Cdiscount n’échappe pas à la grève !
Les salariés de “cdiscount” sont en colères et le font savoir !
Les salariés de “CDiscount”, société de vente via le net, ont eux aussi la colère qui monte ! Depuis le treize mai une centaine de ses employés (soit un tiers pratiquement!) se sont mis en grève pour obtenir de la direction de meilleures conditions de travail.
Les droits des travailleurs au sein de l’entreprise sont déplorables comme le rapporte la déléguée syndicale (Claudine Beyssières) employée depuis cinq ans: ” Nous travaillons 39 heures par semaine pour un SMIC et sans mutuelle, ni treizième mois et encore moins de prime d’ancienneté !” Au delà de ça, les conditions d’accueil et de fonctionnement même du travail, sont des plus restreintes ! Il est arrivé que les salariés travaillent sans chauffage avec des temps de pause réduites sans même pouvoir accéder à une boisson chaude ! Las de toutes les promesses de la direction, les employés étaient donc en grève jusqu’à maintenant ! La direction en réponse à ce mouvement de protestation a été rapide: Elle assigne treize des grévistes en justice (dont quatre responsables syndicaux) en leur reprochant de bloquer l’accès à l’entreprise lorsqu’ils distribuent des tracts ou font signés des pétitions.
Le travail a repris hier mais les négociations risquent d’être longues et douloureuses pour les syndicats.
Influmédias, 24 mai 2008
Manifestation à Johannesburg contre les violences xénophobes
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi dans le quartier des affaires de Johannesburg pour réclamer l’arrêt des violences xénophobes qui ont fait une cinquantaine de morts et déplacé des milliers de clandestins originaires des pays voisins d’Afrique australe dans les townships d’Afrique du Sud.
Les manifestants, brandissant des pancartes affirmant “La xénophobie nuit, comme l’apartheid” et “Nous nous élevons contre la xénophobie“, ont paralysé la circulation automobile dans le centre de la capitale financière.
Dans le quartier d’Hillbrow ou vivent de nombreux immigrés africains, la population a applaudi le défilé organisé par les syndicats.
Les cités noires de la périphérie de Johannesburg sont calmes, d’après la police qui signale que des magasins ont été pillés et incendiés tard vendredi soir à la périphérie du Cap.
Le gouvernement du président Thabo Mbeki est critiqué par la lenteur de sa réaction à ces violences, les plus graves depuis celles qui ont mis fin à l’apartheid il y a quatorze ans, ainsi que pour ne pas avoir suffisamment combattu la pauvreté, terreau de ces violences xénophobes.
L’Express, 24 mai 2008
Naples : Les mafias en tout genre pourrissent la vie d’une région
Mercredi 21 mai, Berlusconi devait tenir son premier Conseil des ministres à Naples, d’une façon symbolique paraît-il. En effet, cinq mille tonnes de déchets s’entassent dans les rues de la ville ; les reportages montrent des images apocalyptiques d’habitants zigzaguant, un mouchoir plaqué sur le nez, entre les monceaux de sacs poubelles et des pompiers tentant d’éteindre des foyers d’incendie dans divers coins de la ville.
Durant la campagne électorale, Berlusconi a promis qu’il s’attaquerait au problème, accusant le centre-gauche gouvernemental et la gauche qui dirige encore la région Campanie de n’avoir rien fait pour le résoudre. C’est certainement vrai, mais ce n’est pas la tenue d’un Conseil dans la ville qui le fera. et on peut douter que le nouveau gouvernement soit plus efficace en la matière que le précédent.
Le problème des ordures se pose à Naples depuis des années : la première alerte importante a eu lieu en février 1994. Aucun gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, pas plus Berlusconi que les autres, n’a prévu un traitement rationnel des ordures, et les décharges à ciel ouvert ont continué à s’engorger jusqu’à ce qu’on ne puisse plus rien faire d’autre que les fermer.
À l’incurie gouvernementale et régionale, au mépris du pouvoir central pour une région « sous-développée », se sont ajoutées toutes les combines entre les entreprises censées traiter les déchets et la mafia locale : la Camorra. Ainsi la société Impregilo, qui à la fin de 1998 avait obtenu le marché du retraitement des ordures pour en faire du carburant, n’avait absolument pas la technologie nécessaire et n’a fait que se partager le travail avec la Camorra, qui contrôle 90 % de cette activité. En fait de « traitement » des déchets, il s’est agi tout simplement d’enfouir des ordures de toutes sortes et, entre autres, des produits très toxiques, venus d’autres régions d’Italie et même d’autres pays d’Europe ; l’absence totale de normes d’hygiène et de respect pour la population permettait d’offrir aux industriels des tarifs défiant toute concurrence.
Protestation salariale aux Galeries Lafayette
Les employés, agents de maîtrise (AGM) et cadres des Galeries Lafayette de Bayonne et Nouvelles Galeries de Biarritz sont appelés, comme tous leurs collègues français, à cesser le travail en ce jour d’affluence de veille de fête des mères. De 14h00 à 16h00, postés aux entrées des magasins, ils distribueront des tracts faisant part de leurs revendications. Les CFTC, CFDT et CGT (représentants des deux magasins en Pays Basque) estiment que la Direction Générale n’a pas pris en compte les requêtes des organisations syndicales lors des négociations salariales annuelles au siège à Paris le 15 mai dernier.
Propositions insuffisantes
La Direction a annoncé, selon les syndicats, “66,5 millions d’euros de bénéfice pour 2007, avec une augmentation des résultats de 73% pour la province“. Pourtant, elle n’a proposé aucune augmentation directe pour les AGM et cadres, mais une enveloppe globale remise aux directeurs de magasins. Certains d’entre eux n’ayant pas redistribué le contenu sous forme d’augmentations, plusieurs AGM et cadres ont affirmé ne rien avoir perçu. Quant aux salariés, on leur a offert une augmentation générale de 2,8 % applicable au 1er juillet 2008.
Cette proposition jugée inférieure au taux de l’inflation et à l’augmentation du smic a été refusée par le personnel. Il faut savoir que la rémunération d’un employé des Galeries Lafayette est de 1309 euros brut au 1er mai 2008. De plus les syndicats dénoncent l’application au 1er septembre de l’intégration de la prime d’ancienneté dans le salaire de base.
Trois jours de mobilisation
Selon les syndicats, des pressions de la part de la Direction Générale auraient été exercées : jeudi, à la demande de Paris, les directions locales ont réuni leurs responsables de vente afin de leur rappeler l’importance et l’enjeu d’une journée de veille de fête des mères.
Sénégal : Grève suivie à 100% dans l’industrie chimique
Les travailleurs des industries chimiques du Sénégal ont observé à 100% le mot d’ordre de grève de 24 h décrété sur l’ensemble du territoire national par l’Intersyndicale regroupant quatre syndicats.
Pour le secrétaire général des travailleurs de l’usine de Darou Khoudoss, tous les secteurs ont suivi. Avec comme conséquence : la paralysie totale du travail. Si l’on en croit le responsable syndical, Mamadou Mbodji, cet arrêt du travail a des conséquences graves sur l’économie sénégalaise. «C’est un manque à gagner estimé en milliards, un montant indexé au prix d’un bateau d’acide ». La réussite du mouvement a été même confirmée par l’Inspection régionale du travail. Pour les mineurs, cet arrêt de travail est à la fois une marque de solidarité syndicale, en même temps la résultante de la grosse désillusion née de la recapitalisation de leur outil de travail.
Ces derniers pensent que les 45 milliards destinés à la recapitalisation sont jusqu’ici virtuels. Rien n’a changé, rien n’a bougé, les travailleurs encore gagnés par l’incertitude déplorent toutes les promesses qu’ils ont entendues et qui avaient fini de ressusciter l’espoir chez eux. Cette grève disent-ils, trouve toute son opportunité aux ICS «Elle a trouvé sur place maintes revendications non satisfaites. Revendications qui ont pour noms : la non augmentation des salaires, la non réduction des impôts, la flambée du coût de la vie et diverses primes non payées ayant entraîné la crise sociale qui prévaut depuis 2005 ».
Caen : Septième jour de grève aux impôts
Septième jour de conflit hier vendredi rue de la Délivrande. Les grévistesont reçu la déléguée Grand-Ouest de la direction des Finances publiques.
Nouvelle assemblée générale lundi matin aux Impôts, rue de la Délivrande. Les agents décideront alors s’ils reprennent ou non le travail. Hier vendredi, pour leur 7e jour de grève (non payés), ils ont reçu la visite de Nadine Chauvière, la déléguée Grand-Ouest de la direction générale des Finances publiques. Basée à Rennes, elle est la représentante directe du siège de l’administration à Paris.
« Qu’elle se déplace, cela montre qu’on est pris au sérieux. La direction craint une contagion au niveau national », résume Christophe Cusset, secrétaire départemental du Snui (Solidaires). En France, 47 sites suivent le mouvement. Dix-sept étant fermés au public, à l’instar de Caen. Selon la direction, il comptait 20 % de grévistes ; pour les syndicats, ils étaient 70 sur 220 salariés. Sachant qu’ils relaient et « tournent » de jour en jour.
Vers 14 h, les délégués du personnel ont donné compte-rendu aux grévistes de leur rencontre avec la déléguée. Sans grand enthousiasme sur le résultat. Premier point, le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Il sera soumis à l’Assemblée nationale le 10 juin. « Elle confirme que nous ne serions pas concernés, commence Christophe Cusset. Mais les paroles, c’est bien beau. On ne fait pas confiance. On demande que le ministre s’engage par écrit. Ensuite on verra. »
Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n’ont pas permis la mise à jour du site pendant presque un mois.

