Gratification des stages en travail social : un air (gazé) de Sorbonne
Plus de 5000 travailleurs sociaux en formation, formateurs et salariés du secteur sanitaire et social sont venus de toute la France pour dénoncer notamment le caractère discriminatoire et profondément inégalitaire du décret paru le 31 janvier dernier concernant les gratifications des stages en travail social. La manifestation devait se terminer à la Sorbonne où se tenait ce même jour les assises du travail social. Une délégation mandatée par la coordination nationale des travailleurs sociaux en formation devait également être reçue en fin d’après midi.
Alors que la manifestation regagnait pacifiquement la place de la Sorbonne, les forces de l’ordre ont dû trouvé que la dispersion ne se faisait pas assez rapidement et ont gazé à trois reprises les manifestants. Vers 20h30, une centaine de personne était encore encerclée par les CRS.
Comme à chaque fois que le rapport de force devient défavorable à l’Etat, ce dernier vient nous rappeler les limites de la liberté qu’il prétend tant défendre afin de nous mettre au pas.
La fédération CNT santé social et collectivités territoriales tient à réaffirmer qu’elle restera auprès de celles et ceux qui luttent. Ce coup de force de l’Etat doit nous permettre d’étendre le mouvement et de rester
solidaires face à la répression.
Concernant le décret sur la gratification des stages, nous maintenons que cette mesure ne résoudra en rien la précarité que connaissent bon nombre de travailleurs sociaux en formation.
L’égalité chez Sanofi Aventis Neuville : CDI pour les hommes, CDD pour les femmes
Tous les ans la direction doit présenter un rapport sur la situation comparée des conditions d’emploi des femmes et des hommes dans l’entreprise. Celui de 2007 vient de paraître et est présenté en CE aujourd’hui (18 avril 2008).
Quelles remarques sur cette situation comparée ?
Tout d’abord sanofi Neuville embauche majoritairement des femmes en CDD (72%) alors que les nouveaux CDI sont majoritairement des hommes (60%). Pourquoi cette inversion alors qu’elle n’existe pas au global dans sanofi chimie (respectivement 39% et 23%) ?
A Neuville, seules 2 femmes ont choisi un temps partiel en 2007, le nombre est faible au regard d’autres sociétés comparables à la nôtre. Dans sanofi chimie : 33% des temps partiels choisis concernent des hommes. La politique de la direction neuvilloise n’est pas à l’incitation des temps partiels, nous dirions même au contraire… et les chiffres s’en ressentent ! Quelques femmes arrivent à imposer un congé parental, rappelons aux hommes qu’ils sont dans leur droit de le demander aussi et que la direction ne peut aller contre (officiellement bien sûr…).
Rémunération : la direction ne nous donne qu’un tableau des salaires mini, moyen et maxi par coefficients, il est évident que pour pouvoir bien comparer il faudrait aussi comparer à ancienneté égale. Toutefois, en comparant les salaires moyens, on peut avoir une idée de la tendance qui se dégage… entre -1 et 12% d’écart en faveur des hommes… En ajoutant qu’il n’y a pas de femme dans les dix plus grosses rémunérations…
Un refuge pour femmes attaqué par des hommes armés
Le 11 mai 2008 à 23 heures, le refuge pour femmes Asuda à Souleimaniye (Kurdistan d’Irak) s’est trouvé sous les balles d’un groupe d’hommes armés non-identifiés. Selon les premières informations, les hommes armés ont ouvert le feu depuis un bâtiment inhabité situé à proximité du refuge et tiré sur les pensionnaires. S.H.M., la victime, est une mère de trois enfants de Chamchamal (district de Souleimaniye), qui a été immédiatement transférée aux urgences de l’hôpital de Souleimaniye. Selon les rapports de l’hôpital, après quatre heures de soins intensifs d’urgence, la femme est dans un état stationnaire.
Cette femme fut accueillie au refuge en mars 2008. Elle a été orientée vers Asuda par le département des violences contre les femmes de la police de Souleimaniye. Elle était accusée d’adultère par son mari et craignait des violences et un crime d’honneur, si bien qu’elle s’est enfuit pour se retrouver au refuge Asuda.
Les services de sécurité et les autorités de police ont été immédiatement informées des faits et une enquête est en cours.
Asuda a déjà subit différentes agressions et des menaces directes ou indirectes à cause de son travail de protection. La protection des femmes est un combat difficile en Irak et au Kurdistan dans le contexte de la culture et des traditions de la société et de l’absence des lois et législations nécessaires pour combattre les violences et agressions faites aux femmes. Cependant, c’est la première fois qu’Asuda est touchée par une telle agression.
15 mai : Appel à la grève dans la Fonction Publique
Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC.
POUR DEFENDRE ET AMELIORER LA FONCTION PUBLIQUE !
Place à la mobilisation
Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.
L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.
C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.
La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.
Représentativité syndicale : Appel aux militants CGT
Appel de syndicalistes CGT pour convoquer un CCN extraordinaire afin de rejeter l’accord sur la « représentativité syndicale »
Le 16 avril, la CE confédérale de la CGT. a décidé de soutenir à l’unanimité le « projet de position commune » relatif à la « représentatitvité syndicale ». Le 24 avril, à la suite d’un débat dont la rapidité ne peut qu’étonner, ce vote a été confirmé par le CCN avec une majorité plus restreinte.
Tout syndicaliste un tant soit peu expérimenté ne peut que s’étonner. Comment imaginer qu’un MEDEF aussi arrogant, soutenu par un gouvernement aussi réactionnaire puisse élaborer quoi que ce soit de « signable » par la CGT ?
Ce n’est évidemment pas le cas, et la lecture du projet le confirme. A juste titre, Sarkozy y voit une avancée vers « des syndicats forts et responsables », rompant avec « l’affrontement stérile, caricatural, idéologique » – on connait la chanson. Car le projet d’accord prévoit notamment :
● Un puissant encouragement à la constitution de syndicats maison (§I-4): le projet prévoit en effet de mesurer l’audience des syndicats sur la base d’élections locales (CE, DP) par opposition à un scrutin national (Prudhommes ou autres). La possibilité laissée à des élus non syndiqués de signer des accords collectifs va dans le même sens (§4-2).
● Le contrôle des ressources syndicales (§16) et le financement des syndicats (éventuellement maison) par les entreprises est aussi évoqué (§12-1). C’est évidemment une remise en cause significative de l’indépendance des syndicats vis-à-vis de l’État et des patrons, permettant d’avancer dans la voie de la stabilisation d’appareils coupés des syndiqués et du monde du Travail.
● La remise en cause de la souveraineté des organisations syndicales. Quel militant se risquera à être nommé délégué syndical sachant que des résultats électoraux faibles (ce qui est le cas en phase de création d’un syndicat) peuvent aboutir à la remise en cause de ses attributions (§10-1) ?
Grève sur le site ArcelorMittal de Gandrange
Des salariés de l’usine ArcelorMittal de Grandrange se sont mis en grève mardi sans même attendre le rejet, en appel, de la demande faite par la CGT de suspendre le plan social concernant le site.
L’ordonnance de référé du tribunal de Thionville (Moselle) qui avait débouté le 22 avril la CGT de sa demande , a été confirmée mardi par la cour d’appel de Metz, a-t-on appris auprès de Me Ralph Blindauer, avocat du syndicat.
Les salariés de l’aciérie, promise à fermeture début 2009, ont débrayé le matin même, “sur la qualité du plan social“, a précisé à Reuters l’avocat. La direction de l’usine n’étant pas présente sur le site, le standard a confirmé à Reuters que le portier d’accès était bloqué par un piquet de grève.
“Ils sont une trentaine qui bloquent la porte de l’usine“, a précisé Edouard Martin, représentant de la CFDT au Comité d’entreprise, qui y voit une action de la CGT menée à l’occasion de l’arrêt de la cour d’appel et de l’assemblée générale d’ArcelorMittal.
Les grévistes demandent des garanties pour les salariés dont les postes seront supprimés alors que, selon Edouard Martin, la direction s’est engagée auprès de l’intersyndicale CFDT-CFE CGC, à fournir des réponses à ces questions, la semaine prochaine.
La CGT invoquait devant le tribunal un vice de procédure en estimant que les quatre Comités hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) de l’usine devaient être consultés avant le comité d’entreprise du 4 avril qui a entériné la fermeture de l’aciérie et du train à billettes.
Signes : Grève à l’usine Orangina
La coupe est pleine chez Orangina ! Les salariés du seul site de production de la célèbre boisson à l’orange, situé à Signes (Var), se sont mis en grève mardi.
Ils réclament de meilleures conditions de départ alors que la direction leur a annoncé la fermeture de leur entreprise au 30 juin. Des secousses en perspective …
Selon une porte-parole de la direction, la fermeture du site n’est pour le moment qu’à l’état de projet et aucune date n’a été formellement arrêtée.
Selon Hervé Blandin, délégué du personnel sans étiquette, 20 des 23 salariés du site qui produit le concentré auquel on ajoute de l’eau gazéifiée pour obtenir le produit final Orangina, sont en grève, le mouvement ayant été reconduit pour mercredi.
Le site compte également un laboratoire de recherche et de développement qui ne doit pas être touché par la fermeture.
C’est en 2006 que Blackstone, allié à Lion Capital, rachète à Cadbury Schweppes le pôle Boissons Europe comprenant notamment les sodas Orangina et Schweppes et le jus de fruits Oasis.
A cette date, les deux fonds de pensions reprennent l’ensemble des marques de CSEB (Cadbury Schweppes European Beverage) pour créer Orangina group – numéro 3 Européen des soft drinks – avec les marques Orangina, Schweppes, Ricqlès, Pampryl, Gini, Canada Dry.
Selon le délégué du personnel, la production de concentré d’Orangina actuellement effectuée dans le Var (8.000 tonnes par an) doit être délocalisée en Espagne et aux Pays-Bas,
“On ne peut pas les empêcher de fermer mais on veut juste des meilleures primes de départ“, a expliqué M. Blandin qui revendique pour lui et ses collègues deux mois de salaire par année d’ancienneté alors que la direction propose un mois.
Après une semaine de combats, le retour à un calme relatif au Liban se solde par un succès pour le Hezbollah, le « parti de dieu » de Hassan Nasrallah.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

