Mouvement de grève dans les usines Doux
Des débrayages sont prévus sur tous les sites français du groupe, leader européen de la volaille. Les employés réclament la réouverture des négociations sur les salaires.
0.5%. Le chiffre de la colère. La direction de Doux a proposé une revalorisation des salaires de 0.5% au titre de l’année 2008. Indignation des syndicats, qui rappellent que cela représente 4 euros supplémentaires par mois sur le bulletin de salaire des employés payés au SMIC.
Les syndicats, eux, réclament une augmentation de 2,8% au 1er avril et 2% au mois de septembre pour les 5.500 employés français de Doux. Il y a une semaine, l’intersyndicale a donc lancé un mouvement de grève. Qui prend une nouvelle ampleur aujourd’hui : un rassemblement des employés est prévu ce matin à Chateaulin, dans le Finistère, au siège du leader européen de la volaille.
De son côté, la direction du groupe souligne qu’elle a accordé aux salariés une augmentation des différentes primes. Et rappelle que les “résultats 2007 n’ont pas été à la hauteur des espérances en raison notamment d ela hausse du prix des céréales, l’augmantation des coûts de l’énergie et la parité euro-dollar pénalisante pour un groupe exportateur“.
Le groupe volailler compte quelque 13.000 salariés, dont 7.500 à l’étranger.
France Infos, 9 mai 2008
Bruxelles : Contre la directive de la honte
Quelque 400 personnes ont manifesté mercredi sur la place du Luxembourg, à Ixelles, contre un projet de directive européenne sur la détention et l’exclusion des personnes étrangères. Le projet de directive sera soumis au vote au parlement européen dans le courant du mois de juin. Une pétition en ligne contre le projet a déjà récolté les signatures de plus de 33.000 citoyens européens et 800 organisations.
Les manifestants, parmi lesquels figuraient des membres de diverses organisations comme la Ligue des droits de l’Homme, le CIRE, le MRAX ou Oxfam et des syndicats FGTB et CSC, craignent une banalisation de l’enfermement des étrangers. Des personnalités politiques belges, dont la ministre Marie Arena et la députée Karine Lalieux pour les socialistes, la députée Clotilde Nyssens pour le cdH et le député européen et vice-président du groupe Verts/ALE Pierre Jonckheer, la députée Zoé Genot et la coprésidente d’Ecolo Isabelle Durant pour le parti vert, figuraient parmi les manifestants. L’enfermement des étrangers, qui pourrait atteindre 18 mois en cas d’approbation du projet de directive, est perçu par les organisations à l’initiative de la manifestation comme une sanction et non comme une mesure devant faciliter l’éloignement des personnes en séjour illégal.
RTL Infos, 7 mai 2008
Dunkerquois : Les salariés de Lidl en grève
Une trentaine de salariés de chez Lidl ont débrayé, hier matin, devant le magasin de Saint-Pol-sur-Mer. Ils dénoncent des salaires bloqués, des pressions de la part de la direction, des conditions de sécurité inappropriées et les ouvertures le dimanche.
Il n’est pas si fréquent de voir les employés du secteur hard discount faire grève. « C’est vrai que ce n’est pas encore dans la culture de l’entreprise », admet François Kindt, directeur du magasin de Coudekerque et délégué CFDT. Hier, avec une trentaine de salariés, caissières, directeurs, manutentionnaires employés de l’enseigne allemande dépendant de la plateforme basée à Lillers, ils ont pourtant débrayé, à l’appel de la CFDT, devant le magasin de Saint-Pol-sur-Mer.
« Nous dénonçons des salaires qui n’évoluent pas, une caissière à 26 heures gagne 900 E par mois. Les temps partiels sont imposés et la direction fait pression pour que l’amplitude horaire soit toujours plus grande », ajoute Pierre-Marie Butez, délégué régional CFDT.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

