Solidarité Ouvrière

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1er Mai en Turquie : Le gouvernement sur la défensive

Les principales confédérations syndicales du pays ont tenu lundi le gouvernement pour responsable des violences policières qui ont marqué le jeudi 1er mai journée du Travail et ont précisé qu’ils attendaient des excuses de la part du gouvernement.

Ils ont également réaffirmé leur détermination à se rendre sur la place Taksim, (dans le centre d’Istanbul, partie européenne), le 1er mai 2009. Les autorités, craignant des débordements, avaient interdit l’accès à la place Taksim, un lieu hautement symbolique où les syndicats entendaient commémorer la mort d’au moins 34 personnes dans des violences survenues le 1er mai 1977.

Le gouvernement AKP, (parti de la Justice et du Développement), de son côté, se défend et jete la balle dans le camp des syndicalistes.

Le gouverneur d’Istanbul, Muammer Guler a déclaré que la “majorité des protestataires lors du 1er mai n’étaient pas des ouvriers mais des membres de groupes clandestins“.

Ces groupes clandestins ont attaqué la police avec des pierres, gourdins et cocktails molotovs” a-t-il indiqué et reproché aux quotidiens de ne pas refléter les réalités.

Nous avons analysé les images captées par les caméras de surveillance de la police, les photos et images des médias. Nous allons commencer à travailler vendredi et allons communiquer le résultat au ministère de l’Intérieur” a-t-il précisé et ajouté : “Le nécessaire sera fait“.

Nous (les autorités) avions répété à maintes reprises que la place Taksim est interdite aux rassemblements. Ces sont les manifestants et attitudes intransigeants et enfreignant la loi, qui sont à l’origine des incidents. Nous avions précisé à plusieurs reprises que nous interviendrons contre toute tentative de trangression de la loi” a-t-il indiqué.

Les mesures prises par la police ont pu éviter des évolutions beaucoup plus graves” a-t-il ajouté.

Concernant les gaz lacrymogènes à l’intérieur des urgences des hôpitaux, M. Guler a indiqué qu’ils avaient reçu un appel venant des médecins-chefs de la clinique Þiþli Eftal, demandant qu’un groupe de 100 manifestants bloquant l’entrée de l’hôpital, soit évacué.

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mai 10, 2008 Publié par xxx | 7) Répression, Turquie | | Pas de commentaire

Une grève paralyse la plus grande mine de zinc de la Namibie

Les travailleurs de la plus grande mine de zinc de la Namibie, Skorpion Zinc, ont décrété une grève générale qui paralyse les activités de la mine, suite à un conflit liés aux salaires.

La grève a démarré vendredi à minuit avec environ 650 employés permanents qui ont fermé la mine pour exiger une augmentation salariale de 15 pour cent, tandis que la direction leur propose 12 pour cent.

Des représentants des travailleurs et la direction de Skorpion Zinc ont confirmé samedi matin la fermeture de la mine, les travailleurs ayant bloqué toutes les issues de l’usine, pour empêcher les contractuels et les membres de la direction d’y pénétrer.

La grève a démarré vers minuit, c’est tout ce que je peux dire pour le moment“, a déclaré le directeur de la Communication de Skorpion Zinc, Usi Hoebeb, dans une interview téléphonique accordée à la PANA samedi.

Le secrétaire général de l’Union des travailleurs du secteur minier de la Namibie, Joseph Hengari, a déclaré pour sa part que la situation à la mine était tendue, après que la direction avait engagé des travailleurs contractuels pour remplacer les grévistes.

La situation est très tendue ici, nous avons interdit l’accès de la mine à tous les employés contractuels et aux membres de la direction“, a déclaré M. Hengari.

Non seulement la direction n’a pas satisfait nos revendications, mais elle viole le droit du travail, en engageant des contractuels pour remplacer des employés permanents“, a-t-il ajouté.

Personne ne va rentrer dans la mine jusqu’à ce que toutes les parties s’entendent… l’usine et la mine ne fonctionnent plus depuis minuit et cela va rester ainsi jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites“, a déclaré M. Hengari.

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mai 10, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, Namibie | | Pas de commentaire

Manifestation de soutien aux travailleurs sans-papiers à Paris

Entre 4.000 et 5.000 personnes selon les organisateurs, 800 selon la police, ont participé samedi à Paris à une manifestation de soutien aux travailleurs sans-papiers.

Les différentes organisations présentes ont demandé la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers, “qui paient des impôts et font partie de l’économie française“, a expliqué Djibril Diaby, délégué de la coordination 75 des sans-papiers.

Le cortège, auquel participaient notamment le Réseau éducation sans frontières (RESF), la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), la Ligue des droits de l’homme (LDH) et Unis contre une immigration jetable (UCIJ), est parti de la place de Clichy, pour atteindre le boulevard des Italiens, où une pizzeria est occupée jour et nuit par des travailleurs sans-papiers depuis 23 jours.

La manifestation constituait aussi la dernière étape de la marche des sans-papiers partis de Lille le 19 avril dernier.

Il faut marcher plus de 200 kilomètres pour avoir des papiers, a souligné Mady Gassama, membre d’un collectif de sans-papiers.

Les sans-papiers sont sortis de l’ombre, et veulent vivre comme tout le monde, dans la légalité. Nous voulons attirer l’attention de l’opinion sur ce problème. Avec l’immigration choisie, le gouvernement va faire venir d’autres immigrés, en oubliant ceux qui sont là depuis longtemps, et exercent des métiers pénibles“, a-t-il expliqué.

Selon Jean-Claude Amara, président de l’association Droits Devant!, à l’origine avec la CGT de la grève des travailleurs sans-papiers en Ile-de-France commencée le 15 avril dernier, ce mouvement a créé une “telle dynamique qu’une grande fenêtre d’espoir est ouverte. Il n’y a plus de limite. 400 travailleurs sans-papiers sont prêts à partir en grève s’il n’y a pas de signe du gouvernement“.

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mai 10, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Un commentaire

Analyses de la révolution de mai 68

mai 10, 2008 Publié par xxx | 4) Histoire et théorie, France | | 2 commentaires

Les ouvriers dans la rue pour défendre le pouvoir d’achat

Hausse des prix, bas salaires, chômage, endettement, corruption… Des milliers de salariés sont descendus sur la place principale de Zagreb le 12 avril dernier, pour dénoncer la politique du gouvernement Sanader. Le Premier ministre a promis des mesures, mais n’a sûrement pas beaucoup de marge de manœuvre, alors que l’on s’attend à un ralentissement de la croissance croate. Des représentants des syndicats européens sont venus apporter leur soutien aux travailleurs croates.

« Messieurs du gouvernement, aujourd’hui nous demandons des changements, la prochaine fois nous demanderons le changement du gouvernement ». Voici le principal message de la grande manifestation ouvrière qui a eu lieu le 12 avril dernier au cœur de Zagreb, avec la participation de plus de 50.000 personnes pour le droit à de meilleures conditions de vie. Il s’agit de la plus grande manifestation ouvrière de ces dix dernières années, provoquée par l’inflation et les salaires trop bas des travailleurs mécontents.

Alors que le salaire moyen dans l’Union européenne est de 1.400 euros, il n’est que de 678 euros en Croatie. Avec un tel salaire, selon les calculs des syndicats, il est possible de couvrir à peine 86,73% des dépenses mensuelles, c’est-à-dire qu’il manque environ 90 euros à une famille moyenne pour pouvoir satisfaire ses besoins fondamentaux. Le seul moyen de s’en sortir, c’est l’endettement. Ainsi, à la fin de l’année dernière, chaque Croate devait aux banques plus de 3.000 euros. C’est naturellement une moyenne, puisque l’endettement de ceux qui ont des rentrées mensuelles fixes, dont les salariés et les retraités, atteignait à la fin de l’année dernière près de 5.400 euros.

L’image de la place principale de Zagreb était radicalement différente de celle qui a fait le tour du monde la semaine d’avant. A seulement quelques centaines de mètres de là, le samedi 5 avril, près de 3.000 citoyens présélectionnés, que l’on pouvait approcher seulement si l’on était doté d’un laissez-passer, ont acclamé avec enthousiasme le Premier ministre, Ivo Sanader qui, de la petite place située entre le Palais du gouvernement et le Parlement, s’est adressé à eux en compagnie du Président américain, George W.Bush. Cette image d’une Croatie idyllique a été remplacée, une semaine plus tard, par celle d’une foule quinze fois plus importante de travailleurs mécontents.

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mai 10, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, Croatie | | Pas de commentaire

Les entreprises de nettoyage font le ménage des sans-papiers

Val de Marne (94) : Les patrons qui emploient des sans-papiers ne sont pas tous ces braves gens décrits par la plupart des médias, prêts à aider leurs employés pour qu’ils soient régularisés. Des entreprises de nettoyage du Val-de-Marne ont poursuivi en justice leurs employés sans-papiers pour leur occupation du siège de la fédération patronale.

Depuis la mi-avril, des travailleurs sans-papiers se sont mis en grève pour obtenir leur régularisation. R-é-g-u-l-a-r-i-s-a-t-i-o-n. Il faut insister, pour que le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, comprenne que régulariser et naturaliser, ça n’est pas pareil. Non informé ou stratégique, toujours est-il qu’il a fait la confusion lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril.

Si depuis le début des grèves, 60 sans-papiers qui travaillent essentiellement dans la restauration, le bâtiment, l’aide à la personne, l’interim ou le nettoyage, ont obtenu satisfaction, beaucoup plus nombreux sont ceux qui attendent toujours le soutien de leur employeur, et surtout l’aval du préfet pour être régularisé. Au total, mi-avril, près de 1 000 dossiers de demandes ont été déposés dans cinq préfectures d’Ile-de-France (Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

Pour les sans-papiers de Villejuif (Val-de-Marne), qui bossent dans des boîtes de nettoyage, la situation est particulièrement tendue. La fédération patronale des entreprises de propreté (FEP) de Villejuif a saisi la justice le 22 avril pour faire déguerpir leurs employés sans-papiers qui occupent les locaux de la FEP de la ville depuis le 15 avril (ils sont d’abord 300 selon la CGT, puis une petite centaine).

Le premier jugement (rendu le 25 avril) a été favorable aux employés, la procédure engagée par les plaignants ayant été jugée irrecevable. Mais le deuxième, dont l’audience a eu lieu vendredi 2 mai, et l’ordonnance rendue le lundi suivant, a été favorable aux patrons – qui obtiennent l’expulsion du lieu, 2 000 euros de dommages, et 150 euros par jour d’occupation supplémentaire et par personne. Raison invoquée par le tribunal des référés de Créteil : le nombre, important, de personnes occupant le site, alors que celui-ci est à proximité d’un centre d’examens, qui pourrait être perturbé. Caroline Aubry, responsable CGT pour l’immigration dans le Val-de-Marne, déçue du jugement, affirme qu’ « il y a pourtant toujours eu une grande maturité dans l’action, un grand respect pour le centre d’examen ». Vendredi 9 mai, les sans-papiers ont dû quitter les lieux.

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mai 10, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, France | | Pas de commentaire

Les salariés de Doux restent mobilisés

Nouveaux débrayages, hier, dans les usines du volailler Doux, pour obtenir des augmentations de salaires.
À l’appel de l’intersyndicale (qui regroupe CGT, CFDT, CFTC et FO), une partie des salariés du Grand Ouest (venus notamment de Mayenne et de Vendée) se sont retrouvés, hier, devant le siège de la direction du groupe volailler, à Châteaulin (Finistère), pour demander des augmentations de salaires. « Une grève plutôt bien suivie, jugeaient les syndicats. Car un jour de manque à gagner est synonyme de sacrifice pour les ouvriers qui peinent déjà à vivre décemment de leur salaire. »

Une opération escargot symbolique s’est déroulée sur la RN165, au départ de Quimper, avant que les salariés grévistes ne demandent à être reçus par la direction. Ayant trouvé porte close, les employés ont repris leur « opération escargot », à Châteaulin cette fois, manifestant devant le siège de Doux.

Cette deuxième journée d’action, qui fait suite à celle du 2 mai, vise à obtenir une augmentation supérieure aux 0,5 % proposés par l’entreprise, au titre de l’année 2008. Pour Raymond Gouiffès, délégué CGT, cette augmentation représenterait « un gain de 4 € par mois, ce qui est inconcevable pour une majorité de salariés ». Les syndicats, eux, demandent 4,8 %.

De son côté, la direction souligne les avancées accordées en plus de l’augmentation générale proposée, dont une hausse de 30 % à 60 %, selon les types de production, de la prime accordée aux « accrocheurs ». Doux emploie 13 000 personnes (dont 7 000 à l’étranger), 3 500 salariés se trouvant dans le Grand Ouest et 2 500 dans le Nord.

Ouest France, 10 mai 2008

mai 10, 2008 Publié par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Un commentaire

Premier mai, journée de répression

Des rassemblements pacifiques organisés à l’occasion de la fête du travail du premier mai ont été réprimés par les autorités dans diverses localités iraniennes. Une fois encore, de nombreux syndicalistes ont été arrêtés et des rassemblements dispersés. La CSI a vivement condamné ces actes d’agression contre les syndicats.

Pour dissuader les syndicalistes de participer aux activités du premier mai, plusieurs personnes avaient déjà été écrouées à l’avance. Ce fut notamment le cas de Shays Amani, arrêté le 23 avril. Il fait partie des fondateurs du Syndicat national des travailleurs licenciés et sans emploi (NUDUW) et est un ancien dirigeant du syndicat de l’usine Kurdistan Textile Company. Shays Amani avait déjà été arrêté l’année dernière, précisément le premier mai, et attendait toujours le verdict de son appel contre sa condamnation injuste à deux ans et demi de prison.

Le jour du premier mai, diverses arrestations et autres actes de harcèlement ont été rapportés aux quatre coins du pays. Trois travailleurs militants, Javanmir Moradi et Taha Azadi, membres du Syndicat libre des travailleurs iraniens (FUIW), et Saeed Hazrati ont été arrêtés à Asalouyeh, dans le sud de l’Iran. D’autres arrestations ont eu lieu dans la ville de Ashnavieh et à Sanandaj. A Téhéran, où les festivités du premier mai ont démarré dès le 25 avril, les forces de l’ordre et la police ont bloqué l’accès au parc de Chitgar et dispersé les participants. Le parc a été cerné par un barrage formé par un millier d’agents de sécurité. Les travailleuses et travailleurs ont néanmoins réussi à rejoindre le parc Jahan-Nama, où ils ont poursuivi leurs festivités.

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mai 10, 2008 Publié par xxx | 7) Répression, Iran | | Un commentaire