Manifestation antifasciste à Kiev
Le 9 mai s’est tenue à Kiev une manifestation antifasciste qui s’est terminée par un dépôt de fleurs au monument du soldat inconnu. Environ 200 antifascistes ukrainiens ainsi que d’origine arabe, africaine ou d’Asie Centrale s’étaient rassemblées au centre, près de la station de métro de l’Arsenal. Ils voulaient commémorer ceux qui sont morts dans la lutte contre le fascisme, mais aussi attirer l’attention sur le retour du néo-nazisme en Ukraine.
Depuis début 2008, les néo-nazis ont commis plus d’agressions que durant toute l’année 2007, deux personnes ont déjà été assassinées. Les victimes de ces agressions ne sont pas seulement des étrangers, mais tous ceux qui refusent leurs théories racistes et qui affirment clairement ne pas vouloir de dictature fasciste.
Les antiracistes ont déployé des banderoles “Tous différents, tous égaux !” et “Ensemble contre le fascisme“, puis sont partis en manifestation. Des manifestants de différentes couleurs de peau criaient des slogans comme “La couleur de peau n’est pas importante, ensemble nous disons non au fascisme“, “le monde est coloré, mais pas brun“, “notre patrie c’est toute l’humanité“, “solidarité internationale“, etc. Les passants ont soutenu la marche et affirmé leur solidarité. Les vétérans de la guerre étaient particulièrement surpris. Près de la flamme éternelle, un meeting spontané a eut lieu, des militants locaux et membres des différentes communautés présentes ont fait des discours.
Grève à partir de mardi contre la vie chère
La grève contre la vie chère prévue du 13 au 15 mai au Burkina s’annonce porteuse de tension, les syndicats ayant maintenu leur mot d’ordre sur tout l’étendue du territoire, alors que le gouvernement a appelé à la suspension du mouvement
Dans une lettre adressée lundi, au ministre du Travail et de la Sécurité Jérôme Bougma, les syndicats considèrent comme « insuffisantes », les réponses du gouvernement aux revendications de la Coalition contre la vie chère.
Les organisations de travailleurs jugent « aujourd’hui incontournables », les augmentations de salaires demandées, au regard de la « baisse drastique » du pouvoir d’achat des Burkinabe. Les syndicats soulignent également qu’aucun prix n’a baissé, en dépit des mesures gouvernementales adoptées dans ce sens.
« Tout en restant ouverts au dialogue constructif, nous maintenons notre mot d’ordre de grève pour les 13, 14 et 15 mai 2008 », indique la lettre dont APA a reçu copie.
Les syndicats dénoncent par ailleurs ce qu’ils appellent les pratiques récurrentes du gouvernement « qui ne favorisent pas le dialogue social ».
Dans une lettre confidentielle, le ministre Bougma avait demandé la suspension de la grève jusqu’aux prochaines négociations entre les syndicats et le gouvernement, prévues en septembre prochain.
Nouvelle grève dans le secteur public
L’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), la Fédération démocratique du travail (FDT), l’Union syndicale des fonctionnaires affiliée à l’UMT, l’Organisation démocratique du travail (ODT) ont lancé un appel à la grève générale pour le mardi 13 mai dans l’Administration publique et les Collectivités locales. A noter que, selon les syndicalistes, les trois derniers mouvements de grève de l’année en cours (3 et 4 janvier, 12 et 13 février, et 23 et 24 avril 2008 ) avaient mobilisé, en moyenne, 70% des fonctionnaires.
Au titre des revendications syndicales, il y a lieu de citer l’augmentation générale de 30% des salaires et l’instauration du principe de l’équité salariale avec une profonde refonte de la politique salariale en vigueur dans l’Administration publique. La révision du statut de certains corps de métiers, tels que les administrateurs, les médecins, les ingénieurs et les agents d’exécution, figure aussi au titre des exigences syndicales. Les centrales focalisent également leurs revendications sur la promotion en faveur de 33% des effectifs, au lieu de 22 actuellement, pour tous les fonctionnaires répondant aux critères. A noter que la promotion se fait dans 11% sur examen et 11% par ancienneté.
«Rien que pour l’Education nationale, ils sont plus de 100.000 à répondre aux critères», nous apprend Khalid Essate, membre du bureau national du la Fédération nationale de l’enseignement et chargé de communication (UNTM). Il s’agit d’un contingent qui attend d’être promu depuis 2003.
Les allocations familiales aussi font partie du catalogue des revendications syndicales, qui réclament qu’elles soient portées à 300 DH pour les trois premiers enfants au lieu de 200 DH comme le propose le gouvernement El Fassi. Autre desiderata des syndicats en grève, la reconsidération du régime de couverture médicale obligatoire, avec la réduction des délais de remboursement des frais médicaux.
5.000 ouvriers de la canne à sucre en grève
Des milliers de salariés de l’entreprise publique de sucre de canne Haft Tappeh de la province du Khouzistan dans le sud-ouest de l’Iran, près de la ville de Chouch, ont protesté quatre jour pour obtenir leurs salaires impayés depuis deux mois et pour demander la fin des harcèlements exercés contre les ouvriers par la sécurité de l’entreprise.
D’après le Conseil national de la Résistance iranienne qui diffuse cette nouvelle, le DG de l’entreprise n’est pas apparu à son bureau de crainte d’affronter les grévistes et le bureau des directeurs a refusé de répondre.
Actuellement plus de 5000 salariés de divers services administratifs, du traitement, de l’agriculture et des ouvriers en CDD, sont en grève. Le refus de la compagnie de payer ses employés depuis deux mois a entraîné des conditions de vie très difficiles vu la montée des prix et l’inflation galopante en Iran
Pour briser la grève, les agents du ministère du Renseignement (Vevak) de la ville de Chouch et les agents de la sécurité de l’entreprise ont eu recours à des intimidations et des menaces téléphoniques.
Les informations indiquent que Zibdari, membre du Vevak et chef de la sécurité de l’entreprise, qui est directement impliqué dans la répression des salariés en faisant de fausses allégations à leur encontre, n’est pas apparu non plus dans l’entreprise de peur de devoir faire face aux grévistes.
Réunion : Les lycéens “pour un mouvement géant”
“Le 29 avril, déjà, il y avait du monde dans le Sud à manifester contre les réformes du gouvernement. Mais, le 15 mai, on espère être au moins un millier voir plus dans les rues de Saint-Pierre. On veut parvenir à un mouvement géant !”, lance Robin Naucelle, représentant de l’Union nationale lycéenne, syndicat récemment implanté dans le sud de l’île.
Ce week-end, les étudiants de la coordination lycéenne du sud ont distribué, devant la mairie de Saint-Pierre, tracts et affiches qui préfigurent le prochain mouvement : “Jeunesse lève toi et va défendre tes droits”. Un slogan pour fédérer les lycéens contre ce que le gouvernement propose. Les représentants de la coordination lycéenne espèrent aussi convaincre les parents. “Plein de jeunes n’ont pas pu se rendre à la manif du 29 avril dernier parce que leurs parents leur ont interdit. Ces parents ont peur que leurs enfants loupent le bac. Mais, ils feraient mieux de regarder sur le long terme et de laisser leurs enfants manifester pour la défense de leur avenir”, insiste Stéphane Maillot, lycéen de la Rivière Saint-Louis lui aussi membre de l’UNL.
Outres celles des parents, les jeunes meneurs du mouvement affirment que les lycéens subissent aussi actuellement des pressions de leurs établissements. “Il y a des administrations qui menacent leurs élèves de mesures de répression s’ils font grève. Il y a des lycées dans lesquels les directeurs font circuler des papiers comme quoi ceux qui iront manifester seront punis, voire renvoyés, annonce, scandalisé Stéphane Maillot. Mais, ces gens-là n’ont pas à menacer les lycéens comme ça ! On a le droit de s’exprimer. Il ne faut pas que les élèves se laissent impressionner !”.
En grève de la faim pour le paiement des salaires
Huit employés de l’usine chimique Lobvinski de la région de Sverdlovsk (Oural) réclamant leurs arriérés de salaire ont repris leur grève de la faim, a annoncé Irina Kouropatnika, représente syndicale de l’usine.
“Les grévistes attendent l’arrivée des dirigeants de l’usine, afin de poursuivre les négociations sur le versement des salaires“, a-t-elle indiqué.
Le 28 avril dernier, 20 employés ont cessé le travail, exigeant le versement de plus de 19 millions de roubles (515 mille euros) d’arriérés de salaire. Bien que les employeurs aient versé une partie de la somme due, les travailleurs ont déclaré que la grève de la faim se poursuivrait jusqu’à la satisfaction complète de leurs revendications. Le 8 mai, après 10 jours de grève de la faim, la direction s’était engagée à verser aux grévistes l’ensemble des arriérés avant le 10 juin.
Selon Mme Kouropatnika, les employeurs n’ont cependant à ce jour pas encore commencé à verser les sommes dues.
Auparavant, une représentante de la Fédération syndicale de la région de Sverdlovsk avait annoncé que la chaîne de production de principale de l’usine était à l’arrêt.
Lutte pour l’emploi dans le bassin minier de Gafsa
Face à l’encerclement policier : La population de Redeyef décide de quitter sa Ville.
A Redeyef, une ville de plus de 30 000 habitants à la pointe du mouvement de protestation qui dure depuis le début de janvier 2008 dans le bassin minier de Gafsa, et encerclée depuis des semaines par les forces de l’ordre, un vaste mouvement parmi la population a conduit cet après-midi à une décision collective d’évacuer la ville.
« Nous quittons notre ville pour la laisser aux policiers », telle est la manifestation du raz-le-bol exprimé par les habitants de Redeyef qui ne veulent plus subir le harcèlement continu des forces de police. Emmenant le strict nécessaire, au moins des centaines d’habitants, d’après des témoignages téléphoniques recueillis aujourd’hui depuis la ville, auraient ainsi entrepris de sortir de la ville en fin d’après-midi avant d’être convaincus par les animateurs du comité de grève de renoncer à leur action. Ceux-ci ont enjoint les habitants en partance de rester dans la ville et de poursuivre la lutte sur place.
Cette action fait suite à la mort d’un jeune chômeur électrocuté la veille à l’intérieur d’un local de générateur électrique suite à une intervention brutale des forces de l’ordre. Celles-ci continuent d’encercler la ville.
Cette réaction spectaculaire est la seule réponse trouvée par la population au déni de justice.
Le comité réaffirme la nécessité de lever le blocus policier des villes minières par le rétablissement de la libre circulation des personnes.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

