Les salariés de Doux restent mobilisés
Nouveaux débrayages, hier, dans les usines du volailler Doux, pour obtenir des augmentations de salaires.
À l’appel de l’intersyndicale (qui regroupe CGT, CFDT, CFTC et FO), une partie des salariés du Grand Ouest (venus notamment de Mayenne et de Vendée) se sont retrouvés, hier, devant le siège de la direction du groupe volailler, à Châteaulin (Finistère), pour demander des augmentations de salaires. « Une grève plutôt bien suivie, jugeaient les syndicats. Car un jour de manque à gagner est synonyme de sacrifice pour les ouvriers qui peinent déjà à vivre décemment de leur salaire. »
Une opération escargot symbolique s’est déroulée sur la RN165, au départ de Quimper, avant que les salariés grévistes ne demandent à être reçus par la direction. Ayant trouvé porte close, les employés ont repris leur « opération escargot », à Châteaulin cette fois, manifestant devant le siège de Doux.
Cette deuxième journée d’action, qui fait suite à celle du 2 mai, vise à obtenir une augmentation supérieure aux 0,5 % proposés par l’entreprise, au titre de l’année 2008. Pour Raymond Gouiffès, délégué CGT, cette augmentation représenterait « un gain de 4 € par mois, ce qui est inconcevable pour une majorité de salariés ». Les syndicats, eux, demandent 4,8 %.
De son côté, la direction souligne les avancées accordées en plus de l’augmentation générale proposée, dont une hausse de 30 % à 60 %, selon les types de production, de la prime accordée aux « accrocheurs ». Doux emploie 13 000 personnes (dont 7 000 à l’étranger), 3 500 salariés se trouvant dans le Grand Ouest et 2 500 dans le Nord.
Ouest France, 10 mai 2008
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[...] des salaires ont eu lieu ces dernière semaines ou se mènent encore, comme chez le « volailler Doux » qui a le culot de proposer 0,5 % d’augmentation, alors qu’officiellement l’inflation [...]