Marche silencieuse à Grasse après la mort d’un jeune homme lors d’une interpellation
Plusieurs centaines de personnes ont défilé dimanche à Grasse (Alpes-Maritimes) en hommage à un jeune homme de 22 ans mort vendredi peu après son interpellation par la police.
Derrière une banderole proclamant “bavure policière, assassins“, les manifestants -entre 500 et 600 selon la police, un millier selon les organisateurs- ont défilé dans le centre de Grasse dans un silence brièvement interrompu par quelques cris “police, assassins” poussés devant le commissariat de la ville.
Une jeune femme, témoin de l’interpellation, a indiqué à la presse, en marge de la manifestation, que Abdelakim Ajimi avait été maintenu à terre lors de son interpellation par plusieurs policiers, dont l’un lui serrait fortement le cou.
“Pendant les vingt minutes où j’étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête“, a raconté Layla Picout, 17 ans, étudiante en BEP vente.
“Hakim (son diminutif, ndlr) ne se défendait pas, il était sur le sol, complètement à l’envers, comme s’il était déjà parti, comme s’il acceptait son sort. Quand ils l’ont mis dans le coffre de la voiture, menotté, on aurait dit une guimauve“, a ajouté la jeune femme.
Selon sa famille, le jeune était grand mais fluet, il pesait 60 kilos. “Il suffisait de le prendre avec une main pour le mettre dans la voiture“, a déclaré son oncle à l’AFP.
La police a démenti que Abdelakim Ajimi, interpellé après une altercation avec les employés d’une banque où il était venu retirer de l’argent, ait été placé dans le coffre de la voiture de police.
Dans un communiqué, le préfet des Alpes-Maritimes Dominique Vian a souligné que le jeune homme s’était violemment opposé à son interpellation durant laquelle deux fonctionnaires de police ont été blessés.
Stagiaires en travail social : Manifestation nationale le 13 mai
Depuis le mois de février 2008, les travailleurs sociaux en formation sont fortement mobilisés à travers toute la France autour de la question de la gratification de leurs stages. En effet le décret du 31 janvier 2008, portant sur la gratification des stagiaires en entreprise et qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi sur l’égalité des chances, est rendu applicable par la circulaire du 27 janvier. Ce qui pourrait au premier abord paraître comme une mesure avantageuse n’a fait que susciter inquiétude et mécontentement chez les travailleurs sociaux en formation.
Cette gratification, dont le montant n’excède pas 398,13€, ne concerne que le secteur privé et ne s’applique pas à toutes les catégories de travailleurs sociaux en formation. C’est donc tout d’abord le caractère discriminatoire et profondément inégalitaire de cette mesure qui a été soulevé par le mouvement de protestation. Mais par la suite, au fil des assemblées générales, a surgi une réflexion plus vaste sur la précarité et sur un statut du travailleur social en formation pouvant lui assurer, bien au-delà de la gratification, les conditions matérielles nécessaires au bon déroulement de son parcours de formation.
Quelles que soient les revendications concernant l’application de la gratification des stages et les divergences d’analyse, il apparaît que la question de fond qui est réellement posée dans cette lutte est celle de la précarité, à laquelle le décret du 31 janvier ne répond pas.
Il s’agit donc de ne pas céder face à la stratégie de division opérée par l’Etat qui à tout gagner à laisser pourrir cette situation qu’il a lui-même créée.
A l’heure où le travail social subit de multiples offensives (loi prévention de la délinquance, réforme de la convention 66…), où la formation est mise à mal, où de nombreux travailleurs sociaux ne trouvent plus de stages pour valider leur formation…seule la convergence et la lutte permettront d’imposer un rapport de force efficace.
Condamné pour n’avoir pas respecté l’aparheid sexiste
Amnesty International a réclamé dimanche la libération d’un maître-assistant en psychologie à l’université de Ryad qui encourt 150 coups de fouet et huit mois de prison pour avoir pris un café avec une femme sans lien de parenté avec lui.
Mohamed Ali Abou Raziza avait été arrêté par la police religieuse alors qu’il se trouvait dans un café avec la femme, dont on ignore ce qu’il est advenu, a précisé l’organisation de défense des droits de l’homme dans un communiqué.
“L’Arabie doit cesser de persécuter sans nécessité des gens comme ça. Nous souhaitons que soit mis fin complètement aux châtiments pour ces délits ‘khilwa’“, ajoute Amnesty.
Ce vocable recouvre notamment ce type de rencontres entre hommes et femmes non liés par le sang dans le royaume wahhabite, qui pratique un islam strict.
La police religieuse, connue sous l’appellation de Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, dispose de pouvoir étendus pour faire appliquer cette stricte ségrégation sexuelle et traquer l’alcool, la drogue et la prostitution.
Malgré son abolition, l’esclavage n’est pas mort
La France commémore le 10 mai la fin de l’esclavage, qu’elle a aboli en avril 1848. Pourtant, loin d’avoir disparu, celui-ci perdure sous différentes formes en France et dans le monde.
Le 27 avril 1848, Victor Schœlcher, homme politique français, met un point final au décret qui abolit l’esclavage dans tous les territoires de l’empire français. Il suit l’exemple des Britanniques qui avaient ouvert la voie à l’abolitionnisme trente ans plus tôt. C’est la fin de quatre siècles d’exploitation de millions d’hommes, de femmes et d’enfants.
En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme consacre ces principes. Selon l’article 4 de la toute nouvelle déclaration des Nations unies, “Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes“.
Pour autant, la pauvreté, les discriminations, l’exclusion sociale et d’autres facteurs qui ont nourri l’esclavage pendant des siècles existent encore. Et avec eux les formes modernes de l’esclavage. L’Organisation mondiale du travail dénombre au moins 12,3 millions de victimes du travail forcé à travers le monde – l’une des diverses formes de l’esclavage.
“L’esclavage a changé de forme aujourd’hui”, explique Sophia Lakhdar, directrice du Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) basé en France. “Il ne s’agit plus de chaîne mais de pressions psychologiques.”
“Historiquement, l’esclavage était une question de droit de propriété. Aujourd’hui, il s’agit plus d’une forme de chantage“, raconte Karla Skrivankova, coordinatrice des programmes trafics humains de l’organisation britannique Anti-Slavery International. “Les employeurs retiennent les passeports de leurs employés et obtiennent ainsi un pouvoir absolu sur eux. Et ils peuvent transformer les conditions de travail en un statut proche de ce qu’on appelle l’esclavage.”
Comme son ancêtre, l’esclave moderne est considéré comme un objet pratique plus que comme une personne. Il est contraint de travailler sans salaire, sans liberté de mouvement.
Grève des étudiants de l’université de Jaffna
Les étudiants de licence de l’université de Jaffna ont lancé vendredi un boycott pour protester contre l´opération de recherche de l´armée du Sri Lanka (SLA) conduite mercredi nuit dans la cité universitaire. La recherche a été lancée parce que des soldats auraient été attaqués à la grenade à proximité du campus. L’union des étudiants de l’université de Jaffna accuse la SLA et les paramilitaires qui collaborent avec elle d´avoir mis en scène cette attaque pour fouiller les logements étudiants et pour les intimider.
Les élèves en licence de l’université de Jaffna ne sont pas allés aux cours vendredi matin.
Les soldats de la SLA ont fait irruption dans les logements étudiants mercredi nuit en prétendant qu´une grenade avait été lancée sur eux près du campus, pendant une coupure de courant.
Une grenade qui aurait été trouvée à l’endroit de l’attaque a été désactivée par l´armée vers 23h00 mercredi, disent les représentants des étudiants.
Les étudiants ont dit qu’ils avaient été insultés et menacés par les soldats.
Les coalisés se prévalent d’avancées remarquables dans la création, en Afghanistan, d’un environnement sécurisé, propice au progrès économique et social, à la réconciliation nationale et à l’extension progressive de l’autorité du gouvernement d’Hamid Karzaï sur l’ensemble du pays. Les 10.000 hommes demandés – début avril, au sommet de Bucarest – en renfort aux 47.000 soldats présents sur le terrain, sous la férule de l’Otan et la caution des Nations Unies, leur permettront de consolider et d’élargir encore plus ces acquis, assure-t-on. Aux dires de Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l’Otan, « depuis la chute des Talibans en 2001, l’Afghanistan effectue des progrès réguliers. Des millions d’enfants sont à présent scolarisés, l’accès aux soins de santé a été multiplié par dix, des millions de réfugiés sont rentrés chez eux. Dans les régions qui bénéficient d’une bonne gouvernance, la sécurité s’est accrue et la production de drogue est en baisse. L’économie afghane légitime reprend des forces ».
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

