cortèges ont été en général moins fournis que le 29 avril, dernière journée de mobilisation en date.
Au total, selon un décompte effectué par les bureaux de l’AFP auprès de la police, 14.490 personnes lycéens et enseignants ont manifesté à Paris et en province pour protester contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée dans les collèges et lycées, dont 8.830 dans le public.
C’est moins que le 29 avril, où les manifestations dans une trentaine de villes des zones A et B (la zone C, comprenant les académies franciliennes, étant alors en vacances de Pâques) avaient rassemblé entre 20.000 et plus de 30.000 manifestants selon un comptage effectué par les bureaux de l’AFP et entre 40.000 et 50.000 selon le syndicat lycéen Fidl.
A Paris, notamment, le cortège, avec 1.900 personnes selon la police, 6.000 selon l’UNL, était moins important qu’avant les vacances de Pâques (13.000 police, 50.000 organisateurs le 17 avril, lors de laquelle la Fidl avait aussi appelé à manifester).
En outre, selon l’UNL (premier syndicat), 200 établissements ont été bloqués dans toute la France. A Angoulême la gare a été bloquée un quart d’heure.
L’UNL, seul syndicat à appeler formellement à manifester, a jugé la mobilisation “réussie“, parlant d’un “tour de chauffe avant le 15 mai“, date à laquelle cinq fédérations de l’Education et les principaux syndicats de fonctionnaires appellent à la grève.
Selon leur vice-président, Léo Moreau, les discussions en cours avec le ministère de l’Education n’apportent “aucune ouverture concrète pour le moment“, sur les suppressions de postes.
De son côté, la Fidl, deuxième syndicat, s’est félicitée d’une “journée d’action réussie“, recensant “plus de 200 assemblées générales, une trentaine de sit-in et plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans toute la France“.
Quelque 25 000 dockers travaillant dans 29 ports de la côte Pacifique des Etats-Unis, observaient jeudi
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