Capitulation de l’UAW devant American Axle
Le vendredi 16 mai, le syndicat américain des travailleurs de l’automobile (UAW) et American Axle ont annoncé en être arrivés à une entente de principe pour mettre un terme à la grève qui dure depuis maintenant onze semaines. La déclaration suivante a été distribuée aux travailleurs d’American Axle qui ont assisté le dimanche 18 mai aux rencontres d’information organisées par l’UAW.
Les travailleurs d’American Axle doivent rejeter cette entente, qui n’est rien de moins qu’une capitulation, négociée par le syndicat des Travailleurs unis de l’automobile (UAW) et lutter pour mobiliser les travailleurs de l’automobile et la classe ouvrière en entier contre les attaques patronales sur les salaires et les emplois.
Selon l’entente de principe finalisée vendredi, les salaires passeront de 28 dollars l’heure à 18,50 dollars, et à 14,55 dollars l’heure pour les travailleurs qui ne participent pas directement à la fabrication. Les ouvriers à l’usine de Three Rivers au Michigan recevront encore moins selon les conditions d’une entente séparée qui met un terme au contrat national.
Ces salaires de misère seront la nouvelle référence pour les trois grands constructeurs automobiles et les autres entreprises qui comptent bien faire payer les travailleurs de l’automobile pour le ralentissement économique et la chute des ventes de voitures.
L’UAW a aussi accepté la fermeture des forges de Détroit et de Tonawanda dans l’Etat de New York, et a laissé le champ libre à d’autres fermetures d’usines et mises à pied.
Cette trahison vient confirmer ce qu’affirment le World Socialist Web Site et le Parti de l’égalité socialiste depuis le tout début de cette lutte : les travailleurs font face à deux ennemis. D’un côté se trouve le directeur général multimillionnaire de la compagnie, Richard Dauch, qui a l’appui de General Motors et de Wall Street, et de l’autre, il y a l’UAW.
Dès le début de la lutte, les principales préoccupations du président Ron Gettelfinger et de la bureaucratie de l’UAW ne concernaient pas les emplois et les conditions de vie des membres de l’UAW. Deux éléments majeurs motivaient plutôt leurs actions : comment venir à bout de l’opposition des travailleurs ordinaires face aux baisses de salaire, et ce qu’allait obtenir la bureaucratie de l’UAW en échange pour d’importantes concessions.
Grève du nettoyage depuis cinq jours au Centre Georges Pompidou
Plusieurs dizaines de salariés de sociétés de nettoyage qui assurent l’entretien du Centre Georges Pompidou à Paris ont entamé vendredi leur cinquième jour de grève pour de meilleures conditions de travail, alors que l’aspect du Centre est de plus en plus dégradé, selon les syndicats et le Centre.
Une quarantaine de salariés de quatre sociétés de nettoyage occupent par rotation le rez-de-chaussée du centre, dont le nettoyage n’est plus assuré depuis cinq jours et dont l’aspect est de plus en plus sale et dégradé, selon ces sources.
Les salariés qui, pour la plupart, travaillent depuis longtemps dans l’établissement, réclament une “charte sociale” leur garantissant le retour à un certain nombre de droits – droits syndicaux sur le site, organisation du travail, primes, etc – acquis en 1989.
Ces droits leur ont été supprimés au cours des dernières années, au fur et à mesure des rachats d’entreprises assurant le nettoyage du Centre, indique la CGT contactée par l’AFP.
Goodyear Amiens : Appel à la grève face au chantage patronal
Les syndicats CGT, Sud, CFDT et FO de chez Goodyear à Amiens ont appelé vendredi les salariés à la mobilisation et à une grève de 48 heures, du 30 mai au 1er juin, contre une nouvelle consultation des salariés sur la réorganisation du travail, a-t-on appris auprès des syndicats.
“Soyons le plus nombreux possible à demander et revendiquer un avenir social; (…) oui aux investissements, non à une nouvelle consultation bidon, oui au maintien de nos emplois, non au PSE, non aux 4X8“, ont déclaré les quatre syndicats dans un communiqué.
Une nouvelle consultation des salariés de Goodyear, acceptée par la direction du site, doit être organisée avant le 31 mai par les syndicats CFTC et CFE-CGC sur la réorganisation du travail en 4X8 alors qu’un plan social prévoit 442 licenciements en l’absence d’accord sur cette réorganisation.
La direction du fabricant américain de pneumatiques a présenté le 13 mai un plan de réduction de la production à l’usine Goodyear d’Amiens, qui entraînera à partir de septembre la suppression de 402 emplois sur environ 1.400.
Ce plan fait suite au refus des syndicats du site de signer un accord sur les “4×8″. Celui-ci prévoit une organisation en quatre équipes au lieu de cinq actuellement qui auraient alterné sur la base de cinq jours de travail et deux jours de repos.
La signature de l’accord sur les 4X8 conditionnait la mise en oeuvre d’un plan d’investissement de 52 millions d’euros entre 2008 et 2011 sur les deux sites, qui aurait également entraîné la suppression de 500 emplois sur trois ans sans licenciement.
Forte mobilisation le 22 mai
Les syndicats estiment avoir réussi leur pari jeudi avec des centaines de milliers de manifestants mobilisés dans toute la France autour de “la défense” des retraites et jugent que le gouvernement doit désormais revoir son plan entérinant l’allongement de la durée de cotisation.
Les défilés ont rassemblé entre 296.000 personnes, selon la police et plus de 700.000, selon la CGT, qui s’est félicité d’un “incontestable succès“, avec “une participation majoritaire des salariés du privé“.
En 2003, les premières manifestations unitaires contre la réforme des retraites, dont le gouvernement mène actuellement la deuxième étape, avaient réuni entre 250.000 et 500.000 personnes. Le mouvement s’était ensuite amplifié, réunissant à son sommet 1 à 2 millions de manifestants.
CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et l’Unsa ont tenu jeudi à afficher leur unité pour “la défense de la retraite solidaire” et contre un projet gouvernemental jugé peu ambitieux et ne pesant à leurs yeux que sur les salariés, qui devront cotiser 41 ans d’ici 2012 pour une retraite à taux plein. (…) Le cortège parisien a rassemblé de 28.000 personnes (police) à 70.000 (CGT). A Bordeaux, ils étaient de 8.000 à 25.000, à Toulouse entre 14.000 et 25.000, à Lyon de 8.500 à 12.000 et à Marseille entre 8.200 à 60.000, dont de nombreux agents portuaires et dockers. (…)
Les confédérations, qui n’avaient pas appelé formellement à la grève même si des préavis ont été déposés pour “couvrir” les manifestants, ont insisté pour que leur succès soit mesuré au nombre de manifestants et non de grévistes.
Mais à la SNCF, la direction a donné un taux non négligeable de 24,9% de grévistes. La direction de La Poste en a enregistré 11,33%, celle de France Télécom 19,5%, celle du groupe EDF 20,8% et celle de GDF 16,2%.
Sénégal : La grève générale paralyse 95% de l’activité à Mbour
La grève générale d’hier a été largement suivie dans le département de Mbour. Une paralysie de l’ensemble des secteurs d’activités à 95 % : tel est le bilan fait par Mamadou Diouf, le secrétaire général national adjoint de la Cnts et secrétaire général du syndicat de l’hôtellerie ,des restaurants ,cafés et bars du Sénégal .
Interrogé en fin de matinée sur les échos de la grève générale à l’intérieur du pays, Mamadou Diouf ,le secrétaire général adjoint de la Cnts a révélé que le mouvement a été totalement suivi à Saint-Louis , dans le Sénégal oriental ,à Diourbel, à Fatick et à Thiès. Dans la commune de Mbour ,l’école ,les transports ,la globalité des hôtels ,le service des impôts et domaines ,la mairie de Mbour sont en grande partie les lieux les plus affectés par la grève générale . La mairie de la commune de Mbour qui d’habitude connaît une animation particulière par des demandeurs de services administratifs divers est grippée par le mot d’ordre général.
Au niveau de la station balnéaire de Saly-Portudal , il faut relever le chaos total en dehors d’un service minimum librement décrété par les syndicats. Les endroits de grande affluence comme le centre commercial de Saly ont désempli faute d’attractions et de prestataires de services ni de commerçants .
Les grèves de salariés sans-papiers s’étendent sur le Val d’Oise
Après l’occupation de Sofrabrick à Gonesse par une soixantaine de salariés sans-papiers, c’est au tour de l’entreprise Jardinage Pinçon paysage basée à Andilly de subir une grève illimitée. Cinq des ses salariés sont en situation irrégulière et réclament une régularisation.
La CGT et Droits Devant !! qui soutiennent ce mouvement de sans-papiers appellent cela la « deuxième vague ». Depuis le 21 mai, 400 nouveaux salariés en situation irrégulière se sont mis en grève. Les cinq employés de Jardinage Pinçon paysage en font partie et ont décidé d’occuper l’entreprise jour et nuit. Cette société s’occupe d’espaces verts pour des collectivités locales notamment et pourtant elle compte dans ses effectifs des sans-papiers. L’employeur s’est dédouané de la responsabilité dans Le Parisien du 21 mai indiquant que ses jardiniers ont été embauché par l’intermédiaire d’une boîte d’intérim.
Pour Sofrabrick, l’occupation de l’usine pourrait s’arrêter ce vendredi. A 16 heures, le tribunal de Pontoise rendra son délibéré suite au référé pour lever le piquet de grève demandé par la direction.
VO News, 22 mai 2008
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

