IMB : Lutte pour les salaires
Près de 10 % des salariés d’IBM France ont levé le pied en début de semaine, réclamant le retour de l’augmentation générale des salaires qui a été supprimée il y a plus de 20 ans.
Suite à l’appel à la grève lancé par les groupes syndicaux CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SNA et Unsa, 1 500 salariés d’IBM France, soit environ 10 % des effectifs, n’ont pas travaillé ce mardi 20 mai. 500 d’entre eux se sont rassemblés devant le siège social qui se trouve dans le quartier de La Défense, à Paris.
Selon Gérard Chameau, de la CFDT, les grévistes revendiquent le fait d’avoir droit à de véritables négociations salariales, et non plus à de simples réunions d’information comme cela a été le cas jusqu’à maintenant.
Mais les revendications portent aussi sur les salaires. En 1986, IBM a supprimé le principe d’augmentation générale des salaires. Les salariés réclament le retour de ce principe dès cette année. Ils pointent aussi du doigt la baisse du pouvoir d’achat qui touche la plupart des ménages français. Depuis 2003, 60 % du personnel a perdu 4 à 10 % de son pouvoir d’achat. Ils réclament ainsi ” 4,5 % d’augmentation générale en 2008 ” et ” 5 % de rattrapage pour tout le personnel “.
AstraZeneca Dunkerque : Quatrième jour de grève
Le site dunkerquois du groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca entame ce matin son quatrième jour de blocage. Alors que 150 à 200 suppressions de postes se profilent à l’horizon 2009, pour compenser la perte de 25 % de la production du médicament Nexium avec la délocalisation annoncée en Inde, les 600 salariés nordistes s’inquiètent toujours des conditions d’application du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé. « On pensait que les premiers départs auraient lieu dès cette année, et il semblerait que ce ne soit pas avant octobre 2009 , tempête David Lemaire, délégué FO. Certains salariés ont déjà anticipé et trouvé du travail ailleurs. Que vont-ils devoir faire ? Démissionner et se retrouver sans rien ? C’est cela que la direction attend ? », poursuit le syndicaliste.
L’intersyndicale (FO, CGT, CFDT) compte bien par ailleurs ne rien céder sur les revendications salariales (100 E net mensuels d’augmentation).
Le blocage de l’usine est reconduit « au moins jusqu’à dimanche », assure-t-on devant les barricades. La direction d’AstraZeneca Dunkerque demeure toujours injoignable.
La Voix du Nord, 22 mai 2008
Voir l’article du 20 mai
Luttes à La Réunion
La grève continue à Stor Solutions
La grève d’une partie des employés du groupe Stor Solutions se poursuit aujourd’hui. Débuté mardi, ce débrayage touche le service hotline, le service après-vente et le service de mise sous plis. Ces trois départements étaient paralysés hier par le mouvement d’humeur des salariés. Ces derniers réclament une revalorisation de salaire de 120 euros bruts mensuels ainsi que l’application totale de la convention collective. Du côté de la direction, on estime avoir fait des propositions concrètes lors des 5 réunions portant sur les négociations annuelles obligatoires. Hier, les deux parties avaient prévu une rencontre afin de trouver une issue au conflit. Une rencontre qui n’a finalement pas eu lieu pour des motifs inconnus. “Nous avions prévu une réunion avec la direction à 12h15 mais elle n’a pu se faire. Une deuxième rencontre était donc prévue à 17h30, mais là aussi, elle n’a pas eu lieu. Il s’agit sans doute d’un malentendu,” constatait hier David Bègue, délégué syndical à FO. Une nouvelle réunion est prévue aujourd’hui à 13 heures
Saint-André : Les facteurs en grève
Perturbation dans la distribution de courriers, hier, à Saint-André. Et peut-être même aujourd’hui, car la grève des facteurs, commencée hier matin, va se poursuivre. À l’appel de la CGTR-PTT, 90% des facteurs (70% selon la direction) se sont mis en grève illimitée. À travers cette action, les facteurs veulent ainsi manifester contre “la remise en cause unilatérale des accords RTT, le dialogue social tronqué, le non-paiement des heures supplémentaires et les mauvaises conditions de travail”. Selon Dominique Meunier, co-responsable de la section CGTR-PTT à la Poste de Saint-André, des négociations devraient avoir lieu aujourd’hui avec le chef d’établissement. Cela étant, il tient à préciser que cette grève est surtout orientée contre la direction départementale et non contre le responsable du bureau de Saint-André, qui vient de prendre ses fonctions.
Chine : Des conditions sociales « déplorables »
Han Dongfang, 45 ans, a fait deux ans de prison pour avoir créé un syndicat indépendant. Il anime depuis Hong Kong l’Association de défense des droits des travailleurs. Toujours pas de liberté syndicale, ni de droit de grève, constate le militant chinois Han Dongfang, reçu par Force ouvrière à Nantes.
Quelles sont les conditions de travail des ouvriers chinois ?
La plupart travaillent dix heures par jour, six jours par semaine. Quand le carnet de commandes est plein, ça peut être plus, dans des conditions qui sont alors déplorables : 14 heures par jour, notamment avant Noël, dans les usines qui fabriquent les jouets. Les salaires varient selon la région. Dans les zones développées du Sud, un ouvrier peut toucher 100 € environ par mois. À l’intérieur du pays, c’est plutôt autour de 50 à 60 €. 200 millions de migrants, venus des campagnes, travaillent dans les villes. Ils se retrouvent souvent seuls, hébergés dans leur usine, loin de leur famille. Le travail des enfants se développe.
Les salaires ont tendance à augmenter ?
Oui. Mais l’inflation évolue globalement plus vite que les salaires. Le prix du porc a quasiment doublé depuis un an. D’autres denrées sont aussi plus chères : le riz, les légumes, l’huile…
Les grèves se multiplient. Pourquoi ?
Elles sont très nombreuses. Pour obtenir des hausses de salaires, de meilleures conditions de travail… Mais le droit de grève n’existe pas. Auparavant, la répression était dure, des grévistes étaient arrêtés. Depuis 4-5 ans, la répression est moins dure. Le gouvernement chinois a promulgué récemment une nouvelle loi très protectrice pour les travailleurs, mais qui n’est pas respectée, faute de syndicat indépendant. Il y a bien un syndicat officiel, mais qui ne défend pas vraiment les droits des salariés.
Première occupation par des sans-papiers d’un lieu de travail dans les Yvelines
Depuis aujourd’hui, mardi 20 mai, première lutte d’importance dans les Yvelines : trente travailleurs sans papiers de Véolia, syndiqués à la CGT, ont entamé une grève avec occupation sur leur lieu de travail, avec le soutien actif de leur organisation syndicale.
Ils occupent le site de l’usine Véolia Environnement, route de Triel, à la sortie de Carrières sous Poissy (environ 2 km après le pont de Poissy, sur la droite à côté de l’usine de traitement des eaux).
Tous ceux et celles qui veulent les soutenir sont invités à se rendre sur le site, si possible avec du matériel (couvertures, …)
Pour tout renseignement, s’adresser à :
Roger Combarel (SDEN CGT)
06 75 36 49 58
Communiqué RESF de soutien aux travailleurs sans papiers en grève
Le RESF soutient les travailleurs sans papiers en grève
Depuis mardi 15 avril, près de trois cents travailleurs sans papiers, syndiqués à la CGT, ont entamé une grève sur leur lieu de travail, avec le soutien actif de leur organisation syndicale. Cette action témoigne une fois encore de ce que la quasi totalité des sans papiers travaillent, quelles que soient les causes de leur arrivée, et concourent au dynamisme de l’économie tout en restant exclus des mécanismes de protection sociale.
Les grévistes dénoncent les conditions de travail souvent inhumaines et l’extrême précarité auxquelles les condamne leur absence de papiers. Comment expliquer à nos élèves et/ou à nos enfants que dans un pays riche, des hommes et des femmes soient en soient réduits à choisir entre un quasi-esclavage et l’insupportable humiliation d’une expulsion.
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

