Solidarité Ouvrière

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Réfugiés de l’homophobie

Chassés par leur famille, de jeunes gays se retrouvent à la rue. A Montpellier, une structure, unique en France, leur offre un toit et une écoute.

 La chambre, rose et mauve, est bien rangée. Les lits jumeaux sont faits. Le dessus-de-lit blanc ressemble à un voile de pudeur. Mathieu (19 ans) et Sophian (21 ans), ne se connaissaient pas il y a une semaine. Ils partagent une chambre d’hôtel, à Montpellier, grâce à l’association le Refuge, une structure unique en France. Tous deux se sont retrouvés brutalement à la porte de chez eux quand leur famille a appris qu’ils étaient homosexuels.

Dans l’armoire, Sophian a mis ses effets personnels : un contrat de travail, une fiche de paie, un pantalon, un chargeur de portable et un «livre», dit-il en désignant le magazine people Voici. «C’est pas un livre», soupire Mathieu. Une paire de chaussures en cuir aux bouts pointus a échoué sur le balcon. Dans la salle de bains, quelques flacons offerts par l’association. Trésor précieux, car même désespérés, ces jeunes gens n’oublient jamais de se gominer. «Grâce à vous, mes cheveux brillent encore», a remercié Mathieu dans une carte postale à un donateur.

L’hôtel social compte trente-six places, dont quelques-unes dévolues au Refuge. «Etablissement complet», dit la pancarte à l’entrée. Du balcon, Mathieu regarde la rue d’un œil mélancolique. Sophian, lui, est tout excité, il parle vite, sourit beaucoup. Il s’imagine partir à Londres. Il était inscrit en bac pro de restauration quand il a déménagé. Il lui manque trois mois de cours qu’il compte récupérer à la rentrée. Mathieu, lui, ne se projette pas tant. Tous les matins, il fait le tour des restaurants et cafés de Montpellier avec son CV. Il a quitté l’école en troisième et était commis de cuisine, avant de partir de chez lui. Il y a encore trois semaines, il vivait avec sa mère et ses deux frères, en banlieue parisienne. «J’ai toujours caché le fait que je suis gay»,dit-il. Dans sa famille, chrétienne et pieuse, les «gens comme ça vont en enfer». Quand sa mère voyait des homosexuels à la télé, elle criait : «La fin du monde approche.» Alors Mathieu faisait attention à chaque geste, chaque mot. «Je ne me lâchais pas, je me contrôlais, pour éviter qu’ils aient des doutes.» Il ajoute avec un sourire douloureux : «Il faut croire que j’ai mal contrôlé

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, France | | Un commentaire

Au Pakistan, une population excédée par les pénuries

Selon un rapport du Programme alimentaire mondial (PAM), une agence de l’ONU, 77 millions de Pakistanais devraient se trouver en situation d’insécurité alimentaire au cours des mois prochains, soit la moitié de la population totale du pays. L’augmentation des prix des matières premières en est l’une des principales raisons.

Nessar Ahmed, 55 ans, vit avec sa famille dans l’un des quartiers ouvriers de Peshawar. Comme une grande partie de la population pakistanaise, il subit de plein fouet la crise alimentaire. « Il y a énormément de misère dans ce pays, explique-t-il. En ce moment on manque de tout, de farine bien sûr mais aussi d’huile et de sucre. De nourriture, en fait ». Depuis quelques mois, ses conditions de vie sont plus précaires. Dans la pièce centrale de la maison, sa femme promène un regard fatigué sur la vaisselle entassée dans laquelle des oisillons mal en point essaient de picorer des restes. Elle explique avec dépit « On n’a plus de farine et les prix n’arrêtent pas de monter, on ne s’en sort plus ».

En un an, le prix du blé a augmenté de 35% et ce sont les milieux populaires qui en subissent le plus durement les conséquences. Augmentation des prix et pénuries sont devenus des phénomènes quotidiens. Trois fois par semaine, Nessar va chercher des sacs de farine pour nourrir sa famille mais il redoute de revenir les mains vides. Aujourd’hui, devant le magasin, la file d’attente est longue et les esprits s’échauffent. Une charrette vient de déposer son chargement mais les clients sont plus nombreux que les dizaines de sacs de farine. Tout le monde ne sera pas servi. Le vendeur essaie vainement d’organiser une queue disciplinée. Seule la police, qui fait sa ronde dans le quartier, finit par obtenir un ordre relatif.

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, Pakistan | | Pas encore de commentaires

Education : Entre 20.000 et 45.000 manifestants à Paris

20.000 personnes venues de toute la France, selon la préfecture de police, 45.000 selon la FSU, fédération majoritaire dans l’éducation, ont défilé dimanche à Paris pour protester contre les dizaines de milliers de suppressions de postes et la politique éducative du gouvernement.

En réponse à la manifestation, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a exclu sur Europe 1 tout retrait des projets de réforme du gouvernement.

Quelle que soit la dimension des manifestations et leur aspect rituel d’ailleurs (…) jamais elles ne l’emporteront sur la légitimité démocratique de ce gouvernement qui a reçu mandat de réformer“, a-t-il dit.

Les syndicats recevront lundi, a-t-il ajouté, “une lettre les invitant à venir (le) voir“, afin de discuter des réformes. “Discuter, débattre c’est chercher des accords mais ce n’est pas de la cogestion“, a-t-il prévenu.

Deux intersyndicales sont prévues lundi pour décider des suites de la mobilisation.

En tête du cortège dimanche, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, s’est félicité d’une “mobilisation forte“, qui “montre une combativité réelle“.

La manière dont le président (Nicolas Sarkozy) a pris les choses a exacerbé la mobilisation“, a-t-il ajouté, dénonçant l’annonce jeudi par le président d’un “projet de loi” avant l’été instaurant un “droit à l’accueil des enfants” dans les écoles primaires les jours de grève.

Aux côtés de M. Aschieri défilaient Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUI-pp, principal syndicat d’enseignants du primaire, et Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.

La suppression de 11.200 postes d’enseignants à la rentrée, et plus largement la politique éducative du gouvernement, sont au centre des mécontentements.

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, France | | Pas encore de commentaires

Hawaï : Violation des libertés syndicales à hôtel Pacific Beach

Nous sommes sollicités par les salariés d’un hôtel à Hawaï pour les aider à mettre fin à un conflit long de six années pour la reconnaissance du syndicat qu’ils ont choisi pour les représenter.

Les salariés de l’hôtel Pacific Beach en ont assez des mensonges, des menaces, des intimidations et des chantages de leur direction. Leur campagne a reçu l’appui des syndicats aux Etats-Unis et au Japon, aussi bien que des fédérations internationales des syndicats FIOT et UITA. Nous avons mis en ligne une campagne pour faire pression sur la direction. Pour les faire gagner, il est très important que chacun d’entre nous prenne quelques secondes pour envoyer ce court message de protestation.

Notre expérience prouve que les hôtels sont particulièrement sensibles à ce genre de campagne en ligne – c’est pourquoi il est si important que nous fassions un grand effort pour envoyer des milliers de messages.

Labourstart, 18 mai 2008

 Dans l’industrie du tourisme d’Hawaï, où les salariés doivent venir travailler tous les jours avec le sourire, partager leur hospitalité et « aloha » avec les clients et leurs invités, l’hôtel Pacific Beach enfreint délibérément et à répétition, leurs droits. Visiblement, la direction ne comprend pas la signification du mot « aloha ». Les salariés ont commencé à s’organiser il y a maintenant six ans; depuis, ils ont subi les mensonges, l’intimidation, les menaces et le chantage de la direction pour les empêcher d’adhérer au syndicat international de Longshore (ILWU).

Plus de 30 adhérents du syndicat les plus militants ont été licenciés dans la campagne de terreur organisée par la direction qui refuse toute discussion avec l’ILWU. La direction a déjà été condamnée pour des violations sérieuses de la loi fédérale et va devoir répondre à une vingtaine d’autres infractions au droit du travail.

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, 7) Répression, USA | | Pas encore de commentaires

Chantier du barrage Boussiaba : Les travailleurs en grève

Les travailleurs du chantier du barrage Boussiaba, à une dizaine de kilomètres au nord-est d’El-Milia, ont déclenché un mouvement de grève, mercredi dernier, pour tenter d’arracher certains droits qu’ils revendiquent depuis l’année 2007.

Les revendications des travailleurs portent principalement sur des indemnités et certains droits sociaux. Selon le procès-verbal d’une réunion tenue le 20 avril dernier, au siège de la société portugaise «Zagape» en charge de la réalisation des travaux de ce barrage, les travailleurs, représentés par leur syndicat, revendiquent des indemnités liées au travail de nuit, au travail posté, ainsi qu’à l’indemnité de licenciement et de l’expérience professionnelle acquise hors chantier de ce barrage.

Le droit à un correspondant social et aux oeuvres sociales, ainsi qu’à l’instauration d’un conseil de discipline pour statuer sur les cas disciplinaires, dans un cadre règlementaire, sont également des points qui sont énumérés dans la copie du procès-verbal qui nous a été remise.

En réaction à ces doléances qui traînent depuis 2007, la société «Zagape», selon un document signé par le directeur des travaux, souligne que sur le plan social, tous les travailleurs sont assurés et invite ainsi ces derniers à se rapprocher de la caisse de la sécurité sociale. Le même document rappelle que la loi 90/11 dans son article 157 a abrogé la loi 78/12 auquel fait référence le décret 82/179 sur lequel le syndicat des travailleurs s’est basé pour soulever ces revendications.

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 1) Luttes de classes, Algérie | | Pas encore de commentaires

Face à la déferlante raciste en Italie

Face à la déferlante raciste en Italie, faute d’une mobilisation de la gauche institutionnelle, des associations commencent à organiser la riposte ; Il Manifesto rapporte ainsi qu’une manifestation contre le racisme institutionnel se prépare. Une journée de mobilisation contre les mesures prévues par le gouvernement dans le domaine de la sécurité et de l’immigration qui pourrait avoir lieu d’ici à la fin mai. Cette proposition est née hier durant un meeting organisé par un cartel d’association composé d’Antigone CNCA Arci, Ora d’Aria, associazione Link, Progetto Diritti, clandestini per forza.

Contre la directive de l’Union européenne dans le domaine des immigrants et des rapatriements contre le projet de sécurité du gouvernement. Il s’agit de la première parmi les manifestations d’opposition sociale organisée par le monde des associations. Complice aussi le silence des derniers jours des forces institutionnelles à commencer par le Partito Democratico. « Nous sommes frappés de stupeur et d’indignation » a déclaré Patrizio Gonnella d’Antigone « il est important que les associations et les syndicats créent un front contre cette vague de violence institutionnelle. Beaucoup des mesures promises sont une véritable propagande. Ils devront nous expliquer où trouver un demi million de lits où placer les auteurs potentiels du délit d’immigration clandestine ».

Les critiques contre les deux mesures italiennes et européennes sont de la même teneur. Dans les deux cas on a parlé de « dérive » de la culture et de la politique vers une approche exclusivement répressive de la sécurité au détriment de l’accueil et de l’intégration des immigrés. Le gouvernement espagnol par la voie de la numéro deux du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, condamne le politique en matière d’immigration et taxe ses mesures de racisme et xénophobie.

En même temps deux manifestations auront lieu aujourd’hui à Vérone à la suite du meurtre d’un jeune garçons par cinq néo fascistes de la ville connus pour leur activismes raciste homophobe et faisant l’objet d’une enquête pour possession d’armes et de symboles nazis. Tout cela se passe dans la ville dont le maire de la Ligue du Nord, Flavio Tosi, s’illustre par ses provocation anti immigrés et par la nomination à l’institut historique de la résistance d’un membre de sa majorité municipale, ex membre du Veneto Front Skinhead et membre d’un groupe nazirock « Gesta bellica » qui a même déclaré qu’il « était fier d’être fasciste ».

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 5) Anti-racisme et droit des immigré(e)s, Italie | | Un commentaire

Tremblement de terre en Chine : Lourd bilan des victimes et grandes conséquences économiques

Le bilan des victimes de l’important tremblement de terre du 12 mai en Chine dans la province du Sichuan a continué de s’alourdir hier, même sans tenir compte du fait que l’état de la situation dans les régions les plus dévastées n’était pas connu. Le séisme, dont l’épicentre se trouvait dans une région montagneuse près des frontières entre le Sichuan, le Tibet et la province de Qinghai, a été d’une intensité de 7,9 sur l’échelle de Richter et fut perçu aussi loin que dans la capitale thaïlandaise de Bangkok à 1900 kilomètres au sud.

Selon l’agence de presse d’Etat Xinhua, le gouverneur adjoint de la province du Sichuan a fait état d’un bilan de plus de 12 000 morts, 26 206 blessés et plus de 9400 personnes prises sous les décombres. Li a déclaré que le bilan partiel se chiffrait 161 morts dans la préfecture autonome d’Aba Tibetan-Qiang, 7395 à Mianyang City, 2648 à Deyang City, 959 dans la capitale du Sichuan, Chengdu, et 700 dans la ville de Guangyuan. D’autres décès furent rapportés dans des villes dont Ya’an, Ziyang et la préfecture autonome tibétaine de Garzê.

On craint que ces chiffres ne soient revus considérablement à la hausse, étant donné que les troupes et les secouristes arrivent à peine à l’épicentre du séisme et que les chiffres actuels ne tiennent pas compte de ces régions. Des soldats qui ont atteint Yingxiu, près de l’épicentre, ont affirmé pouvoir recenser 3000 survivants dans la population, qui atteindrait au total entre 9000 et 12 000 habitants.

En plus, on croit largement que les autres données du bilan officiel sous-estiment l’ampleur de la catastrophe. Plus de 5000 travailleurs se trouvaient dans une usine de turbines à vapeur à Hanwang lorsque celle-ci s’effondra, et 2000 autres furent ensevelis sous les décombres à Shifang, où deux usines de produits chimiques s’effondrèrent en répandant plus de 80 tonnes d’ammoniac. Des officiels ont rapporté que 80 pour cent des buildings du comté de Beichuan s’étaient effondrés. Au moins huit écoles primaires ou secondaires ont été détruites dans le Sichuan, ainsi qu’une autre dans la ville de Chonqing, ensevelissant des milliers d’élèves sous les décombres. Selon un article du Sichuan Daily de Chengdu, 26 000 personnes ont été blessées et 18 645 inhumées à Mianyang seulement.

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 6) Leur société, Chine | | Pas encore de commentaires

L’homosexualité n’est pas la bienvenue en Egypte

« L’homosexualité n’est pas la bienvenue en Egypte », explique le manuel destiné aux étudiants étrangers de l’Université américaine du Caire.

Un euphémisme quand on sait que la police égyptienne a arrêté en février un homosexuel séropositif et l’a menotté à son lit d’hôpital. Une affaire qui avait provoqué les protestations sans suite d’Amnesty international et de l’Union européenne.

Quelques mois plus tôt, un médecin égyptien avait expliqué sur une chaîne de télévision qu’il pouvait guérir l’homosexualité qui, selon lui, est une maladie psychiatrique.

Manifestation implicite

Des députés islamistes mais aussi de la majorité s’étaient, eux aussi, attaqués à l’homosexualité, et on cherché à faire interdire le film tiré du célèbre roman L’immeuble Yaacoubian. La raison invoquée était une scène ou un journaliste gay faisait la cour à un conscrit.

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mai 18, 2008 Posté par xxx | 2) Féminisme, droits des femmes et luttes anti-sexiste, Egypte | | Pas encore de commentaires