La lutte contre l’homophobie piétine
La “lutte contre l’homophobie piétine“, a estimé vendredi l’association SOS-Homophobie, qui s’est inquiétée d’une “radicalisation” de ce sentiment hostile, “surtout chez les très jeunes“, à la veille de la 4ème journée mondiale contre l’homophobie.
“Les cas d’homophobie sur internet augmentent de façon inquiétante“, avec régulièrement des appels à la haine et au meurtre, “tout comme les conflits de voisinage, et la fréquence des meurtres homophobes nous alarme particulièrement” (deux pour le seul mois de janvier 2008), note le rapport annuel de l’association, ajoutant que “la jeunesse des agresseurs, souvent des mineurs, nous effraie“.
“On assiste à une meilleure acceptation globale de l’homosexualité en France“, mais “parallèlement, à une radicalisation de l’homophobie, surtout chez les très jeunes“, a expliqué un des co-présidents de l’association, Jacques Lizé, lors de la présentation du rapport.
En 2007, l’association a reçu 1.263 témoignages de manifestations d’hostilité envers les homosexuels, contre 1.332 en 2006.
Les témoignages reçus par téléphone et mails par SOS-Homophobie, association composée de 300 bénévoles, concernent majoritairement des hommes, âgés de 25 à 50 ans. 132 agressions physiques lui ont été signalées en 2007, soit 21 de moins qu’en 2006.
Quatre départements sont particulièrement touchés: Paris, Rhône, Nord et Moselle, alors que dans de nombreux départements ruraux, les TOM-DOM et la Corse aucune agression n’est signalée.
“En Corse, cela ne veut pas dire que l’homosexualité est acceptée, mais que la pression homophobe est tellement forte que les homosexuels sont transparents, invisibles”, estime M. Lizé.
L’association a analysé les 14 meurtres homophobes commis depuis 2002, toujours sur des hommes, souvent de plus de 60 ans (6 cas sur 14). Pour 11 de ces meurtres, les agresseurs avaient moins de 26 ans et dans cinq de ces affaires, des mineurs sont impliqués.
En Italie la chasse aux Rroms est ouverte
Le gouvernement de droite extrême qui vient d’être démocratiquement élu en Italie commence sa mandature par toute une série de mesures contre les immigrés : les Roumains, les Serbes et les Bosniaques sont les premiers visés, et particulièrement les Rroms, Sintis et Gens du voyage. Il est question de décréter que ce groupe de personnes représenterait une menace à la sécurité publique : les lois raciales hitlériennes, mussoliniennes et pétainistes ne disaient déjà rien d’autre.
Le Maire de Rome, un ex-néo fasciste démocratiquement élu lui aussi, après avoir promis aux Romains qu’ils redeviendraient « maîtres chez eux », vient de faire expulser 700 habitants d’un camp de nomades dont une cinquantaine ont été arrêtés pour n’avoir pu présenter de documents d’identité.
Le gouvernement prend prétexte, comme le font toutes les extrêmes droites et droites extrêmes, de faits divers isolés, pour accuser de tous les maux l’ensemble des Rroms et, pour faire bonne mesure, les étrangers. Des campagnes de haine raciste, organisées par les autorités, ont des conséquences dramatiques. Ce sont de véritables pogroms qui se sont abattus sur ces citoyens européens ; des individus ont, mardi et mercredi, jeté dans la banlieue de Naples des cocktails Molotov sur des campements, provoquant des incendies pour empêcher tout retour des occupants et faisant fuir les habitants attaqués à coups de pierres et de bâtons.
Cette atmosphère d’hystérie raciste, confortée par tout un arsenal de nouvelles mesures répressives qui s’étendent aux immigrés, est la préfiguration de ce que la majorité des gouvernements européens souhaitent mettre en place le plus tôt possible en matière sécuritaire et de politique migratoire, en particulier sous la présidence française de l’Union européenne qui débute le premier juillet prochain.
Débrayage au Carrefour de Vannes
80 employés du magasin Carrefour de Vannes ont cessé de travailler de 9 h à 12 h 30 ce vendredi. Les salariés dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et demandent une revalorisation de leurs salaires. Le mouvement pourrait reprendre demain.
Le mouvement pourrait repartir dès demain. Ce vendredi, 80 salariés (selon les syndicats) du magasin de Carrefour se sont mis en grève de 9 h à 12 h 30. Ce débrayage n’était pas prévu de longue date. « Tout est parti d’un mouvement d’humeur, explique Béatrice Génillard, déléguée syndicale. La décision a été prise hier seulement. Les employés en ont assez. »
Les salariés protestent notamment contre la dégradation des conditions de travail. « A certains moments chauds, nous manquons de bras pour assurer correctement notre service. Du coup la clientèle en pâtit. Cela créé des files d’attente interminables. Nous demandons donc à ce que les équipes soient renforcées lorsque c’est nécessaire. »
Les employés de Carrefour réclament également une renégociation des salaires. « En juillet, la grille des salaires du groupe Carrefour va être revue pour être alignée sur le Smic », note Béatrice Génillard. Un alignement qui ne satisfait pas les syndicats. « Il existe des personnes qui travaillent depuis trente ans à temps complet pour Carrefour et qui viennent tout juste de passer au Smic ! Il faut revoir les salaires. »
Vers 13 h 30, aucune réunion de négociation n’avait eu lieu entre les employés et la direction. Vers 16 h, celle-ci a réagi par le biais d’un communiqué. “Une partie du personnel du magasin exprime aujourd’hui son mécontentement, malgré les accords d’entreprise du 13 mars dernier.” Selon ce communiqué, cet accord comprenait deux mesures phares : le déploiement du temps complet choisi pour le personnel de caisse dans l’ensemble des magasins, d’ici la fin juin 2009 et une augmentation des salaires de 3,2 % en 2008.
Grèves à répétition chez Capgemini
Entre 850 et 2 000 salariés de Capgemini et de Sogeti ont participé à un nouveau mouvement de grève à Paris et en province. Ils revendiquent une « politique salariale digne de ce nom ».
Paris, Grenoble, Toulouse, Nantes, Clermont… Hier, jeudi 15 mai, un peu partout en France, des salariés de Capgemini et de Sogeti se sont mis en grève, quelques heures, pour dénoncer la politique salariale menée par la SSII et pour défendre leur pouvoir d’achat. Pour la direction, sur les 21 000 salariés de l’UES (union économique et sociale), 850 personnes se sont mobilisées. Côté syndicats, on estime que le nombre de grévistes se situe plutôt dans une fourchette comprise entre 1 800 et 2 000 et qu’il est équivalent à celui constaté lors des journées du 28 mars et du 1er avril derniers.
A Paris, devant la tour Coeur Défense, plusieurs manifestants ont exprimé leur raz le bol. « A partir du moment où vous êtes recruté, vous n’êtes plus augmenté, souligne un ingénieur d’étude. Mon salaire n’a pas bougé depuis 2001. »
« Capgemini semble être une bonne carte de visite pour les jeunes diplômés mais, lorsqu’ils veulent améliorer leur salaire ou leurs conditions de travail, ils préfèrent partir », poursuit un autre informaticien. « Et pourtant, en 2005, précise-t-il, la SSII a signé un accord de GPEC [gestion prévisionnelle des emplois et compétences], mais très peu d’entreprises du groupe s’empressent de l’appliquer. »
Gandrange : La grève continue à ArcelorMittal
Les grévistes qui bloquent depuis quatre jours l’accès au site ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), où 595 emplois sur 1.100 doivent être supprimés, ont reconduit leur mouvement vendredi.
“Il n’y a pas eu de réponse positive. Les salariés attendaient autre chose“, a déclaré Jacky Mascelli, responsable CGT, après une réunion avec la direction.
“Les 150 salariés présents à l’assemblée générale ont voté à l’unanimité la reconduction du mouvement“, a-t-il ajouté.
Les salariés demandent qu’on leur propose plusieurs offres de reclassement ainsi qu’une prime de mutation.
Une nouvelle réunion est prévue mardi.
Les grévistes sont sous la menace d’une intervention des forces de l’ordre, la direction du groupe sidérurgique ayant obtenu mercredi une décision de justice les enjoignant de libérer les accès de l’usine.
Le Point, 16 Mai 2008
Voir l’article du 14 mai
Grève des 13, 14 et 15 mai à Bobo : L’unité d’action syndicale décortiquée au dernier jour
Au lendemain de leur marche – meeting du 14 mai 2008, les membres du Collectif des centrales syndicales et des syndicats autonomes des Hauts-Bassins se sont retrouvés le 15 mai à la Bourse régionale du travail pour une conférence sur la problématique de l’unité d’action contre la vie chère, animée par le secrétaire général de la CGT-B Houet, Bakary Millogo.
“Unité d’action syndicale : place et rôle du syndicat dans la coalition contre la vie chère.” C’est autour de ce thème que les membres du Collectif des centrales syndicales et des syndicats autonomes des Hauts-Bassins se sont retrouvés le 15 mai 2008 à la Bourse régionale du travail.
Pour le secrétaire général de la CGT-B Houet, Bakary Millogo, qui a animé la conférence, la question de l’unité syndicale ne date pas d’aujourd’hui. Elle a toujours été, dit-il, un désir chez les organisations de travailleurs depuis que ceux-ci ont pris conscience de l’exploitation dont ils font l’objet de la part du patronat et de l’efficacité du regroupement dans une lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail du salarié. Et d’indiquer qu’en tout temps, la bourgeoisie, partout dans le monde, a aussi toujours travaillé à saper l’unité syndicale qui s’attaque à ses intérêts. L’unité d’action, a dit M. Millogo, n’est pas une fin en soi. Elle est ce qui permet de parvenir à des résultats dans la lutte. Et de citer des exemples tirés de l’histoire du mouvement syndical burkinabè, africain et international.
Revenant sur l’actuelle Coalition nationale contre la vie chère dont les contours dépassent largement le monde syndical, le SG de la CGT-B Houet a indiqué qu’il était indispensable pour les syndicats de mieux comprendre leur place et rôle dans cette coalition afin d’éviter certaines dérives et de nourrir des causes opportunistes, loin des préoccupations des masses. En oeuvrant pour la satisfaction de la plate-forme de la coalition, les syndicats travaillent en même temps pour la satisfaction de leurs doléances contenues dans celle-ci, a fait savoir le conférencier.
Grève des éboueurs du Grand Besançon
Pas de ramassage des ordures ménagères pour ce vendredi ni pour demain. Le travail pourrait reprendre lundi mais un préavis de grève illimitée pourrait-être déposé à partir du vendredi 23 mai.
Ce vendredi matin à 5h en Assemblée générale les éboueurs du Grand besançon ont voté une nouvelle grève contre l’avis de la CFDT pourtant majoritaire, qui réclamait qu’un préavis soit déposé comme la loi l’exige.
Les éboueurs jugent la proposition d’une augmentation de 300 euros bruts par an largement insuffisante…ils réclamaient une augmentation de 200 euros par mois pour tous : ripeurs et chauffeurs. 60 agents travaillent à la collecte des ordures ménagères ils sont employés par la communauté d’agglomération
Par conséquent, les tournées de collecte prévues ce vendredi ne pourront avoir lieu :
Pour Besançon (essentiellement Planoise et les Tilleroyes) : déchets ménagers résiduels (bac gris) et recyclables (bac jaune)
Pour la commune du Gratteris et le lieu-dit “La Forêt de Fontain” : déchets ménagers résiduels (bac gris)
Aucune tournée de récupération n’est programmée pour le samedi 17 mai 08
15 mai : Forte mobilisation
Lycéens, parents et fonctionnaires, en majorité des enseignants, ont entamé jeudi une journée de grève et d’actions très suivie contre les dizaines de milliers de suppressions de postes attendues ces prochaines années, face à un gouvernement affichant sa fermeté.
La grève dans la Fonction publique était suivie jeudi à la mi-journée par 28,8% des agents de l’Etat (hors agents de La Poste et France Télécom), a indiqué à l’AFP le ministère de la Fonction publique. En incluant les agents de La Poste et France Télécom, ce taux s’élève à 27,3%, a précisé le ministère dans un communiqué diffusé peu après. Le 24 janvier, dernière journée de grève des fonctionnaires, 20,6% des agents de l’Etat étaient en grève à la mi-journée selon le ministère.
“Entre 50.000 et 60.000 personnes, dont plus de la moitié dans l’Education” (enseignants, lycéens, parents d’élèves) “manifestaient à Paris“, à l’appel des principales fédérations de fonctionnaires et de l’Education ainsi que des deux syndicats lycéens notamment, a affirmé un porte-parole de la FSU, première fédération de l’Education.
Au total, pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), 15,7% des agents étaient en grève à la mi-journée dont 3% dans les collectivités territoriales et 5,8% dans les hôpitaux, selon les estimations du ministère à 12H30, contre 13,2% à la même heure le 24 janvier.
Plus précisément, le taux de grévistes à la mi-journée était de 34% dans l’Education nationale, 8,3% au ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, 17,6% au ministère de l’Economie, 41,3% au ministère du Budget, dont 44,2% à la Direction générale des finances publiques et 30,6% aux Douanes.
Nantes : Les sans-papiers s’organisent
S’inspirant du mouvement parisien, une trentaine d’hommes ont contacté, à Nantes, le syndicat. Avec l’espoir, eux aussi, d’être régularisés.
Le déclic leur est venu de Paris. D’un coup, ils ont pris espoir. Espoir d’être régularisés, de ne plus travailler dans l’ombre. Comme ces travailleurs parisiens de ce restaurant de Neuilly, de cette entreprise de traiteur de Colombes ou de cette société de haute couture.
Depuis deux mois, des salariés sans papiers plantent des piquets de grève un peu partout en Ile-de-France, soutenus par la CGT. Une soixantaine de personnes ont été régularisées. Au total, l’organisation syndicale a déposé près de 1 000 dossiers dans les préfectures de la région parisienne.
A Nantes, encouragés par ce mouvement collectif, entre 30 et 40 sans-papiers ont sollicité la CGT. « Ça m’a vraiment étonné qu’ils nous contactent spontanément. Ces salariés ont vraiment la trouille d’être expulsés. Ils ne veulent pas apparaître au grand jour », affirme Michel Bénéteau, l’un des secrétaires de l’union départementale. Autant dire que la prudence est de mise et la moindre action minutieusement préparée. « Il faut être vigilant. Dans les dossiers de régularisation, il y a toutes les informations. À Paris, le mouvement ne s’est pas fait dans l’improvisation. »
Et Paris n’est pas Nantes. La situation locale est différente. Ce que confirme le Gasprom, association d’aide aux migrants. « Ce sont des personnes très isolées, seules dans des petites sociétés. A-t-on la capacité de lancer une grève ? », s’interroge Cédric Gratton. Ces salariés usinent dans des restaurants, des sociétés de nettoyage, de sécurité et, surtout, dans le bâtiment.
La plupart reçoivent des fiches de paie mais, selon le Gasprom, les employeurs ne sont pas tous informés de leur situation. « Il faut impliquer les employeurs mais aussi les donneurs d’ordre qui font travailler les sous-traitants du bâtiment », ajoute Michel Bénéteau.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

